En effet, la diabolisation (nous étions les "diables étrangers" pour les Boxers, non?)unilatérale n'est pas une démarche sensée. Mais à chaque fois que l'on souhaite montrer la "mondialisation" du phénomène esclavagiste au lieu de le confiner à la seule "méchanceté raciste" des Occidentaux, on passe pour une sorte de négationniste. Bref... La condition d'esclave est aussi vieille que le monde, dans des contextes certes différents. Pour Aristote, l'esclave était un "objet animé",quelle que fût sa couleur d'ailleurs. Mentalité d'une époque. Mais je serai curieux de savoir si les Hollandais, les Espagnols et les Portugais ont des états d'âme équivalents aux nôtres ou si, chez eux, le débat est plus serein. Quant à ces "journées du souvenir", quelles qu'elles soient, je n'en vois personnellement pas l'intérêt, si ce n'est qu'elles ouvrent des blessures à peine cicatrisées. L'école est là pour instruire et éviter "l'oubli". Pourquoi en faire davantage, au risque d'attiser des passions et des rancoeurs? |