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La Tondue : 1944-1947 - Philippe Frétigné et Gérard Leray
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Conseil National de la Résistance - CNR - Résistance (France)
-

Créé par de Gaulle le 27 mai 1943, le C.N.R. rassemble groupements de la résistance, formations politiques résistantes et syndicats ouvriers, chargé pour la France occupée, de former un parlement de la Résistance. Jean Moulin en assume la présidence jusqu'à son arrestation à Caluire le 21 juin 1943. Il sera remplacé par Georges Bidault.


Moulin (Jean) - Résistance (France)
-

(Bézier 1899 - en déportation 1943)
Préfet à Chartres, il fut mis en disponibilité en juin 1940 par le gouvernement de Vichy.
À Marseille, il rencontra Henri Frenay et rejoignit Londres. Parachuté en zone sud en 1942, il fut chargé par le général de Gaulle de rassembler la Résistance française et constitua l'Armée secrète. Délégué général au Comité national français de Londres, il créa une administration de la Résistance et organisa les services communs à tous les mouvements et réseaux. Fondateur et premier président du Conseil national de la Résistance, qu'il réunit pour la première fois le 27 mai 1943 à Paris, il fut livré par trahison à Caluire, le 21 juin 1943. Torturé, il mourut au cours de son transfert en Allemagne le 8 juillet 1943.
[Source : Dictionnaire des personnages in La France en guerre, du Front populaire à la victoire 1943 - 1945 (Histoire de France illustrée), (s. dir. Ph. Masson), Paris : Larousse-Sélection du Reader's Digest, 1988]
Compagnon de la Libération


Parti Communiste - PC

R - Résistance (France)
-

Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).

En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")


Résistance
-

Henri Michel dans un de ses livres, - Les idées politiques et sociales de la Résistance, PUF, 1954, p.3 - fait une description très vivante, parlant de la Résistance française.

"Le mot Résistance est apparu pour la première fois dans le discours que le général de Gaulle a prononcé à la radio britannique, le 22 juin 1940; il sera repris ensuite par un des premiers journaux clandestins de la France occupée, puis servira de nom à plusieurs mouvements. Il finit par designer tous ceux qui refusaient d'accepter l'armistice et de croire la défaite définitive, et qui luttaient, chacun dans sa sphère et selon ses moyens, pour être délivrés de l'occupation allemande."
(publié par Laurent Boussaton)

Dans ce texte :

Le commissaire Porte et l'épuration de Francis Deleu le mardi 06 mars 2012 à 16h09

Bonjour,

Pour une meilleure compréhension de la personnalité du commissaire Porte, rassemblons ce qui a déjà été écrit au fil des mois :
- Et Charles Porte

- Qui était Charles Porte (lien déjà mentionné par Lebel)

- Le dossier Charles Porte

Poursuivons nos recherches !

Au chapitre « L'épuration de la police », Philippe Bourdrel, L'épuration sauvage, éditions Perrin, collection Temps, (pp 682/684) relate le parcours du commissaire Porte. Philippe Bourdrel cite les cas de policiers à la fois résistant et restés aux ordres de leur hiérarchie. Ecoutons Bourdrel :

(...) l'affaire du commissaire Porte confirme les problèmes qu'eurent à affronter les policiers de haut niveau pendant la « drôle de guerre » et l'Occupation et montre la difficulté à les résoudre par des réponses simples. Cette remarque peut d'ailleurs être étendue à toute l'administration de 1940 à 1944. Or le commissaire Porte en fit personnellement la pénible expérience, qui manqua certainement de peu le peloton d’exécution ou l’exécution sommaire.

Le commissaire Porte est en poste à Chartres depuis juillet 1939, Jean Moulin étant alors préfet d’Eure-et-Loir. En janvier 1940, soit après la déclaration de guerre – le parti communiste a été dissous en septembre 1939 par le gouvernement Daladier -, il fait arrêter un militant métallurgiste dont les activités sont jugées dangereuses pour la Défense nationale. Consulté sur l’opportunité de cette arrestation, Jean Moulin, dont l’accord était de toute manière nécessaire, donne son aval.

Le commissaire Porte se dévoue tant et plus en faveur des populations lors de l’exode et connaît à cette époque Frédéric-Henri Manhès, ami de Pierre Cot et bientôt collaborateur de Jean Moulin dans la Résistance. Quand Moulin est révoqué par le gouvernement de Vichy, il lui fait savoir qu’il tient à garder le contact avec lui. Moulin lui demande de rester à son poste où, lui assure-t-il, il sera bien placé pour rendre des services. Ce pronostic est vite confirmé puisque le commissaire entre en relation avec le B.O.A. [*] et participe, notamment, à un parachutage d’armes à Meslay-le-Grenet, à quinze kilomètres de Chartres.

Cependant la situation commence sérieusement à se compliquer pour le commissaire Porte. En mars 1942, en effet, une bouteille d’essence enflammée ayant été déposée devant la Librairie allemande de Chartres, les auteurs de l’attentat sont arrêtés par la police française et conduits au commissariat où ils sont interrogés. Ils sont jugés, quatre d’entre eux condamnés à mort et fusillés, le 30 avril, à Chartres.

Porte, toujours en poste à Chartres, poursuit ses activités dans la Résistance. Le 12 mai 1943, il est révoqué par Vichy, se planque à Neuilly-sur-Seine, et, gardant toujours le contact avec Jean Moulin, entre au service de sécurité du C.N.R.[**] qui lui confie des missions importantes. Il est arrêté, « balancé » par un de ses confrères, interrogé, interné à Fresnes, déporté le 27 avril 1944. Le 7 mai 1945, il revient, squelettique, de Buchenwald. Mais à peine a-t-il renoué avec la vie normale qu’il reçoit en guise de réception d’accueil, un mandat d’amener du juge d’instruction de Chartres agissant à la suite d’une plainte du Comité départemental de libération d’Eure-et-Loir.
Comprenant, bien évidemment, les motifs de la procédure dont il est l’objet, le commissaire Porte décide de replonger dans la clandestinité. Des indices ne trompent pas son instinct de professionnel, il sait qu’il est suivi, aussi va-t-il de cache en cache, frappe à toutes les portes possibles, obtenant notamment de l’aide de Laure, la sœur de Jean Moulin. Il apprend qu’on le recherche, entre autres lieux, à Marseille où l’on est venu interroger sa première femme.

En 1951, le commissaire Porte sort de l’ombre. Réintégré dans la police, il est nommé à Melun en 1951. Médaillé de la Résistance, il est fait officier de la Légion d’honneur. Le parti communiste trouva d’autres occasions de se rappeler au souvenir du commissaire dans ses nouvelles fonctions, mais on n’était plus au temps de la justice arbitraire.
Bien cordialement,
Francis.

Ndlr

[*] B.O.A. - Bureau des Opérations Aériennes
[**] CNR - Conseil National de la Résistance

*** / ***

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