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Edition du 07 décembre 2009 à 15h50

Vichy dans la "Solution finale" / Laurent Joly

En réponse à
-1J'explique... de Boisbouvier

Shadoks strike back de Nicolas Bernard le lundi 07 décembre 2009 à 15h46

A toutes fins utiles, je précise que le message de l'anonyme se veut une réponse à cet article.

Il écrit donc :

> Une même action peut être un prétexte pour justifier une
> action vis à vis de l'occupant et un mandat

Comme on dit : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement...

Pour rappel : le motif, le fondement d'une politique (en l'occurrence, le mystérieux "mandat") ne sauraient en être simultanément le prétexte, qui est le motif allégué pour dissimuler le motif véritable de ladite politique.




> qu'on a reçu
> de la représentation nationale un certain 10 juillet 1940.

Faux, et vous le savez très bien.

Le 2 décembre 2009, vous avez écrit, pour justifier la livraison aux Allemands des Juifs étrangers (et sans mentionner les Juifs français également livrés), que "Vichy avait reçu mandat de protéger en priorité ses nationaux".

Le 3 décembre 2009, je vous ai demandé : "Par ailleurs, de quel mandat de préférence nationale parlez-vous ? Et de qui émanait-il ? Je vous ai déjà posé la question. Vous n'y avez jamais répondu."

Le 4 décembre 2009, vous avez répondu, enfin : "Mais je vais me faire un plaisir de vous répondre. La préférence nationale n'est pas une invention de Le Pen. Elle est si forte et si universelle qu'elle est le plus souvent implicite. L'identité nationale, que voulez-vous ? ça se sent plus que ça ne se dit. Faut-il des minarets dans le ciel de Paris ? A mon avis, non. Une nation est une personne (morale, certes mais quand même) et une personne c'est l'unité de base sur quoi tout se fonde, d'où tout part, à quoi tout revient et autour de quoi tout circule."

Et vous ajoutiez : "Quant au mandat, tenez vous pour rien ce qui s'est passé le 10 juillet 40 ?"

En réponse, j'avais rappelé que, le 10 juillet 1940, les deux chambres du Parlement réunies en Assemblée nationale ont donné "tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l'autorité et la signature du maréchal Pétain, à l'effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l'État français. Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie. Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les Assemblées qu'elle aura créées."

Et je vous avais posé cette question : "A quelle date la nation, 'l'unité de base sur quoi tout se fonde, d'où tout part, à quoi tout revient et autour de quoi tout circule', a-t-elle ratifié la Constitution que devait rédiger le Maréchal Pétain, date qui, du même coup, devait être celle de son entrée en vigueur ?"

Ce qui vous avait amené à ressortir un vieux bobard vichyste, déjà pulvérisé par Francis Deleu, sachant en outre que les premiers actes constitutionnels de l'Etat français dataient de juillet 1940.

Dans ma réponse, j'ai rappelé que "Pétain n'avait mandat que de rédiger et promulguer une nouvelle Constitution, à charge pour lui de faire ratifier ladite Constitution. Ainsi était déterminé le mandat en cause. Vous admettez vous-même qu'il n'y a jamais eu ratification d'aucun des actes constitutionnels de l'Etat français, (en ressortant certes un vieux bobard historique). Bref, la totalité desdits actes constitutionnels relève du néant juridique."

Donc, pas de mandat, de quelque nature que ce soit.

Vous le saviez, donc, et n'en avez pas moins répété la même inexactitude grossière déjà réfutée. Comme si de rien n'était.




> Vis à vis de l'occupant, Vichy n'avait aucun mandat en ce
> qui concernait les non-nationaux et ne pouvait donc se
> justifier de les défendre. Un pays occupé ne défend
> personne.

Sauf qu'en l'occurrence, vous admettez que Vichy n'a pas cherché à défendre ces "non-nationaux" (terme il est vrai plus pudique que votre précédente expression d'"apatrides immigrés").

*** / ***

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