re-Bonsoir,
Comme vous l'avez compris, j'ai fait, avec mon mari - concubin à l'époque - (eh oui! on pouvait vivre en Algérie, avoir un travail et meme un appart de fonction en vivant dans le péché!) deux ans de coopération civile en Algérie à Tlemcen. Lui comme VSNA (= volontaire du service national actif) et moi... "pistonnée" par des amis Francais libres de mes parents (!), j'ai trouvé une place de prof d'architecture dans un centre de formation de la même ville. Bref.
Nous avons souhaité, en septembre 85, a la fin de notre contrat, renouveller celui-ci pour deux ans encore. Mais, en effet, à cette époque, l'Algérie "arabisait", c'est à dire que derrière nous, tous les cours seraient désormais dispensés en arabe, (légitime, mais réducteur pour certaines matières scientifiques de pointe, il me semble) ce qui mettait fin à toute sorte de collaboration avec de jeunes et désinteressés "occidentaux". Je ne sais si les Russes de l'hôpital sont restés...
Hasard ou coincidence, peu après ces départs massifs, commençait l'époque de la terreur.
Dommage, a mon avis, car parmi ces coopérants, il n'y avait pas que des profs de physique ou de dessin, mais aussi pas mal d' ingénieurs pour la mise en place d'usines, pour l'agriculture, pour la construction de logements, pour l'électricité, les barrages, de nouvelles routes etc...
Je peux vous dire aussi qu'à l'époque le petit Centre Culturel Francais était bondé, et pas vraiment par les jeunes coopérants que nous étions, (qui n'avaient souvent que faire des expos un peu provinciales et des films de la cinémathèque -nous préférions aller a la plage...). Non, il était assidument fréquenté par un grand nombre de Tlemceniens, avec qui nous entretenions d'excellents rapports, je dois le préciser. Beaucoup de nos collègues recherchaient notre compagnie, venaient diner chez nous, nous parlaient de leurs problèmes et de leurs espoirs, nous invitaient à leur mariage etc....
Comme les choses ont changé en 20 ans... Et peu changé en 40. Quel gachis!
Frédérique |