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Site personnel de F. Delpla, Historien 1939-45 - François Delpla
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Anton - Allemagne nazie
-

Nom de code de l'occupation de la zone libre effectuée par la Wehrmacht le 11 novembre 1942 en réaction au débarquement allié en AFN et de l'armistice signé par Darlan à Alger, le 10 novembre, avec les Américains.


Führer - Allemagne nazie
-

Chef suprême, guide et conducteur de la nation.
Le titre fut adopté officiellement par Hitler en août 1934. Le Führer incarne la nation et le peuple et concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Le Führerprinzip fonde le régime nazi: "Hitler ist das Gezetz" (Hitler est la loi).


Historiographie
-

Ensemble des documents historiques concernant une période donnée.
(Merci Laurent PP)

-

La recherche, l'établissement et l'analyse en vue d'une synthèse critique de "toutes" les lectures historiennes d'un événement ou d'une période. (Vichy, Indochine, Algérie...)
(Merci René)


R - Résistance (France)
-

Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).

En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")


PS - Poste de secours - France
-

Poste de secours à ne pas confondre avec un parti politique.


RMC - Royal Marine Commando - Grande-Bretagne
-

Commandos de marine britannique.

Dans ce texte :

Le Hitler nouveau est (presque) là ! de françois delpla le jeudi 28 avril 2016 à 11h51




Lettre d'information du site de François Delpla

n° 116




Chers abonnés,


La coupe est à présent presque pleine.

Après l’édition savante de Mein Kampf par l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, chargée de commentaires moralement superflus mais scientifiquement salutaires,
et le tome 1 des Propos intimes et politiques,

la reconstitution, sous la plume de Harald Sandner et sous le titre « Hitler / Das Itinerär / Aufenthaltsorte und Reisen von 1889 bis 1945 » (Hitler / L’itinéraire / Lieux de séjour et voyages de 1889 à 1945), de l’agenda journalier de Hitler,
achève pratiquement de nous donner les instruments requis
pour appréhender le fonctionnement de l’objet politique singulier qu’était le national-socialisme,
en donnant à son chef seulement sa place, mais toute sa place, considérable… et à considérer,
en toutes circonstances et sur toute question.

Sandner fait justement remarquer que les biographes ne prennent pas toujours le temps de vérifier la chronologie des déplacements du dictateur, alors que lui s’est donné, pendant une décennie, cette mission unique. Dans les années 1970, le Français Ray Petitfrère, dans les quatre volumes de son Pas à pas avec Hitler, avait d’une part compilé des sources livresques plutôt qu’archivistiques et, d’autre part, rendu peu maniable son propre travail par un plan géographique et non chronologique.

Le livre de Sandner, d’après les extraits mis en ligne par l’éditeur , ruine par exemple l’idée reçue que Hitler n’avait pas discouru en dehors de la Bavière avant 1925, alors qu’il l’avait fait à Stuttgart dès le 7 mai 1920. La portée d’une telle erreur et la fécondité potentielle d’une pareille correction n’échapperont, je pense, à personne.

J’aurais moi-même erré dans ma biographie de 1999 en écrivant que Hitler avait occupé son appartement munichois en septembre 1929 et accueilli sa nièce Geli en novembre (je m’étais fié au très fiable Anton Joachimsthaler). Sandner écrit qu’ils ont emménagé ensemble le 5 octobre, mais l’extrait en ligne n’indique pas de source. Si le fait était avéré, il jetterait une lumière nouvelle sur leur proximité, et sur la sous-estimation de celle-ci par l’historiographie –ce qui ne veut pas nécessairement dire, entendons-nous bien, que la question de leur intimité physique doive recevoir désormais une réponse affirmative (elle reste selon moi improbable à l’heure qu’il est, et l’oncle suspect de lutter contre un désir d’épousailles qui le détournerait de sa « mission » ; les mémoires d’Otto Wagener, confident alors le plus proche, sont très éclairants à ce sujet).

Concernant mes « Propos », je ne serai pas plus royaliste que ce client anonyme d’Amazon qui a écrit le 3 avril :
« Une plongée incroyable au coeur du nazisme ...,
... comme il y en a peu. Moins rébarbative et repoussante seulement sur le fond, cette nouvelle traduction et surtout les commentaires judicieusement disposés permettent une lecture accessible pour le lecteur curieux.
L'écart avec la traduction "suisse" est tout simplement incroyable ! »
d’autant plus qu’une autre de ses critiques le montre capable d’une grande sévérité pour « l’auto-célébration », la « rédaction facile » et l’absence de nouveauté.

L’une des questions qui restent à trancher porte sur LE VOL DE RUDOLF HESS et la connaissance préalable que Hitler en avait, ou non. Il se trouve que Karl Zéro vient de réaliser sur ce sujet un documentaire qui sera diffusé sur RMC Découverte le vendredi 13 mai à 21h 30, à l’occasion du soixante-quinzième anniversaire de l’escapade. Il interroge (séparément) huit historiens qui se sont récemment exprimés sur le sujet, dont Peter Padfield, Rainer Schmidt, François Kersaudy et moi-même. Le résultat me semble concluant ou, du moins, propre à acheminer le débat vers une conclusion prochaine.

Une autre approche de Hitler, et une autre raison de renouveler notre regard sur lui, est offerte par les interminables développements de L’AFFAIRE HEIDEGGER , en voie peut-être aussi de conclusion avec la parution, et surtout le commentaire philosophique, des Cahiers noirs -un livre qui divise profondément la vaste cohorte des heideggériens français. L’histoire montre ici encore son utilité, avec la parution de la première biographie d’historien, signée de Guillaume Payen et complétant avantageusement celle du philosophe Rüdiger Safransky.

Ce qui manque peut-être encore dans les analyses, c’est une prise en compte suffisante de la fascination de Heidegger par Hitler ; pour cela, il faut à la fois admettre que le philosophe avait une capacité éminente de prendre des vessies pour des lanternes, jusqu’au cœur de sa méditation sur l’Etre, mais aussi que Hitler avait une épaisseur historique dont le déni est, à tous égards, aveuglant et contre-productif.

Quoi qu’on pense du fondateur américain de l’enseigne, Facebook se révèle un instrument fort utile pour que le débat public entre universitaires, sans exclure les amateurs passionnés, prenne enfin, sur ces matières, son essor. Les groupes « ISSN » et « Heidegger, les Cahiers noirs » en sont l’épicentre.

Quant au groupe « L’histoire, un métier » , il a vu une mise au point salutaire sur une phrase attribuée à Goebbels alors qu’elle expose la théorie orwellienne de la « novlangue », qui va au nazisme comme un tablier à une chèvre… mais la Toile avait gobé la bourde sans mot dire, et encore moins maudire ! Là encore, l’originalité et la spécificité nazies sont noyées dans des nébuleuses : le totalitarisme en l’occurrence, mais le fascisme ou « les éléments les plus chauvins du capital » ne sont pas des concepts moins lâches.

Soyons courageux !


Frémainville, le 29 avril 2016


PS.- Et surtout ne perdons pas le moral quand la réaction se pare encore des atours de la nouveauté, ainsi dans la Dépêche du Midi le 30 mars dernier :

*** « Hitler et les apôtres du mal».

Docu-info - Historique | Inédit | 2016 | 95min. (20H55 / 22H30)
Présentation : Bernard de La Villardière
Réalisation : Fabien Vinçon
Hitler serait l'ange déchu, le diable, l'homme qui aurait hypnotisé et précipité dans l'horreur tout un peuple et plongé le monde entier dans la guerre. Seul, le Führer aurait tout décidé et tout prévu. Et si cette version de l'Histoire si souvent présentée à la télévision était inexacte ? Ce documentaire à contre-courant brosse un portrait très différent d'Hitler : un chef paresseux, isolé, coupé de la réalité, incapable de gouverner sans ses «apôtres» : Goering, Goebbels, Himmler... Des hommes cabossés, des ratés, des frustrés qu'il a rencontrés et recrutés à Munich dans les années 1920 et qui lui doivent tout. Sans le nazisme, ils ne sont rien. ***


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*** / ***

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