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Vichy dans la "Solution finale" / Laurent Joly

En réponse à -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1Votre partialité vous juge de Boisbouvier

"La négociation hyperimportante du 2 juillet 42" de Nicolas Bernard le mardi 08 décembre 2009 à 13h22

> Vos propos sont très tendancieux et empreints d'une
> constante partialité.

Qu'on en juge.




> Ils ne tiennent aucun compte de la négociation
> hyperimportante du 2 juillet 42, au 72 avenue Foch entre
> Bousquet, d'une part et Oberg et Knochen, de l'autre.
> Cette négociation témoigne du souci de Vichy de protéger
> sa population, juive en particulier, AVANT, et non après,
> les premières rafles et les protestations qu'elles
> engendrèrent.

"Protéger sa population, juive en particulier" ? Vous ne faites plus la distinction entre Juifs français et Juifs étrangers ?

Donc, à vous suivre, Vichy cherche, au cours de ces fameuses négociations, à protéger tous les Juifs de France. Voyons donc ce qu'il en est.

Pour rappel, Eichmann, qui supervise la "Solution finale", prévoit le 11 juin 1942 de déporter 100.000 Juifs de France. Mais son représentant sur place, Dannecker, déplore le manque de trains, et, du fait de ces difficultés logistiques, ce chiffre est réduit à 40.000 Juifs de France, sur trois mois : 22.000 pour la région parisienne, 6.000 pour le reste de la zone occupée et 10.000 pour la zone "libre", sachant que 9.000 d'entre eux sont de nationalité française vivant en zone occupée. Pour le moment, les nazis modèrent leurs exigences, car n'envisageant de déporter "que" les Juifs compris dans une limite d'âge de 18 à 60 ans.

40.000 Juifs adultes, donc, et sur deux zones. La coopération de Vichy est indispensable, d'une part pour des raisons logistiques (la police française constituant un outil potentiellement efficace), d'autre part parce que l'occupant n'a aucun droit de regard sur la population de zone "libre", même au prétexte d'effectuer des opérations de sécurité de ses troupes (le seul fondement juridique à la réquisition de la police française, et donc très limité).

Vichy a accepté le principe d'une collaboration policière, mais veut partager les tâches : les rafles devront être effectuées par les Allemands en zone occupée, et par Vichy en zone "libre", outre que devront être majoritairement déportés les Juifs étrangers. Ces deux considérations (laisser aux Allemands le sale boulot en zone occupée, et leur livrer des Juifs étrangers) résultent d'une prise en compte, par Vichy, de l'opinion publique française, réputée à tort ou à raison plus hostile aux Juifs étrangers.

Le fait, pour les Allemands, d'avoir à procéder eux-mêmes aux rafles en zone occupée, leur déplaît, car ils manquent de moyens. Aussi les négociations traînent-elles, jusqu'à ce que, le 2 juillet 1942, Vichy, par la voix de Bousquet, se range à l'avis des S.S. : la police française arrêtera en conséquence les Juifs des deux zones. En échange, les Juifs français seront provisoirement épargnés. Selon une note du conseil des ministres de Vichy du 3 juillet 1942, "le Maréchal estime que cette distinction est juste et sera comprise par l'opinion".

Le marchandage est donc réalisé : seront notamment livrés aux Allemands par les Français 10.000 Juifs de la zone "libre" (déjà promis le 16 juin 1942...) et 20.000 Juifs parisiens.

En d'autres termes, la "la négociation hyperimportante du 2 juillet 42" a concrétisé l'organisation des rafles antisémites des deux zones par la police française.

Mais Eichmann, par la voix de Dannecker, est mécontent : il était prévu de déporter 22.000 Juifs de région parisienne, et seuls 20.000 sont promis. C'est alors que Laval, le 6 juillet 1942, propose d'ajouter les enfants des Juifs arrêtés des deux zones, ce qui porte le total à 4.000 Juifs (des enfants, donc) livrés en supplément.




> Cette partialité vous juge comme historien.

Savez, l'anonyme, venant de vous...

*** / ***

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