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Edition du 19 janvier 2011 à 11h43

Histoire(s) de la Dernière Guerre / collectif

En réponse à -6 -5 -4 -3 -2
-1De la nécessité des révisions de françois delpla

En relisant Höhne... de Nicolas Bernard le mercredi 19 janvier 2011 à 11h35

... du moins le passage consacré à l'arrestation et à la détention de Canaris (Canaris, Balland, 1981, p. 554-579), je m'aperçois qu'effectivement le chef déchu de l'Abwehr fait l'objet, en cellule, d'un traitement préférentiel.

Tout d'abord, il jouit d'une assez large marge de manoeuvre. Il est même autorisé à converser avec des hauts gradés de la S.S. tels que Himmler ou Kaltenbrunner.

En outre, les sévices infligés (notamment la privation de nourriture) ne sont en rien comparables à la nature profondément cruelle des "interrogatoires intensifs" pratiqués au R.S.H.A. La version française de la biographie composée par Höhne ne détaille pas d'autre source, sur ce point, que l'un des hagiographes du "petit Amiral", Abshagen. C'est un peu court.

Enfin, Höhne mentionne (p. 565) que Canaris, après la découverte de nouveaux documents en septembre 1944 (notamment des extraits de son Journal), affirme à ses interrogateurs avoir en fait infiltré la conspiration pour mieux l'empêcher de commettre le pire. Höhne, malheureusement, n'apporte aucune autre précision sur cet aveu, un peu tardif. Les S.S. lui ont-ils demandé s'il avait agi de son propre gré, pour protéger ses agents (Oster et autres) sans les dénoncer, ou si son attitude intervenait en exécution d'un ordre du Führer ?

J'ai également relu les rapports du R.S.H.A. consacrés à l'attentat du 20 juillet 1944, et édités par Hans-Adolf Jacobsen (Opposition gegen Hitler und der Staatsstreich vom 20. Juli 1944 in der S.D.-Berichterstattung. Geheime Dokumente aus dem ehemaligen Reichssicherheitshauptamt, Mundus Verlag, 1989), du moins les passages consacrés à Canaris. Les aveux des différents conjurés permettent tout de même de composer un dossier relativement cohérent à charge contre lui, sans qu'il faille attendre la production de l'intégralité de ses Tagebücher début avril 1945. Dans une telle dictature policière, la réticence des autorités à pendre un tel suspect étonne. Dans le contexte des suites de l'attentat de Rastenburg, cette réticence devient carrément étrange.

Ces éléments n'autorisent pas à conclure en faveur d'une quelconque thèse, mais à creuser les pistes qui se présentent. A ce titre, consulter les dossiers d'interrogatoire de Canaris me paraît plus que jamais essentiel. Qu'exposent-ils, à ce sujet ?

*** / ***

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