Bonjour,
*** Pour maîtriser un certain nombre de techniques, il faut la formation qui va avec *** (Jacques)
Le plus grand reproche que l'on pourrait adresser aux colonisateurs ce fut d'avoir accorder l'indépendance sans les moyens pour l'assumer et plus précisément sans l'encadrement humain pour gérer les acquis de la colonisation.
L'exemple le plus frappant est l'ex-Congo belge cité en exemple pour l'excellence de son infrastructure routière, sanitaire, scolaire.... La scolarité ? Le taux d'alphabétisation approchait celui de la métropole. Mais paradoxalement le nombre de diplômés d'universités ou d'Ecole supérieure se comptaient sur les doigts de la main. Et si nous ajoutons à cela l'exode des "colons", il était fatal que la machine s'enrayerait rapidement.
Je reviens avec mes petites histoires que Marc (Artiges) attend avec impatience. Une petite anecdote aux apparences anodines. Marc devrait se souvenir de la JVL (Jules Van Lancker) et ses immenses troupeaux de bovidés qui vivaient en semi-liberté dans le Bas-Congo. Un scandale, disait-on, en 1962. Autant de têtes de bétail alors que la population est privée de tout. Et les autorités décidèrent d'abattre de nombreuses bêtes pour fournir la région en viande. Fort bien, pensera-t-on ! Malheureusement, le Zaïre ne comptait aucun vétérinaire ni aucun agronome pour rappeler que le cycle de la reproduction exige patience et savants calculs pour maintenir un approvisionnement constant en viande. Les troupeaux furent décimés avec les conséquences désastreuse que l'on devine.
Bien cordialement,
Francis. |