Florilège - Pétain - Trahison ou sacrifice ? - forum "Livres de guerre"
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Pétain - Trahison ou sacrifice ? / Michel Boisbouvier

En réponse à -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1Mais si ! de Boisbouvier

Florilège de Nicolas Bernard le jeudi 28 janvier 2010 à 19h09

"On est des "patriotes", nous !", assure l'ex-anonyme.

Oui, mais de quelle patrie ? L'ex-anonyme nous l'a déjà indiqué : "La préférence nationale n'est pas une invention de Le Pen. Elle est si forte et si universelle qu'elle est le plus souvent implicite. L'identité nationale, que voulez-vous ? ça se sent plus que ça ne se dit. Faut-il des minarets dans le ciel de Paris ? A mon avis, non."

C'est cette glorieuse "identité nationale" qui fonde en effet notre belle exception culturelle, comme l'indique l'ex-anonyme : "Je voudrais qu'on fasse aussi des différences entre l'antisémitisme "à la française" telle qu'il s'est manifesté à l'occasion de l'affaire Dreyfus ou de la "Révolution nationale" et l'antisémitisme de Hitler. Dans un cas, un excès de considération envers une "race" réputée trop habile et finalement supérieure, dans l'autre un mépris et une haine envers des untermenschen."

Oui, cher lecteur, l'antisémitisme français est courtois et poli, à la différence de la brutalité hitlérienne - Hitler, c'est bien connu, ne faisait pas dans le détail.

Pourtant, l'ex-anonyme se lamente : "les juifs qui accablent le Maréchal sont des ingrats". Mais de quoi, ou plutôt de quel droit osent-ils se plaindre ? Tout d'abord, "Vichy n'avait aucun mandat en ce qui concernait les non-nationaux et ne pouvait donc se justifier de les défendre". Quant à ceux que Vichy a internés en application de sa loi du 4 octobre 1940 prévoyant l'internement arbitraire des "ressortissants étrangers de race juive", il faut comprendre notre gouvernement de l'époque : "On craignait les maraudeurs". Et ceux qui ont été internés au Vel'd'Hiv' n'ont pas intérêt à la ramener :

"Lebel a raison. Le déficit de latrines n'a pas été retenu, ni comme crime contre la paix, ni comme crime de guerre, ni comme crime contre l'humanité par aucun des trois tribunaux internationaux qui ont existé à ce jour.

"Ni celui de Nuremberg qui jugea des crimes nazis, ni celui de Tokyo qui jugea des crimes japonais (Nankin, Corregidor ..) ni celui de La Haye, qui jugea des crimes commis en Yougoslavie et en Ouganda, n'ont retenu le déficit de latrines comme motif d'inculpation.

"Mais ils ont eu tort.

"Lebel va certainement faire le nécessaire et protester vigoureusement pour que cesse ce scandale évident, cette atteinte aux droits de l'Homme en même temps que cette carence incroyable de la législation pénale internationale."


Mais alors, qu'est-ce qui motive ces "Juifs ingrats" ? Voyons, vous ne devinez pas ? "Klarsfeld est l'avocat de l'AFFDJF et il a besoin de la culpabilité de l'Etat français pour obtenir des réparations financières". Le problème est que d'autres personnalités qui ne font pas preuve de gratitude envers Vichy ne sont pas juives, elles, et n'agissent donc pas pour de l'argent... Prenez l'historien Robert Paxton, par exemple : lui, ce qui l'anime, c'est "sa rancune maçonnique".

En toute hypothèse, sans doute ces "Juifs ingrats" ne sont-ils pas assez intelligents pour saisir dans toute son ampleur "l'action politique d'esquive, dilatoire et temporisatrice de Pétain et de Laval". Ils sont bêtes, les Juifs. "Je ne crois pas possible d'écrire un chef d'oeuvre littéraire à 12 ans", estimait ainsi l'ex-anonyme s'agissant du Journal d'Anne Frank , dont le "témoignage est controversé, vous le savez bien".

Bref, la conception du patriotisme de l'ex-anonyme me paraît tout à fait donner raison à Oscar Wilde : ce patriotisme là, c'est bel et bien "la vertu des brutes".

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 bidouillé par Jacques Ghémard le 1 1 1970  Hébergé par PHP-Net PHP-Net  Temps entre début et fin du script : 0.01 s  5 requêtes