Bonsoir-bonjour,
Dans leur étude La France à Londres, 1940-1943 (Questions au XXe siècle, éd. Complexes, 1990), Michèle et Jean-Paul Cointet abordent les conditions de vie des premiers officiers free french dans la capitale britannique.
Concernant l'intendance, ils écrivent :
Heureusement les accords de Gaulle-Churchill du 7 août 1940 prévoyaient des avances remboursables du Trésor britannique. Elles permirent de financer les services administratifs, les actions et d'assurer les soldes. La solde d'un officier était d'environ 25 livres par mois. Des Français gagnaient le double en travaillant dans les services britanniques de la radio. Les services financiers de la France libre étaient réputés pour leur extrême rigueur qui plaisait à la Treasury, laquelle ne refusa jamais d'avances.
Deux questions :
1. Quelle est l'équivalence approximative actuelle de ces 25 livres mensuelles de solde ? (ou des 50, pour les plus débrouillards ou les plus talentueux .)
2. Après la guerre, le col. Passy fut accusé d'avoir détourné des fonds ? Etait-ce pour la période 40-43 durant laquelle il fut à la tête du BCRA ? Et si oui, quelle est la réalité de cette affaire assez sordide dont on a écrit qu'elle a pu être montée pour des motifs politiques ? Si le Trésor britannique vantait la rigueur de la gestion de ses avances à la France libre, il est difficile de croire à des malversations. Qu'en est-il ?
Merci et bien cordialement,
RC
PS : L'essai de Michèle et Jean-Paul Cointet est intéressant. Ils ont étudié les débuts de la France libre, les origines sociales des free french, les conditions des départs pour l'Angeterre, leur vie en exil, les questions politiques, etc.
Un titre à déposer. |