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5 ans à la tête de la DST - Jean Rochet
La description du sujet




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Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

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le Glossaire de Francis a trouvé :


Bastien (Lydie)
-

Maîtresse de René Hardy.


Cagoule
-

Sobriquet du CSAR (Comité Secret d'Action Révolutionnaire) (voir ce terme), mouvement clandestin créé en 1934 après l'échec du putsch du 6 février 1934, par les déçus de l'Action Française.


Collaboration - Vichy
-

Mémento des principaux mouvements politiques collaborationnistes sous Vichy.

- PPF : Parti Populaire Français (Jacques Doriot) - organe de presse: "Le Cri du Peuple de Paris"

- MSR : Mouvement Social Révolutionnaire (Eugène Deloncle)

- CSAR : Comité Secret d'Action Révolutionnaire - appelé par dérision "La Cagoule". - organe de presse: "La Vie nationale".

- RNP : Rassemblement National Populaire (Marcel Déat) - organe de presse: "L'Oeuvre".

- La Parti franciste (Marcel Bucard) - organe de presse: "Le Francisme".

- PFNC : Parti Français National Collectiviste (Pierre Clementi) - organe de presse: "Le Pays Libre".

- La Ligue française (Pierre Constantini) - organe de presse: "L'Appel".

- Le Front franc (Jean Boissel) - organe de presse: "Le Réveil du Peuple".

- Le Feu (Maurice Delaunnay) - organe de presse: "La Tempête".

- Le Groupe Collaboration (Alphonse de Châteaubriant) - organe de presse: "La Gerbe".


Combat - Résistance (France)
-

L'un des premiers mouvements de résistance en Zone Sud. Fondé par Henri Frenay. Le mouvement "Combat" est issu de la fusion du MLM (Mouvement de Libération Nationale)d'Henry Frenay et Bertie Albrecht avec le Mouvement des Démocrates Chrétiens "Libertés".


Hardy (René) - Résistance (France)
-

Ingénieur SNCF, recruté par le mouvement "Combat", chef du NAP-Fer (Noyautage des Administrations Publiques - la SNCF.


Milice - Vichy
-

Instituée le 30 janvier 1943, sous l'autorité du chef du gouvernement, Vichy se dote d'une troupe de choc, La Milice, sorte de garde prétorienne, chargée du maintien de l'ordre et plus particulièrement de la traque des communistes et des Résistants. A la tête de la Milice: Joseph Darnand.


Moulin (Jean) - Résistance (France)
-

(Bézier 1899 - en déportation 1943)
Préfet à Chartres, il fut mis en disponibilité en juin 1940 par le gouvernement de Vichy.
À Marseille, il rencontra Henri Frenay et rejoignit Londres. Parachuté en zone sud en 1942, il fut chargé par le général de Gaulle de rassembler la Résistance française et constitua l'Armée secrète. Délégué général au Comité national français de Londres, il créa une administration de la Résistance et organisa les services communs à tous les mouvements et réseaux. Fondateur et premier président du Conseil national de la Résistance, qu'il réunit pour la première fois le 27 mai 1943 à Paris, il fut livré par trahison à Caluire, le 21 juin 1943. Torturé, il mourut au cours de son transfert en Allemagne le 8 juillet 1943.
[Source : Dictionnaire des personnages in La France en guerre, du Front populaire à la victoire 1943 - 1945 (Histoire de France illustrée), (s. dir. Ph. Masson), Paris : Larousse-Sélection du Reader's Digest, 1988]
Compagnon de la Libération


Quartier Général - QG - Divers
-

Plus petit que Grand Quartier Général... forcément.


Résistance
-

Henri Michel dans un de ses livres, - Les idées politiques et sociales de la Résistance, PUF, 1954, p.3 - fait une description très vivante, parlant de la Résistance française.

"Le mot Résistance est apparu pour la première fois dans le discours que le général de Gaulle a prononcé à la radio britannique, le 22 juin 1940; il sera repris ensuite par un des premiers journaux clandestins de la France occupée, puis servira de nom à plusieurs mouvements. Il finit par designer tous ceux qui refusaient d'accepter l'armistice et de croire la défaite définitive, et qui luttaient, chacun dans sa sphère et selon ses moyens, pour être délivrés de l'occupation allemande."
(publié par Laurent Boussaton)


Service de police anticommuniste - SPAC - Vichy
-

Créé en octobre 1941. Le SPAC sera dissout lorsque les multiples organes de répressions policières seront absorbés par le SGP (Service Général de la Police) dirigé par René Bousquet.


DST - Direction de la Surveillance du Territoire - France
-

Son histoire, son organisation, ses missions... sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur :
DST


PPF - Parti Populaire Français - Vichy
-

Fondé en 1936 par Jacques Doriot, transfuge du Parti Communiste. Se disant néo-socialiste (communiste nationaliste), le PPF se rallie à Pétain et prône la collaboration avec l'Allemagne nazie.


SD - Sicherheitsdienst - Allemagne nazie
-

Service de sécurité responsable de la surveillance intérieure, du renseignement, de l'espionnage et du contre-espionnage du parti.
Dans l'organigramme du RSHA (Office Central de la Sécurité du Reich) le SD est désigné:
- Amt III Inland SD (service de renseignement intérieur)
- Amt VI Ausland SD (service de renseignement à l'étranger)


SR - Service de Renseignements - France libre
-

Créé et dirigé par le colonel Passy, le SR deviendra le BCRAM (Bureau Central de Renseignements et d'Action Militaire), précurseur du BCRA.


SR - Parti socialiste révolutionnaire - Union soviétique
-

Parti socialiste révolutionnaire. Créé en 1902, le Parti socialiste révolutionnaire se réclame des traditions populistes du mouvement révolutionnaire russe. Plus proche du monde paysan que du monde ouvrier, le SR entrera en conflit avec le parti de Lénine.


SS - Schutzstaffel - Allemagne nazie
-

"Echelon de protection" ou "Section de protection".
Créée en 1923, la SS est d'abord la garde prétorienne de Hitler. Sous l'impulsion de Heinrich Himmler qui en prend la tête le 6 juin 1929, elle devient la police du Reich. A partir de 1937, la SS est chargée de la gestion du système concentrationnaire.
Himmler portera le titre de "Reichsfürher-SS".

A partir de 1935, la SS se subdivise en différentes branches notamment:
- SS Verfügungstruppe (troupes mises à disposition), organisées militairement et qui deviennent, au début de la guerre, les Waffen SS.
- SS Totenkopf (tête de mort) chargées de la garde des camps de concentration.

Dans ce texte :

Impasse et nouvelle piste de Etienne Lorenceau le lundi 22 décembre 2014 à 18h15

Bien que les accusations de collaborations subsistent, la possibilité que Maurice Picard ait été un agent de l'Abwehr arrêté par la Gestapo s'amenuisent en effet il a été arrêté par la Gestapo du 11 rue des Saussayes dirigées par le principal adjoint, le S.S. Sturmbannfurer (commandant) Boelmelburg, assistant d'Helmut Knochen installé au 72 avenue Foch. Cette adresse, près de l'Elysée, était devenu le quartier général exécutif de la Gestapo à Paris.
S'il a originellement trahi auprès de la Gestapo, c'est bien cette même Gestapo qui l'a arrêté.
Mon hypothèse de recherche fondée sur la rivalité (réelle) entre l'Abwehr et les SS n'est donc pas retenable.

Par ailleurs Edmond Michelet, ancien déporté à Dachau (où il n'est pas contesté que Maurice Picard fut temporairement déporté), le Dr Boutbien, président de la Fédération des anciens déportés (également déporté au en juillet 1943 à Natzweiller-Struthof et transféré en 1944 à Dachau), le colonel Pierre Fourcaut chef du réseau Brutus envoyé de Londres arrêté à Marseille le 28 Aout 41 et évadé le 10 Aout 1942, puis arrêté à nouveau -grièvement blessé- le 19 mai 1944 à Albertville et évadé à nouveau de la prison de Chambéry le 6 août 1944 avant de retourner à Londres) vinrent témoigner en faveur de Maurice Picard lors de son procès.

Nouvelles pistes à décharge à explorer face aux témoignages à charge de Marc Rucart et autres résistants lors du procès de Raymond Richard dont on peut retrouver le dossier d'instruction grâce à un article de l'Express du 19/11/1998

"Les liaisons dangereuses de Bénouville"

Raymond Richard arborait la francisque, c'était un agent allemand, mais le mouvement Combat le considérait comme l'un des siens dès le premier semestre de l'année 1943! Ce salaud, cet antihéros qui a fait tomber des centaines de résistants ne fait pas l'objet d'une seule ligne dans les livres d'histoire. Il a pourtant pénétré la Résistance comme aucun autre, en tenant les discours que certains résistants attendaient, tout particulièrement dans le registre de l'anticommunisme. Il est l'une des clefs du mystère Hardy, dont le rôle à Caluire fut fatal à Jean Moulin.
Raymond Richard était proche du Dr Ménétrel, principal conseiller de Pétain, et de Joseph Darnand, patron de la Milice. Depuis juillet 1940, il était aussi l'agent de l'Abwehr E 7122, "traité" par Alexander von Kreutz, un proche collaborateur d'Oscar Reile, patron de l'hôtel Lutetia. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, il travaillait pour le SD de la Gestapo de l'avenue Foch. Ancien camelot du roi, Raymond Richard s'occupait déjà du service de renseignement de l'Action française. Après l'éclatement de la Cagoule, dont il a été un membre actif, il adhère en 1938 à un mouvement similaire nommé "Ordre national et prestige" et continue de traquer les communistes et leurs alliés en entrant au SR de ce mouvement. Pendant cette période "nationale", il fait la connaissance d'Alexander von Kreutz et se lie à Jehan de Castellane, autre cagoulard, ami de Pierre de Bénouville... Le 1er octobre 1941, Raymond Richard entre au Service de police anticommuniste (Spac) du ministère de l'Intérieur et recrute une quinzaine d'inspecteurs auxiliaires appartenant aux mouvements collaborationnistes MSR et PPF. Il recommence à traquer les communistes, les francs-maçons et les patriotes. Parallèlement, il travaille pour l'Abwehr, pour le SD et pour le Dr Ménétrel. En janvier 1943, il est vidé du Spac et développe dès lors à grande échelle son travail de renseignement pour le Dr Ménétrel, montant un service qui prend le nom de "L'Equipe" ou appelé communément "SR Ménétrel". Le dossier d'instruction de Raymond Richard devant la cour de justice de la Seine (1) permet de connaître les instructions qu'il donne et le travail qu'il effectue à partir de mars-avril 1943: "J'ai l'idée, explique-t-il, de pratiquer le contact direct pour déceler le travail communiste au sein des organisations de la Résistance." Il crée à cette fin une brigade spécialisée dans l'étude du noyautage de la Résistance par les communistes.
Tous deux parlaient la langue cagoularde
Ala fin de 1942, Raymond Richard avait évidemment remarqué que Jehan de Castellane était devenu, avec Georges Soulès, l'un des patrons du très collaborationniste MSR d'Eugène Deloncle. Castellane et Soulès entretiennent des liens étroits d'un côté avec Pierre Laval et le Dr Ménétrel, de l'autre avec Pierre de Bénouville et la Résistance. Richard demande à Castellane de venir le voir à son bureau. Il lui raconte qu'il a été chassé du Spac parce que "trop patriote", puis lui confie petit à petit qu'il "travaillait pour le cabinet du Maréchal et que, dans le cadre de la propagande et de l'information, il faisait partie d'un petit groupe appelé ??L'Equipe'', chargé de diffuser les mots d'ordre du Maréchal... (2)". Les deux hommes se revoient plusieurs fois. Convaincu que Castellane était "mûr" - il ne faut pas oublier qu'ils parlaient tous les deux la langue cagoularde - Richard lui fait part de son désir d'entrer en contact avec la Résistance. Castellane met Richard en contact avec René Hardy et Pierre de Bénouville. Richard fournit quelques "échantillons" de renseignements jugés "incomplets". Il offre alors d'effectuer un travail plus sérieux, mais déclare à Castellane que, "pour ce faire, il lui faudrait des moyens financiers afin d'appointer ses agents. Ceux-ci, en effet, travaillaient pour lui bénévolement ou presque". Faux, puisque Richard touchait de l'argent de Ménétrel et de l'Abwehr. Castellane transmet la proposition de Raymond Richard à René Hardy, qui accepte de discuter. "Je n'assistai pas à l'entretien Bardot (Hardy) -Richard, par prudence, précise Jehan de Castellane. Mais, peu après, je revis Richard, qui se déclara très heureux et satisfait de ce contact." Richard avait sans doute obtenu satisfaction financièrement, car il insista, après cet entretien, pour dédommager Castellane. Lydie Bastien, maîtresse de René Hardy, vient souvent à Paris, où elle voit chaque fois Jehan de Castellane et Raymond Richard. Elle est "Béatrice" pour le premier, "Mme Pelletier" pour le second. Elle fait également la liaison entre l'un et l'autre, amenant de la part de Castellane des renseignements à Richard, notamment sur la Milice, pour qu'il les achemine au cabinet du Maréchal. L'intimité entre Richard, Castellane, Lydie Bastien, René Hardy et Pierre de Bénouville est telle que ces deux derniers considèrent les deux premiers comme des agents de Combat; de son côté, Richard voit en Castellane et en Lydie Bastien - et, par son biais, René Hardy - des agents de son organisation, le SR Ménétrel.
Les ambiguïtés ne s'arrêtent pas là. Georges Soulès, qui avait établi, lui aussi, des relations étroites avec Pierre de Bénouville, au point de disposer d'une boîte postale pour communiquer avec lui, insistera plus tard sur les "rapports avec Pierre Laval, le cabinet du Maréchal, le général de Bénouville et le réseau de Jean Gemahling [qui] s'étaient définitivement noués...". Et il développe les raisons idéologiques et politiques expliquant ces passerelles jetées entre une partie de la Résistance et Vichy: "Alors que le fossé semblait se creuser de plus en plus entre les vichyssois et les gaullistes, de bons esprits commençaient un peu partout à penser qu'avant de se chercher des alliés à Londres ou à Berlin il ne serait pas inutile de prêcher aussi la ??collaboration franco-française'', c'est-à-dire de rapprocher les militants disposés à reconnaître que la division des jeux entre Vichy et Londres avait été conforme à la nature des choses et à préparer ainsi, quelle que fût l'issue de la guerre, les conditions d'une réunification paisible." De nombreuses rencontres informelles sur ce thème de la "réconciliation franco-française" eurent lieu durant le premier semestre de 1943 avec des "résistants dont plusieurs, plus tard, devinrent célèbres".
Une note d'Antoinette Sachs, qui fut la compagne et la collaboratrice de Jean Moulin - pendant une trentaine d'années, après la guerre, elle a cherché à percer le mystère de Caluire - puisée manifestement à bonne source, affirme que le "montage de l'affaire de Caluire" était une "dernière chance" donnée à Hardy par l'Abwehr, "faute de quoi il serait sérieusement saqué"
(1) CARAN. Z6/530 et 531 (dossier 4760).
(2) Témoignage de Jehan de Castellane devant la DST, le 9 février 1945."

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