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Ils ont refait le monde 1919-1920 - Jacques-Alain de Sedouy
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Autour - Allemagne nazie
-

Lors de l'offensive des Ardennes en décembre 1944, deux missions de commandos furent planifiées et reçurent les noms de code "opération Autour" (Stösser) et "opération Griffon" (Greif).
L'opération Autour, confiée au lieutenant-colonel von der Heydte, était destinée à faire sauter des parachutistes sur les Hautes-Fagnes avec l'objectif de prendre le contrôle des ponts et carrefours sur les routes des Ardennes.

Dans ce texte :

Un traité controversé - John M. Keynes de Francis Deleu le jeudi 19 octobre 2017 à 21h14

Bonsoir,

Déjà en 1913, avant la Première Guerre mondiale, le célèbre économiste britannique, John M. Keynes notait que le système économique européen se groupait autour de l'Allemagne considérée comme le soutien central de l'économie européenne. Selon lui, la prospérité du reste du continent dépendait principalement de la prospérité et de l'esprit d'entreprise de l'Allemagne.
Nous comprenons dès lors mieux les critiques acerbes du Traité de Versailles énoncées par Keynes dans son livre Les conséquences économiques de la paix, publié en 1919. (traduit en français en 1920)
Une traduction française est gratuitement disponible sur Internet ici :

Pour s'en faire une petite idée, un extrait (épuré des détails techniques):

***** (...) En dehors des autres aspects de la question, la campagne accomplie pour faire payer par l'Allemagne les dépenses de guerre, nous semble avoir été un des actes les plus graves de folie politique dont nos hommes d'État aient jamais été responsables. [1] C'est vers un avenir bien différent que l'Europe aurait pu se tourner, si M. Lloyd George ou M. Wilson avaient compris que les plus importants problèmes qui devaient les occuper n'étaient ni politiques, ni territoriaux, mais financiers et économiques, et que les dangers qui menaçaient n'était pas dans des questions de frontières et de souveraineté, mais de ravitaillement, de charbon et de transports..... (...)

C'est ainsi que l'examen scientifique des capacités de paiement de l'Allemagne fut écarté dès le début. (...) La position financière de la France et de l'Italie était si mauvaise [2] qu'il était impossible de faire entendre raison à ces pays au sujet de l'indemnité allemande, à moins de leur indiquer en même temps quelque autre moyen d'échapper à leurs embarras. À notre avis, les représentants des États-Unis eurent grand tort de n'avoir nulle proposition constructive à offrir à une Europe souffrante et bouleversée.

Il faut aussi noter en passant un autre élément de la situation, à savoir l'opposition qui existait entre la politique « d'écrasement » de M. Clemenceau et les nécessités financières de M. Klotz.[3] Le but de Clémenceau était d'affaiblir et de détruire l'Allemagne par tous les moyens possibles, et nous imaginons qu'il a toujours été quelque peu dédaigneux au sujet de l'indemnité, car il n'était pas dans ses intentions de laisser à l'Allemagne le moyen de manifester une grande activité commerciale. Mais il ne se donnait pas le souci de comprendre quelque chose, soit à l'indemnité, soit aux difficultés financières écrasantes de ce pauvre M. Klotz. Si cela amusait les financiers d'introduire dans le traité de très vastes réclamations, eh bien, il n'y avait pas de mal à cela, mais la satisfaction de ces demandes ne devait pas pouvoir faire obstacle aux exigences essentielles d'une "Paix punique" [4].*****
Bien cordialement,
Francis.

[1] Keynes fait allusion à certains discours du premier Ministre Lloyd George pendant la campagne électorale de 1918. le 29 novembre: "Le justice des réclamations n'est pas douteuse.L'Allemagne doit payer autant qu'elle pourra. Mais nous ne la laisserons pas payer par des moyens qui ruineraient notre industrie".
Le 6 décembre: "Tous les Allliés européens ont admis le principe que les puissances centrales doivents payer ce qu'a coûté la guerre jusqu'à la limite de leurs capacités"

[2] en raison de l'inflation.

[3] Klotz Louis-Lucien, Ministre français des Finances sous le gouvernement de Clemenceau.

[4] Paix punique ou Paix carthaginoise.

*** / ***

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