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La description du livre

Le cinéma français sous l'Occupation / Jean-Pierre BERTIN-MAGHIT

En réponse à -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1L'exception qui confime la règle.... de Laurent Laloup

« État signalétique des services militaires ( et civils ) » de Jean Gabin 1939/1945 de Serge Desbois le jeudi 13 avril 2006 à 15h17

1939 Mobilisation générale. Jean Gabin, 35 ans, quartier maître de réserve de la marine nationale rejoint une unité de fusiliers marins à Cherbourg.

Début mai 1940, il lui est accordée une permission exceptionnelle pour achever de tourner à Paris le film “ Remorque”.

Le 10 mai, les Panzer passent la Meuse puis la Seine. Gabin dans sa Buick avec quelques lingots d’or, et Doriane ( ils sont en instance de divorce) essayent de rejoindre Cherbourg en passant par sa propriété de Ste Gemmes mais la route est coupée, les Allemands sont à Évreux. C’est l’exode. Direction plein sud. Pendant ce temps, son amie très proche du moment, Michèle Morgan part chez ses parents à La Baule.

Un peu avant Toulouse, énième dispute avec Doriane. Il lui laisse la voiture avec ce qu’il y a dedans et part à pieds sur la route avec seulement son accordéon. Ils ne se reverront plus.

Gabin est reçu par son ami Menier ( les chocolats Menier ) dans sa propriété à St Jean Cap Ferrat.

Fin 1940, Gabin essaye d’obtenir de Vichy un passeport pour les USA par l’intermédiaire de Tixier-Vignancourt chargé auprès de Vichy de la radiodiffusion, du livre et du cinéma. Pas facile. Pourtant il n’y a pas de belligérance entre Vichy et les USA. L’ambassadeur à vichy est l’amiral Leahy.

Mi-février 1941 Gabin part pour les USA via le consulat des USA à Barcelone. Il embarque à Lisbonne. Il emmène avec lui ses 2 objets les plus précieux : son accordéon et son vélo de course. Succès garanti à l’arrivée à New-York.

1941/42 Il s’ennuie à mourir à Los Angelès ou il n’a tourné que 2 films en 2 ans malgré la présence à ses côtés de sa nouvelle amie Marlène Dietrich.

La situation évolue. De France transpirent des nouvelles probablement un peu grossies sur la résistance des Français à l’occupant. « Que vont penser de moi les copains du cinéma restés à Paris ? Et puis il vaut mieux mourir au combat que mourir d’ennui à Los Angelès » Jean a la nostalgie de sa Normandie. Marlène fait un raisonnement analogue : tous ses copains de Hollywood sont engagés dans l’armée au service des États-Unis. Ils se quittent donc pour s’engager tous les deux, chacun de leur côté.

Fin 42, Gabin quitte Hollywood pour New York (4 jours de train ou 17 heures d’avion en Dakota – Il ne prend plus l’avion depuis un accident dont il a réchappé quelques années avant guerre)

Il se présente au capitaine Sacha de Manziarly, un des représentants de De Gaulle à New York pour la propagande. Celui ci lui dit qu’il sera plus utile à la France dans ce domaine et le renvoie à Hollywood pour tourner avec Duvivier « l’Imposteur ». Jean-Pierre Aumont connaît le même aléa.

À la fin du tournage, Gabin retourne voir Manziarly bien décidé cette fois ci à partir.
Il émet cependant une petite restriction. Depuis son départ de France, sa physionomie a changé. Ses cheveux sont tout blancs. Il va avoir 40 ans. Il se voit mal dans le grade de quartier maître avec un pompon rouge ( équivalant à caporal dans l’armée de terre).

Manziarly lui fait signer un engagement pour la durée de la guerre avec le grade de second maitre ( équivalent à sergent dans l’armée de terre). Il portera une casquette.

À la mi-avril 1943 il embarque à Norfolk sur l’escorteur « Élorn » des Forces navales françaises libres qui avec d’autres bâtiments vont accompagner un convoi de pétroliers pour Alger. Il occupe les fonctions de capitaine d’armes et commande une batterie anti-aérienne.

Au large des Açores, apparition d’un sous-marin allemand qui coule un des pétroliers. Il est mis en fuite par les escorteurs. À la fin du voyage, au large de l’Algérie, l’enfer surgit sous forme d’une escadrille allemande qui coule plusieurs pétroliers et atteint plusieurs escorteurs. Pour Gabin c’est le baptême du feu.

Il est affecté au centre Sirocco des fusiliers marins d’Alger comme instructeur. Louis Jacquinot, ministre de la marine de De Gaulle à Alger le fait appeler et lui propose une planque comme dit Gabin : s’occuper du cinéma aux armées. Il refuse. Il veut rester dans une unité de combat.

Le 29 avril 1944, une armada appareille pour l’Angleterre avec le gros de la 2ème DB en vue du débarquement prochain sur les cotes de France. L’amiral Maggiar commandant l’escadre témoigne : « Le dernier marin du Régiment Blindé de Fusiliers marins venait d’embarquer. C’était mon tour. Sur la jetée de Mers El-Kébir, au moment même où je montais à l’échelle de coupé, un motard de la marine me remis un message signé Jacquinot : Le second maître Moncorgé est désigné pour le RBFM. C’était l’aboutissement d’une longue démarche. Jean Gabin n’aura pas le temps d’embarquer avec nous » ( Il faut une journée pour aller de Alger à Mers El-Kébir)

Gabin va suivre un stage d’entraînement sur tank destroyer. À l’automne 1944 alors que Paris est libéré, il embarque sur le croiseur La Gloire, retrouve pour la première fois la France à Brest et rejoint la 2ème DB pour la bataille des Vosges.
Il est chef de char sur le « souffleur 2 » ( le souffleur 1 a été détruit. Un seul survivant Le Godinec qui continuera avec Gabin )

Février 45. La 2ème DB est au repos à Bourges et à Châteauroux. Gabin obtient une permission et gagne Paris pour la 1ère fois depuis 1940. il essaye de renouer avec ses amis du tout-Paris. C’est une catastrophe. Les uns ont trahi, Céline, Le Vigan. D’autres qui n’avaient pas fait grand mal ont eu des peines de principe mais n’en garde pas moins une rancune tenace contre les planqués partis aux USA comme Dalio et Gabin. Pierre Blanchar grand résistant, fait infliger un blâme à l'ami de Gabin, Marcel Carné.

Dans le métro (il n’y a plus de taxi) les réflexions : « Regarde, c’est Jean Gabin ? Ce n’est pas possible, regarde comme celui-ci est vieux avec ses cheveux blancs »

Gabin rejoint son unité très affecté.

Et puis c’est l’assaut final de la poche de Royan en 2 heures que les unités du maquis encerclaient depuis plusieurs mois.

Enfin la bataille d’Allemagne. Berschesgaden.

Une prise d’arme à Munich. Des généraux américains passent en revue le RBFM. Tout à coup une femme blonde en uniforme se détache et saute sur le souffleur 2 pour embrasser le second maître Moncorgé. C’est Marlène Dietrich.

Fin juin, Gabin s’inquiète, la guerre est finie depuis presque 2 mois. Il était engagé depuis 1943 pour la durée de la guerre. Pas d’avis de démobilisation. Celui-ci arrive enfin début juillet. Son chef lui propose de rester jusqu’au 14 juillet pour défiler sur les Champs-Élysées. Refus

Le 14 juillet, une silhouette au balcon du Claridge sur les Champs-Élysées. Jean Gabin guette le passage du souffleur 2 et de Le Godinec. Il essuie une larme.

Citation
Réserviste de la classe 1924, s'est engagé aux États-Unis en avril 1943 pour prendre sa part de la libération de la France.
Embarqué à bord de l'escorteur de pétroliers l'Elorn, comme capitaine d'armes, a contribué à repousser de violentes attaques d'avions ennemis au large du cap Ténès.
Volontaire au R. B. F. M., a pris sur sa demande des fonctions de chef de char Souffleur II, devenant le plus vieux chef de char du régiment.
A participé à toute la fin de la campagne de la division Leclerc, de Royan à Berchtesgaden, faisant preuve des plus belles qualités d'allant, de courage et de valeur militaire.


Bibliographie : André Brunelin. « Gabin » Édition Robert Laffont 1987

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1 Bon alors Français Libre de fin 42 de Jacques Ghémard 13 avril 2006 17h00
2 ah, ces biffins! de arcole 13 avril 2006 17h37

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