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La France de Vichy - Robert  Paxton
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Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

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le Glossaire de Francis a trouvé :


Collaboration - Vichy
-

Mémento des principaux mouvements politiques collaborationnistes sous Vichy.

- PPF : Parti Populaire Français (Jacques Doriot) - organe de presse: "Le Cri du Peuple de Paris"

- MSR : Mouvement Social Révolutionnaire (Eugène Deloncle)

- CSAR : Comité Secret d'Action Révolutionnaire - appelé par dérision "La Cagoule". - organe de presse: "La Vie nationale".

- RNP : Rassemblement National Populaire (Marcel Déat) - organe de presse: "L'Oeuvre".

- La Parti franciste (Marcel Bucard) - organe de presse: "Le Francisme".

- PFNC : Parti Français National Collectiviste (Pierre Clementi) - organe de presse: "Le Pays Libre".

- La Ligue française (Pierre Constantini) - organe de presse: "L'Appel".

- Le Front franc (Jean Boissel) - organe de presse: "Le Réveil du Peuple".

- Le Feu (Maurice Delaunnay) - organe de presse: "La Tempête".

- Le Groupe Collaboration (Alphonse de Châteaubriant) - organe de presse: "La Gerbe".


Commissariat général aux questions juives - CGQJ - Vichy
-

Créé par la loi du 19 mars 1941, le CGQJ a mission de "gérer" la "question juive". A sa tête est nommé Xavier Vallat, l'auteur sinon l'inspirateur du statut des Juifs de juin 41. En mai 42, Vallat, jugé trop mou, est remplacé par un extrémiste, habité par une haine frénétique des Juifs: Louis Darquier mieux connu sous le nom de Darquier de Pellepoix.


persécution - Vichy
-

Par une confusion de vocabulaire, certains emploient indistinctement les termes "répression" ou "persécution" pour désigner la politique menée par Vichy ou par l'occupant nazi, contre les Juifs.
Le terme "répression" convient pour désigner la violence employée contre les communistes, les gaullistes et les résistants, poursuivis pour ce qu'ils **faisaient** ou **avaient fait**. Il est moins indiqué d'appliquer ce terme aux Juifs "persécutés" pour ce qu'ils **étaient**.


rafle - Vichy
-

Spécialité de la police française aux ordres de l'occupant nazi ou de Vichy. La plus connue est la grande rafle du Vel' d'Hiv' (voir ce terme).
On le sait moins, la rafle du Vel' d'Hiv' a été précédée de quelques autres:
- 14 mai 1941: arrestation de 3.700 Juifs allemands, tchèques et polonais qui croyaient avoir trouvé refuge en France. "Parqués" dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande.
- 20 août 1941: arrestation à Paris de 4.000 Juifs. Direction Drancy.
- 6 décembre 1941: arrestation de 1.000 notables et intellectuels, presque tous Français, envoyés au camp de Compiègne.
- 16 et 17 juillet: Vel' d'Hiv'.
Les rafles ne se limitent pas à la zone Nord (occupée). Le 26 août: les Juifs de la Creuse qui avaient cru trouver refuge dans ce département sont pourchassés; les 26/28 août c'est le tour de Lyon et de Marseille. La liste est longue. Le calvaire des Juifs ne fait que commencer....


Zone - Résistance (France)
-

En zone Nord occupée, les régions étaient désignées par les lettres:
P : région de Paris.
A : région d'Amiens.
B : région de Bordeaux.
C : région de Châlons-sur-Marne.
D : région de Dijon.
M : Région de Le Mans.

En zone Sud, les régions étaient désignées par la lettre R suivie de 1 à 6.
(voir "R")


Zone Libre - ZL - France
-

Libre jusqu'en 1942 et l'invasion et l'occupation par les troupes allemandes de tout le territoire français. Elle devient alors Zone Sud (ZS).

Dans ce texte :

Petit à petit... de françois delpla le vendredi 05 octobre 2018 à 06h48

... les thèses fautives de Paxton (toutes ne le sont pas) sont battues en brèche par la recherche française.

Le dernier livre de Laurent Joly ( ) marque à cet égard un tournant, notamment à propos de la genèse du statut des Juifs du 18 octobre 1940 (même si Joly s'obstine à le dater erronément du 3 -certes sa date officielle, mais les mensonges de Vichy n'auraient jamais dû être cautionnés par les historiens).

Or Tal Bruttmann, un chercheur de la génération de Joly, est aveugle à sa remise en question, tout à fait explicite, de Paxton, et écrit dans le Monde que les thèses de l'Américain sont confirmées !

Dans L’Etat contre les juifs, Laurent Joly brosse, en sept chapitres resserrés, un tableau de la politique antisémite de l’Etat français sous l’Occupation et de sa collaboration à la politique nazie de destruction des juifs. Fin connaisseur du Commissariat général aux questions juives fondé par le régime de Vichy, comme de l’antisémitisme français d’avant-guerre, l’historien propose ici une synthèse de l’apport des travaux de chercheurs ayant oeuvré au cours des dernières décennies.

Si le livre, qui vise à mettre ces connaissances à la disposition du plus grand nombre, est à dessein d’un abord simple, il est accompagné d’un important appareil critique permettant à chacun de se référer aux documents, témoignages et études sur lesquels il s’appuie. Il permet de faire le point sur un certain nombre de questions, de l’adoption du statut des juifs jusqu’à la poursuite après-guerre des responsables de l’antisémitisme d’Etat, en passant par le degré de connaissance de la « solution finale » qu’avaient les contemporains. Mais le coeur de l’ouvrage est consacré à la responsabilité de Vichy. Celle-ci, clairement établie par les travaux de Robert Paxton, Michael Marrus et Serge Klarsfeld, se trouve remise en cause depuis quelques années, non sur la base de travaux scientifiques sérieux, mais de manière purement idéologique. Le polémiste Eric Zemmour s’est notamment fait le chantre de la réhabilitation d’un Vichy qui aurait sacrifié les juifs étrangers au profit des juifs français, une théorie qu’il professe depuis une bonne demi-douzaine d’années et qui connaît un regain ces dernières semaines, avec une exposition médiatique accrue.

1944 : une victime juive sur deux était française.
A cet égard, L’Etat contre les juifs constitue une réponse puissante et claire. L’une de ses lignes de force est de montrer à quel point les juifs français n’ont pas été épargnés par la « solution finale » – de la rafle du Vél’ d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, dont la majeure partie des enfants qui en furent victimes étaient nés en France, jusqu’à l’année 1944, au cours de laquelle une victime juive sur deux était française –, pas plus qu’ils n’ont été à l’abri des mesures antisémites, prises dès 1940. L’étude s’appuie en particulier sur les travaux réalisés en matière de micro-histoire (tels ceux d’Ivan Ermakoff, Nicolas Mariot et Claire Zalc, qui ont permis d’affiner et d’éclairer de nombreux points en étudiant la persécution, ses agents et ses victimes.

Le chapitre consacré à la rafle du Vél’ d’Hiv, intégrant la technique du changement d’échelles pour examiner les rouages de la rafle la plus meurtrière opérée en France, suit le processus de décision depuis le sommet de l’Etat jusqu’au niveau des commissariats parisiens. Il constitue une véritable avancée en matière de connaissance. La volonté d’affirmer la souveraineté à l’échelon étatique – ce que Laurent Joly nomme l’« hubris technocratique » de René Bousquet, alors secrétaire général de la police de Vichy – et celle de montrer le bon fonctionnement des services à l’échelon inférieur se rencontrent au service d’une politique antisémite dont la majorité des acteurs ne sont pas animés par l’antisémitisme mais par une détermination à faire la preuve de leur efficacité, quels que soient les ordres qu’ils reçoivent. Les attitudes des serviteurs de l’Etat – question qui avait déjà été mise en lumière par diverses études – forment ainsi un mélange d’idéologie, d’intérêts personnels, de questions de carrières qui mène, non pas systématiquement, mais bien souvent, à des décisions funestes pour les juifs.

Les exemples qui émaillent l’ouvrage montrent au plus près la mécanique complexe de la persécution. Lourde responsabilité de l’Etat français La conclusion de l’ouvrage propose une analyse comparatiste de la Shoah entre les différents pays d’Europe qui dépasse la seule perspective du bilan. Car le taux de survie des juifs de France (75 %) est souvent posé sans être véritablement questionné. Robert Paxton n’a cessé de souligner, ces dernières années, à quel point ce taux était en trompe-l’oeil et ne permettait pas de saisir l’importance de la collaboration d’Etat en France dans la « solution finale » (voir la nouvelle édition de Vichy et les juifs ( ), avec Michael Marrus, Livre de poche, 1024 p., 9,90 €). Prolongeant cette réflexion, Laurent Joly éclaire d’un jour cru la lourde responsabilité de l’Etat français, qui a largement compensé les déficiences de moyens de l’occupant dans le domaine de la traque des juifs. On peut certes regretter que l’importance de la rafle en zone libre, qui fut, le 26 août 1942, le pendant de la rafle du Vél’ d’Hiv, sa signification politique en matière de collaboration et son ampleur demeurent minorées. Mais l’ensemble constitue une mise à jour importante de la connaissance de la persécution d’Etat contre les juifs, qui rassemble les acquis des trente dernières années et ne peut guère souffrir de contestation.

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