Quant à ces "journées du souvenir", quelles qu'elles soient, je n'en vois personnellement pas l'intérêt, si ce n'est qu'elles ouvrent des blessures à peine cicatrisées. L'école est là pour instruire et éviter "l'oubli". Pourquoi en faire davantage, au risque d'attiser des passions et des rancoeurs ?
Je partage cette réserve qui est aussi un constat. Comme pour les festivals qui encombrent les agendas et dont les intitulés frisent régulièrement le grotesque, les jours et journées spéciales ne sont que l'expression - du moins est-ce ainsi que je perçois le phénomène - d'une impuissance des pouvoirs/opposants/groupes de pression à réellement intégrer ceux qui en sont les prétextes dans une Histoire apaisée.
(Malheureusement, Philippe Muray n'est plus là pour en parler; lui qui savait si bien épingler "l'homo festivus" aurait sans doute eu plein de choses à raconter sur ces impuissantes et pompeuses "journées du souvenir"...)
Bon dimanche.
RC |