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Himmler's Secret War / Martin Allen

En réponse à -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1Et trois de plus... de 

Inexactitudes délibérées de Nicolas Bernard le lundi 11 février 2008 à 11h25

M. Laurent prétend répondre à mon article.

On aura noté qu'il ne revient surtout pas sur les autres points gênants de sa théorie du complot - en fait, la théorie du complot de M. Delpla (absence totale de mobile des Britanniques, chronologie des faits excluant toute remise d'une capsule de poison à Himmler par un tiers). Il ne revient pas davantage sur ses déformations d'un livre d'histoire.

Sa dernière ligne de défense, c'est la capsule de cyanure. A ses yeux de théoricien du complot, elle était trop fragile pour résister à l'ingurgitation de sandwiches par Himmler. Evidemment, cette allégation n'a pas fait l'objet de la moindre démonstration scientifique (elle a au contraire donné lieu, de la part d'un grand ami de Daniel Laurent, François Delpla, à la déformation d'un témoignage). Elle est démentie par un historien, spécialiste de la Gestapo, et par des témoignages oculaires (le capitaine Selvester, le colonel Murphy). Daniel Laurent n'en a cure.

L'historien ? M. Laurent l'élimine par un argument curieux : ce chercheur se serait trompé dans son interprétation de la Nuit des Longs Couteaux. Quel rapport avec la description, par cet historien, du modèle de capsule de cyanure utilisé par les chefs nazis ? Aucun. M. Laurent concède que "M. Delarue s’est plongé dans les dossiers de Nuremberg et dans sa riche collection personnelle de témoignages d’anciens de la Gestapo en France, cela est avéré", ce qui d'emblée suffirait à poser sa réputation mais ajoute que cela "ne fait pas de lui un médecin légiste, non ?" Là encore, l'argument est curieux : Jacques Delarue était commissaire de police, en contact avec le monde médico-légal, et avait pu approcher bien des spécialistes des criminels de guerre nazis, ce qui établit indiscutablement sa compétence en la matière. Je suis pour ma part choqué de voir Daniel Laurent tenter de discréditer par insinuation cet honorable historien par simple souci de promouvoir une théorie parfaitement fumeuse.

Ce d'autant que la tentative de discrédit est assez étrange, car Daniel Laurent ne conteste pas la description qu'il offre de la capsule de cyanure en usage chez les nazis, qui "portaient une capsule de cyanure, parfaitement étanche, dissimulée dans la bouche. Il fallait la broyer pour que le poison agisse. Si elle était avalée accidentellement, la capsule résistait aux acides de la digestion et ne produisait aucun effet" (Jacques Delarue, Histoire de la Gestapo, Fayard, 1963, p. 443). Mais M. Laurent joue sur les mots : "broyer", à ses yeux, ne suppose aucun véritable effort, mais semble apparemment signifier, si je ne me trompe, "mordiller" ! Pour rappel, broyer suppose un bon coup de dent, M. Laurent...

Les considérations de ce dernier selon lequel une capsule "n’est donc pas conçue pour être gardée en bouche en cas de repas car une capsule qui peut résister à une morsure accidentelle pendant un repas deviendrait aléatoire en cas d’urgence" ne sont que d'ailleurs pure spéculation : comme l'admettait d'ailleurs... M. Delpla lui-même, "la S.S. disposait de suffisamment d’équipements pour faire des expériences et livrer au chef des fournitures innovantes". Décidément, si nos théoriciens du complot en viennent à se contredire entre eux... ;-)

En vérité, comme l'a écrit le colonel Murphy, la capsule était "suffisamment solide pour résister à une mastication soigneuse et aux liquides - surtout si c'était l'autre côté de la bouche qui était utilisé - mais pas suffisamment pour résister à une action visant à la briser" (mais le colonel en fera improprement une capsule de métal fin, et non de verre solide, erreur résultant du fait qu'il s'exprime de mémoire vingt ans après les faits). C'est là une assertion crédible. Himmler a mangé ses sandwiches en n'utilisant qu'un côté de la bouche, et en mangeant prudemment. De l'extérieur, il était impossible de faire la différence. L'un des témoins, le capitaine Selvester, le savait, et voir le Reichsführer manger des sandwiches ne dissipera nullement ses graves inquiétudes.

L'argumentaire de M. Laurent se révèle en tous les cas aporique, schizophrénique même : il cherche d'abord à discréditer une assertion en remettant en cause la compétence de son auteur, puis accepte ladite assertion pour lui faire déduire n'importe quoi. Ce procédé établit sans l'ombre d'un doute que mon vénérable "contradicteur" cherche moins à causer d'Histoire qu'à brouiller les pistes. Et - surtout - qu'il n'a vraiment rien à redire de concret sur les circonstances du suicide de Himmler.

*** / ***

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