Une erreur précise - Site personnel de F. Delpla, Historien 1939-45 - forum "Livres de guerre"
Pour profiter de
tous les avantages
de ces pages, vous
devez accepter
les cookies


www.delpla.org, le site de l'historien Franois Delpla
 
 
 
 Le débat sur ce livre
 
 L'accueil
 Le menu
 Le forum
 Les livres
 Ajouter un livre, ...
 Rechercher
 Où trouver les livres ?
 Le Glossaire
 Les points
 Les pages LdG
 L'équipe
 Les objectifs
 La charte
 Droit de réponse
 L'aide
 
 
 

 


La description du livre

Site personnel de F. Delpla, Historien 1939-45 / François Delpla

En réponse à -2
-1Fariboles ! de françois delpla

Une erreur précise de françois delpla le mercredi 19 septembre 2007 à 06h13



*** D'après François, les journaux des généraux Jodl et Halder ne faisaient nullement mention d'hostilités avec l'U.R.S.S. avant le 3 juillet 1940 ? Outre que cette "preuve" n'en était pas une, il se trouve que j'ai cherché à vérifier son affirmation.

Et voici ce que j'ai trouvé dans le Journal du général Halder, à la date du 2 juin 1940 : Hitler a affirmé ce jour-là que "maintenant que l'Angleterre est prête à signer la paix, il va régler leur compte aux bolcheviks" (cité dans Alexandre Nekritch, L'Armée rouge assassinée, Grasset, 1968, p. 39, et dans Karl Klee, Das Unternehmen "Seelöwe", Musterschmidt, 1958, p. 189).

Bref, Hitler a bel et bien déclaré à ses généraux qu'il comptait liquider l'U.R.S.S. sitôt la paix signée avec la Grande-Bretagne. Et il l'affirme bien avant Mers el Kébir. Un mois avant, pour être exact. ***


"D'après François, les journaux des généraux Jodl et Halder ne faisaient nullement mention d'hostilités avec l'U.R.S.S. avant le 3 juillet 1940"

Je n'ai jamais dit cela mais peut-être un lecteur de bonne foi pouvait-il le croire sincèrement. Quand je raisonne sur Mers el-Kébir, c'est dans le cadre de la situation créée fin juin par l'armistice français. Le texte de Jodl signifie qu'il n'y a pour l'instant, côté soviétique, rien de changé : on continue d'enrôler Staline dans une chaîne pour rendre la monnaie de sa pièce à l'Angleterre enjuivée qui avait prétendu encercler l'Allemagne. On lui a retiré son allié français, ce n'est pas le moment de lui rendre le russe.

A Mers el-Kébir c'est Hitler qui sent le vent du boulet et à juste titre : ce diable juif de Churchill a réussi à entraîner ses compatriotes dans un acte barbare contre les lâcheurs français, et à se faire applaudir des Américains. Hitler prend quelques jours pour vérifier que Churchill tient vraiment la barre et qu'il n'y a pas de voix dicordante, et dès lors il réagit, lui le fourbe, quasiment au premier degré en expliquant à Halder et à ses collègues qu'un comportement aussi fou ne peut s'expliquer que par l'espoir d'ajouter l'URSS au front anti-allemand et que, dès lors, la route de Londres passe par Moscou.

Ce changement radical de fusil d'épaule en quelques jours est effectivement, je le maintiens, un bel observatoire, permettant d'estimer qu'après l'échec et mat que serait une paix sur le front de l'ouest en juillet 1940 Hitler aurait mis la pédale douce vers l'est, sans pour autant renoncer à un iota du programme de Mein Kampf, mais en le diluant dans le temps... dont il a toujours su se faire un allié, et c'est ce qui le distingue le plus de ses adversaires.

*** / ***

lue 2785 fois et validée par LDG
 
décrypter

 



Pour contacter les modérateurs : cliquez !

 bidouillé par Jacques Ghémard le 1 1 1970  Hébergé par PHP-Net PHP-Net  Temps entre début et fin du script : 0.01 s  5 requêtes