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Edition du 22 janvier 2010 à 19h50

Pétain - Trahison ou sacrifice ? / Michel Boisbouvier

En réponse à -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1Et non, ce n'est pas une blague ! de Jean

Il le fait exprès, ou quoi ? de Nicolas Bernard le vendredi 22 janvier 2010 à 19h40

> La résistance ? Je possède l'essentiel de la presse
> clandestine de l'époque et de nombreux tracts concernant
> la déportation (CFLN, PCF). Il s'agit, chaque fois soit
> des STO, soit des "patriotes" internés, soit des
> réfractaires... Aucune trace de la déportation
> systématique de Juifs, Français ou étrangers.
> Montrez moi des documents montrant que la résistance "est
> en mesure de..."

Suffit de cliquer sur les liens donnés... Trop difficile, pour vous ?





> Le "Gouvernement polonais" ? C'est le gouvernement en
> exil à Londres ?

Non, c'est le Gouvernement général basé à Krakau (ex-Cracovie) et dirigé par Hans Frank...

Bien sûr, qu'il s'agit du gouvernement polonais en exil ! Vous le faites exprès, ou quoi ?





> D'où sort-il ce chiffre de 700.000 Juifs
> massacrés et abattus (donc par balles) ?

D'un rapport réalisé par un activiste du Bund, un mouvement révolutionnaire juif, à Varsovie. L'auteur du rapport, Léon Feiner, révèle de nombreuses informations sur les exterminations de Juifs en Pologne, "ville après ville, district après district, mois après mois" comme l'indique cet article. Il décrit notamment le camp d'extermination de Kulmhof (Chelmno) et ses camions à gaz, et dresse le bilan des tueries, pour le mois de mai 1942, à 700.000 Juifs assassinés.





> La Radio de Londres ? Elle tient ses information du même
> gouvernement et ne cite aucun lieu précis. Tout celà est
> ponctuel et vague.

Parler de gazages pour évoquer le sort des Juifs déportés, c'est assurément vague !





> Je le dis, aucun gouvernement allié,
> américain ou anglais ne reprend à son compte et
> officiellement ces informations qui peuvent être
> interprêtées comme de la propagande de guerre.

Ah bon ? Et le discours de Churchill du 24 août 1941 dénonçant les atrocités nazies en U.R.S.S. ? Et la Déclaration des Nations Unies du 17 décembre 1942 ? Et les efforts du Comité antifasciste juif soviétique pour faire connaître les exterminations pratiquées par les Einsatzgruppen (voir Antonella Salomoni, L'Union soviétique et la Shoah, La Découverte, 2008 et Jean-Jacques Marie, L'antisémitisme en Russie. De Catherine II à Poutine, Tallandier, 2009, notamment p. 267-326) ? Et le Vatican, qui se démène pour alerter les gouvernements collaborateurs, notamment en Croatie et en Serbie, de la finalité des déportations ? Et la protestation de Roosevelt adressée à l'amiral Horthy le 26 juin 1944, alors que les déportations des Juifs de Hongrie battent leur plein (cf. Randolph L. Braham, The Politics of Genocide. The Holocaust in Hungary, Wayne State University Press, 2000, p. 161) ?




> La preuve,
> il faudra attendre 1945 pour avoir vraiment la révélation
> des méthodes industrielles d'extermination.

Foutaises.

Pour ne citer que cet exemple, la première mention du nom d'Oswiecim - Auschwitz, en polonais - dans la presse internationale date du 25 novembre 1942 (Raul Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe, Fayard, 1988, p.965-966 et Gallimard, coll. Folio-Histoire, 1991, tome 2, p. 965-966). Ce jour là, dans un article qui n'est pourtant pas paru en "une", le New York Times évoquait le meurtre programmé des Juifs de Pologne dans les camps de Belzec, Sobibor et Treblinka : les nazis avaient déjà tué, précisait le N.Y.T. deux millions de Juifs. Enfin, l'article mentionnait la présence de chambres à gaz sur l'ancienne frontière russe, et de fours crématoires à Oswiecim.

Pourtant, le journal ne va pas faire de ce scoop, auquel il accorde pourtant du crédit, une priorité. Cet article, en effet, est relégué en page 7 ! Il n'en existe pas moins. De manière générale, et ce calcul se retrouve aussi bien au Vatican qu'à la Croix Rouge ou encore à Moscou, les rédacteurs du N.Y.T. ont, passé le premier sursaut d'incrédulité, cherché à ne pas insister sur la spécificité juive des atrocités allemandes, de manière à ne pas nourrir la propagande allemande dénonçant le complot "judéo-bolchévique", outre que des déclarations fracassantes ont été jugées moins efficaces que des opérations de sauvetage menées en coulisses - sur le New York Times, voir Laurel Leff, Relégué en page 7. Quand le New York Times fermait les yeux sur la Shoah, Calmann-Lévy, 2007. Mais le N.Y.T., comme le Vatican, comme Moscou, comme Washington, comme Londres, comme la Résistance française, savait.




> Quand à Anne Franck... Vous n'avez vraiment pas mieux ?

Il est vrai que "Jean", qui a recopié de la propagande négationniste, a également nié l'authenticité du Journal d'Anne Frank, bobard explosé depuis belle lurette - voir également cet excellent dossier réalisé par Didier Daeninckx.

*** / ***

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