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Site personnel de F. Delpla, Historien 1939-45 / François Delpla

En réponse à -14 -13 -12 -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1Certes le ridicule ne tue pas... prudence tout de même ! de françois delpla

C'est assez embrouillé de Nicolas Bernard le dimanche 23 septembre 2007 à 12h40

L'affaire est pourtant simple.

Le général Halder note dans son Journal à la date du 2 juin 1940 que Hitler compte en finir avec les Bolcheviks après la paix conclue avec l'Angleterre. Ce propos est confirmé quelques années plus tard par le général Von Sodenstern. L'aide de camp de Hitler, Von Below, confirme la teneur de tels propos, mais les situe - quarante ans plus tard - au début du mois de juillet. Que demander de plus ?

Dans le même temps - et François Delpla n'a jamais répondu à ce petit détail, pourtant constamment répété - Halder planche sur un projet de guerre à l'Est depuis le mois de mai 1940. Comme l'idée que Halder ait pu agir de sa propre initiative et de manière isolée est manifestement absurde dans un système tel que le IIIe Reich, il faut bien admettre qu'à défaut d'avoir exécuté un ordre, il a suivi des suggestions, soit qu'elles aient émané du Führer en personne, soit que ce dernier ait utilisé une autre courroie de transmission - en l'occurrence, si mes souvenirs sont bons (je n'ai plus le bouquin de Lemay sous la main), un haut-fonctionnaire du Ministère des Affaires Etrangères proche de Halder.

Ces éléments - et je passe sur le contenu de Mein Kampf, qui dément catégoriquement votre thèse (mais vous ne paraissez retenir de cet ouvrage que ce qui vous arrange) - ces éléments donc, réduisent à néant votre thèse d'un Hitler prêt à signer la paix avec la Grande-Bretagne sans pour autant s'attaquer à l'U.R.S.S., du moins jusqu'à ce qu'il réalise que Churchill résistera à... à quoi, au fond, puisque Hitler promet une paix globale ? Ah, oui, le kidnapping pacifique de la seule et unique Ukraine (sans les Etats baltes, sans la Biélorussie, et sans le Caucase) à un Staline qui la cèdera sans se battre avec un "lâche soulagement", en attendant une ère de paix totale.

La citation de Halder dément également l'assertion de François Delpla selon laquelle ce général ne fait aucune mention de ce type avant l'attaque anglaise sur Mers el Kébir.

François Delpla "note en passant qu'ils ont pu se recopier l'un l'autre; hypothèse exclue par Nicolas, en vertu du rideau métallique qui séparait les auteurs, et qui vient en renfort de son argumentation : pensez donc, un consensus qui transcende la guerre froide !" Que deux historiens des deux bords du Rideau de Fer soient en accord l'un et l'autre ne suscite pas d'autre réaction de sa part. Peu importe après tout, car le problème n'est pas là. L'historien soviétique, Nekritch, mentionne expressément en guise de source la traduction russe du Journal de Halder, date : 2 juin 1940. Comme il est absurde que Nekritch ait inventé la citation, il faut admettre qu'il dit vrai.

Il convient de rappeler également que les éditions occidentales du journal de Halder ont rencontré des difficultés de retranscription, effectuée sur plusieurs années. Ce n'est qu'en 1962 que sera finalement publiée une version allemande complète, et en 1988 que viendra la version traduite en anglais. Peut-être certaines citations ont-elles échappé aux Allemands de l'Ouest, et non pas aux Soviétiques. La chose est possible, car comment expliquer en ce cas la référence - précise - incluse dans le livre de Nekritch ?

Bref, le message de François Delpla cherche simplement à semer le doute dans l'esprit du lecteur. Ce que je constate, c'est qu'en tout état de cause, le fait que Hitler affirme ses prétentions à l'Est pendant la campagne de France ne peut en aucun cas être accepté par François Delpla, soit que le propos voie son authenticité remise en cause, soit que les historiens le reprenant se soient recopiés les uns les autres, soit qu'en définitive, à supposer le propos authentique, Hitler ait voulu faire diversion à l'égard de ses généraux (!).

En d'autres termes : les déclarations hitlériennes de 1940 sont considérées par François Delpla comme irrecevables, et ce quoi qu'il arrive, quels qu'en soient les motifs. Cette manière d'agir, plutôt cavalière à l'égard des faits, ne me paraît guère conforme à la méthodologie historienne.

*** / ***

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1 deux ou trois choses que je sais de Halder de françois delpla 23 sept. 2007 20h23

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