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Histoire(s) de la Dernière Guerre / collectif

En réponse à -5 -4 -3* -2 -1*

Pièce au dossier : A5522 de Thiriel le samedi 26 septembre 2009 à 14h22

Ribbentrop, pour se dédouaner (facilement) de toute connaissance des plans hitlériens écrit "Dans son esprit [celui d'Hitler], on ne pouvait dissocier les problèmes politiques et les préoccupations d'ordre militaire dont il connaissait, seul, toutes les données. A moi il donnait ses instructions pour préparer la solution diplomatique et, aux généraux, ses directives sur le plan militaire. La plupart du temps j'ignorais ce qu'il avait dit à l'état-major et vice-versa. En agissant ainsi, Hitler voulait s'assurer le choix entre deux solutions." (JvR Mémoires, Grasset, 1954, p104)

Or, de retour de Londres quelques semaines plus tôt - et environ deux mois après la conférence de novembre 37 - le même Ribbentrop a adressé à Hitler un rapport final sur les perspectives diplomatiques vis à vis de l'Angleterre qui laisse peu de doutes quant à l'attitude "anglophile" à tenir. (Ambassade du Reich à Londres, n°A5522 au sujet de l'évolution ultérieure des relations germano-anglaises /Annexe, 2 janvier 1938 - Archives de la Whilelmstasse, tome III, Plon, citée in extenso in JvR. op.cit. pp 95-102) :

"Un changement du statu quo oriental dans le sens des intérêts allemands ne peut être accompli que par la violence. Aussi longtemps que la France saura que l'Angleterre, qui a, pour ainsi dire, assuré la France contre les risques qu'elle pourrait courir de la part de l'Allemagne, est à ses côtés, l'intervention française, en faveur probablement d'un de ses alliés orientaux, demeure en tout cas toujours possible, ainsi, par conséquent, qu'une guerre germano-anglaise. [...] Plus notre coalition sera forte, plus facilement l'Angleterre, donc la France, se tiendra à l'écart d'un conflit éventuel avec l'Allemagne en Europe centrale ; le conflit pourrait ainsi demeurer localisé à notre plus grand avantage. [...] En ce qui concerne l'Angleterre, il faudrait à mon avis que notre politique continuât à chercher un compromis sans aucun préjudice aux intérêts de nos amis. Il faut que l'Angleterre continue à être encouragée par nous dans la pensée qu'un compromis ou une entente entre l'Allemagne et l'Angleterre est tout de même possible en dernière analyse. Cette perspective pourrait avoir, par exemple, un effet modérateur sur les intentions éventuelles de la part du gouvernement anglais d'intervenir au cas d'un conflit local où serait mêlé l'Allemagne en Europe centrale, et qui ne toucherait pas l'Angleterre sur un point vital. [...] L'Angleterre frappera tôt ou tard, si elle se trouve, avec ses alliés, plus forte que l'Allemagne et ses amis.[...] L'Angleterre est distancée dans la course aux armements - elle espère donc gagner du temps [et] croit que [ce] temps travaille pour elle dans sa course avec l'Allemagne. [...] De là, pour nous, les conséquences suivantes à tirer : 1) extérieurement, maintien de l'entente avec l'Angleterre, en respectant les intérêts de nos amis. 2) Formation, en grand secret, mais avec obstination, d'un dispositif d'alliance avec l'Italie et le Japon. [...] C'est la seule façon pour nous de pouvoir affronter l'Angleterre, que ce soit pour conclure un jour un compromis, ou pour la guerre. L'Angleterre va être un adversaire tenace et subtil dans ce jeu diplomatique. La réponse à la question de savoir, en particulier, si la France et l'Angleterre interviendraient dans un conflit éventuel auquel serait mêlée l'Allemagne en Europe centrale, dépend des circonstances, et du moment auquel un conflit de ce genre éclaterait et prendrait fin, ainsi que de considérations militaires dont je ne puis, ici, me faire une idée. [...] J'ai travaillé des années à une amitié avec l'Angleterre, et rien ne me rendrait plus heureux que de la voir se réaliser. [...] Aujourd'hui, je ne crois plus à une entente. [...] Désormais - quelles que soient les diversions tactiques qu'on pourra tenter sur nous sous prétexte d'entente [évocation de la visite d'Halifax] - nos ennemis marqueront un point chaque fois que nos calculs politiques ne seront pas dirigés par le principe fondamental que l'Angleterre est notre adversaire le plus dangereux."

Moins d'un mois près avoir rédigé ce rapport, Ribbentrop prenait la direction de la Whilelmstrasse en remplacement de l'épouvanté Neurath.

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