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Qu'aurais-tu fait à ma place? / Guy VASSEUR

En réponse à -2
-1Les Belges à Miranda de Francis Deleu

Histoires Belges et autres infos inédites.... de Leon le dimanche 24 juin 2007 à 13h23

LES BELGES passés par les PYRENEES…

Bonjour,
Comme promis, voici ce que j’ai pu trouver sur les ressortissants Belges évadés par les Pyrénées et l’Espagne pour rejoindre les Alliés en AFN. Ces infos proviennent essentiellement de l’immense et exhaustif ouvrage de R. BELOT, « Aux frontières de la Liberté », édition Fayard. Consacré (hélas pour Francis) essentiellement aux évadés français.

D’abord, des chiffres :
Nationalités présentes à Miranda, le 26/12/1942, sur 2569 internés :
Polonais :879
Belges 678
Français 636
Allemands 122
Tchèques 75
Britanniques 52
Yougoslaves 41
Apatrides 25
+ quelques autres « isolés ».
A la mi-43, la proportion commence à se renverser, les Français devenant les plus nombreux. Fin 43, sur 1939 internés, 1811 sont Français.


Quelques extraits du livre où il est fait mention des Belges :
Prison de Barcelone, 18 janvier 43 :
« Là sont rassemblés une centaine de Français, comportant une majorité de Parisiens (…) le régime alimentaire est le même. Mais uen amélioration se fait jour quand le Consulat britannique décide, le 26 mars, de leur envoyer un maigre colis hebdomadaire. Par comparaison, les Belges et les Polonais sont mieux dotés grâce à leurs Croix-Rouges respectives.(…) »


Miranda de Ebro, fin 43 rapport rédigé par un FFL (anonyme) au BCRA :
« Il y a encore un groupe français à Miranda, des gens qui y sont internés depuis plus de deux ans. Il n’est pas étonnant que le désespoir les ait gagnés et que, après 6 mois de détention, quand les Espagnols leur offraient de les refouler vers la France, la grande majorité ait accepté, (…) Le séjour forcé que j’ai fait au camp de Miranda m’a fait comprendre pourquoi un plus grand nombre de mes compatriotes n’avaient pas tenté de rejoindre les forces alliées en traversant les Pyrénées. Ceux qui étaient déclaré de nationalité française vivaient dans des conditions matérielles et morales plus que mauvaises. Ne recevant aucune aide, ni argent, ni de colis, il étaient, de plus, méprisés par leurs co-internés, les Polonais et même les Belges. Ils étaient obligés de s’adonner à n’importe quelle besogne pour gagner de l’argent.
Les Espagnols, voyant que personne ne s’intéressait à eux, les traitaient mal : les coups de cravache n’étaient pas exceptionnels. Il n’y avait aucune solidarité qui aurait pu les réconforter : ils voyaient les Polonais recevoir une aide supplémentaire grâce à la retenue que les officiers polonais faisaient prélever sur leur solde.
En résumé, sur 4 nationalités représentées au camp : les Anglo Saxons, étaient régulièrement libérés, les Belges et les Polonais largement aidés, les Français étaient totalement délaissés. Ceci est d’autant plus regrettable que les Français internés a Miranda avant le 8 novembre 42 étaient certainement plus intéressants que la plupart de ceux qui s’y trouvent aujourd’hui. Ils étaient animés du patriotisme le plus pur (…) Depuis fin 42, leur situation s’est certes améliorée mais il est seulement regrettable qu’encore aujourd’hui les FFL ne contribuent en rien à cette amélioration ».


MARS 1942, L’ambassadeur de France en Espagne, PIETRI, écrit à son gouvernement :
« « Il n’entre nullement dans mes intentions d’accorder à ces Français, dont la majorité se trouve en Espagne après avoir violé nos lois, un traitement équivalent à celui dont bénéficient par exemple les Anglais, les Belges ou les Hollandais, détenus dans le même camp, mais pour avoir cherché à servir la politique de leur gouvernement. Toutefois, il me semble contraire tant aux préceptes de la plus simple humanité qu’à l’intérêt bien entendu de notre prestige aux yeux des autorités espagnoles, de laisser nos ressortissants sans chaussures, sans couverture pour ne pas dire sans pain. » »
« C’est ainsi que Pietri va, de mois en mois, tant bien que mal, chercher à extorquer au gouvernement de Vichy des subsides pour les ressortissants français qui se rendent en Afrique dissidente. Ce flux d’argent « extorqué » dura jusqu’au 17 juin 44 , date du dernier versement effectué par le ministère des affaires étrangères. ! »


Commentaire de Frédérique
Il semble assez clair ici, que les Belges, Hollandais, vrais Canadiens et surtout Britanniques ont bénéficié d’une aide substantielle de leurs gouvernements respectifs, pour des raisons politiques. Leurs gouvernements respectifs n’étant pas « vichystes », bien sur !. Toutefois, cela ne les a pas empêché d’endurer les mêmes conditions de détention que les Français, a savoir absence d’hygiène, maladie graves, sous alimentation etc… ils restaient juste moins longtemps prisonniers des espagnols.

Données chiffrées ou « la liberté n’a pas de prix, mais elle a un coût »
Récapitulatif général des dépenses liées au phénomène de l’évasion de France par l’Espagne classées par la provenance de l’aide financière :
En millions d’euros :
Mission française de Madrid 42
Grande Bretagne 9
Espagne 6
USA 4
Aide directe de la France Libre 1
Vichy 0.3

(No comment !)

Petite(s) note(s) subsidiaire(s) :

Jacques m’a un jour reproché (gentiment !) ici:
d’avoir utilisé le mot « pagaille » pour décrire l’ambiance qui régnait en AFN au début de l’été 43, lorsque mon père arriva enfin sur place. Je retrouve ici un petit extrait qui décrit cette ambiance, vue par les anciens internés en Espagne :

« Malheureusement, la douce musique de la Liberté allait vite se couvrir du son cacophonique des rivalités « franco-françaises ». (…) Le 21 mai 43, en représailles aux activités de recrutement (et de « désertions ») du Gal de Larminat, le Gal Giraud vient de rompre l’accord relatif à l’option (Note de Frédérique : option = le choix entre une unité AFN ou une unité FL en arrivant à Casablanca). L’ambassadeur de Gde Bretagne en Espagne reçoit ordre de ne laisser passer dans les nouveaux convois que les évadés désireux de l’engager dans l’Armée d’Afrique. (…)
« » Ce fut pour nous une surprise affreuse de nous trouver devant des pétainistes irréductibles, des gaullistes farouches, des giraudistes intransigeants ou des Leclerc fanatiques. Chacun voulait nous racoler dans son clan. Nous avons commencé par rire de ces bêtises, mais nous nous rendîmes vite compte que c’était une affaire grave et un mal profond… » » (…) Cette surenchère, même si elle flatte les évadés, laisse une amère impression. Les rescapés des prisons espagnoles sentent confusément qu’en cette terre d’Afrique, la France marche vers la reconquête en ordre dispersé, que la confusion règne là où ils ont rêvé d’union. Ils se voient otages d’une lutte qui les dépasse, pris dans la désorganisation et le désordre qu’ils jugent indigne d’une nation qui prétend se dépasser elle-même pour affronter la lutte ultime. Ils ne se sentent pas accueillis, ni désirés. Le contact avec l’Afrique est « rude ».


ENFIN,
Voici un extrait de mail, reçu d’un ancien évadé, dont je préserverai l’anonymat, eu égard à la virulence de ses propos…

« Ceux que je nomme les "anti-évadés" sont tous les guignols qui ont grenouillé autour du général à Londres en s'attaquant surtout aux magouilles politicardes qui leur donneraient des places à la fin du drame. Il y a malheureusement dans ce tas peu ragoûtant des "barons" qui se sont employés, avec la complicité de fonctionnaires pétainistes zélés restés en place --pour la raison qu'il était impossible de casser toute l'administration d'Etat-- à faire oublier les évadés de France. Si ce n'avait été l'action efficace et permanente du Père Maurice Cordier, nous aurions été rayés de l'histoire, même au niveau des pensions. Nous qui sommes venus par le sud ne sommes même pas Français Libres. (nous n'étions pas à Londres le 31 juillet 43... forcément nous étions tôlards en Espagne et ce ne sont pas les "gaulistes bon teint" qui se sont employés à nous en sortir.) La Loi fut ainsi inventée pour nous priver de ce titre honorifique.
Quelques uns ont eu le titre F.L. en s'engageant dans des unités réputées F.L. comme la 2è DB et certaines autres unités formées en Angleterre, mais on peut dire que c'est par accident.
L'Armée dite "d'Afrique" réputée "giraudiste" n'était pas dans le coeur du général de Gaulle. Ce n'est pas un scoop. S'il avait pu passer sous silence les faits d'arme de la 1ère Armée....
Nous avons été profondément écoeurés par cette lutte imbécile de généraux qui était bien minable par rapport à l'enjeu.
Peu à peu, l'histoire reprend le sens de la réalité des faits, des historiens sérieux se penchent sur les documents, les hommes sont jaugés à l'aune de leurs bons actes et de leurs mauvais penchants. Les preuves et les résultats s'allongent. On ne peut plus parler de procès d'intention à l'encontre de l'un ou de l'autre. »


A plus tard,
Frédérique

*** / ***

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1 L'anonyme n'a pas compris grand chose ... de Jacques Ghémard 24 juin 2007 14h07
2 Des Britanniques prudents... des FL marginalisés de Leon 24 juin 2007 16h00
3 Robert Mitchell de Jacques Ghémard 24 juin 2007 16h07
4 Pas certaine du tout... de Leon 24 juin 2007 17h05
1 Les évadés belges de Francis Deleu 24 juin 2007 18h32
2 Pas grand chose chez R. BELOT de Leon 24 juin 2007 19h57
2 Liste de Belges (suite) de Leon 26 juin 2007 13h53
3 Les passeurs de Francis Deleu 27 juin 2007 17h50

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