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Vichy dans la Solution finale - Laurent Joly
La description du sujet




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Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

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le Glossaire de Francis a trouvé :


Asher (Serge) - Résistance (France)
-

Serge Asher est mieux connu sous le nom de Serge Ravanel, son pseudonyme de résistant. (voir sous Ravanel)


Autour - Allemagne nazie
-

Lors de l'offensive des Ardennes en décembre 1944, deux missions de commandos furent planifiées et reçurent les noms de code "opération Autour" (Stösser) et "opération Griffon" (Greif).
L'opération Autour, confiée au lieutenant-colonel von der Heydte, était destinée à faire sauter des parachutistes sur les Hautes-Fagnes avec l'objectif de prendre le contrôle des ponts et carrefours sur les routes des Ardennes.


Cohen (Albert)
-

Ecrivain (1895-1981). Né à Corfou, il émigre avec sa famille dans le midi de la France. Au lycée, il aura comme condisciple Marcel Pagnol avant de poursuivre des études de droit à Genève. Il prendra la nationalité suisse en 1919. L'écrivain s'est consacré à imaginer l'épopée de ceux qu'il appellera, au titre d'un de ses romans, "Les Valeureux". En 1968, son roman "Belle du Seigneur" obtint le grand prix du Roman de l'Académie française.


Historiographie
-

Ensemble des documents historiques concernant une période donnée.
(Merci Laurent PP)

-

La recherche, l'établissement et l'analyse en vue d'une synthèse critique de "toutes" les lectures historiennes d'un événement ou d'une période. (Vichy, Indochine, Algérie...)
(Merci René)


répression - Vichy
-

Le terme "répression", par une confusion du vocabulaire, est fréquemment utilisé pour désigner la politique de persécution menée, par Vichy ou par l'occupant nazi, contre les Juifs. Il serait plus exact de réserver le terme "répression" pour désigner la violence employée contre les communistes, les gaullistes et les résistants, poursuivis pour ce qu'ils **faisaient** ou **avaient fait**. Les Juifs étaient "persécutés" pour ce qu'ils **étaient**.


Zone - Résistance (France)
-

En zone Nord occupée, les régions étaient désignées par les lettres:
P : région de Paris.
A : région d'Amiens.
B : région de Bordeaux.
C : région de Châlons-sur-Marne.
D : région de Dijon.
M : Région de Le Mans.

En zone Sud, les régions étaient désignées par la lettre R suivie de 1 à 6.
(voir "R")


Zone Libre - ZL - France
-

Libre jusqu'en 1942 et l'invasion et l'occupation par les troupes allemandes de tout le territoire français. Elle devient alors Zone Sud (ZS).


Zone Occupée - ZO - France
-

Jusqu'en 1942, le territoire français occupé et administré par les Allemands au Nord de la ligne de démarcation. Après l'invasion de la Zone Sud, on dira Zone Nord (ZN)

Dans ce texte :

La petite phrase de Poliakov : introduction de Nicolas Bernard le lundi 21 décembre 2009 à 22h35

S’agissant du rôle de Vichy dans la déportation des Juifs de France, l’état de l'historiographie a été parfaitement résumé par André Kaspi : « Si les trois-quarts des Juifs de France ont échappé à la déportation, le doivent-ils au gouvernement de Vichy ? Cette fois, la réponse est négative sans réserve. (André Kaspi, « Vichy a-t-il sauvé les Juifs ? » in Les Collections de l'Histoire, n°3 octobre 1998, « Auschwitz et la Solution Finale », p.56-59).

Ainsi que je l’ai déjà expliqué à plusieurs reprises, Vichy a, dès 1940, mis en œuvre contre les Juifs une politique d’exclusion, de fichage et d’expropriation, tant par antisémitisme national que par souci de plaire au nouveau vainqueur qu’était l’Allemagne hitlérienne (voir également cet article de Francis Deleu). Désireux d’expulser en premier lieu les Juifs étrangers, ce en 1942, Vichy saisit l’opportunité offerte par les Allemands, qui réclament la déportation de 100.000 Juifs de France cette même année pour les exterminer en Pologne (le chiffre sera ramené à 40.000 pour la première phase, au regard des difficultés de transport ferroviaire) et conclut avec Berlin l’accord suivant : 40.000 Juifs étrangers, enfants inclus, devront être arrêtés par la police française en zone occupée et en zone « libre », internés et livrés aux Allemands. Le sort des Juifs français reste en suspens. Mais les rafles de juillet-août 1942 scandalisent l’opinion, qui pousse Vichy à réduire ses prétentions après une tentative de répression qui tournera court.

De fait, le gouvernement français va durcir son refus de livrer les Juifs français, tout en poursuivant, au cours de l’automne, les rafles de Juifs étrangers. Les revers militaires de l’Axe encouragent de moins en moins l’Etat français à se compromettre (notamment sur la question des dénaturalisations), rendant plus difficiles les opérations nazies contre les Juifs, même si au total 75.000 Juifs de France périront assassinés. Vichy ne mène, par ailleurs, aucune stratégie de sauvetage organisé, se bornant, en 1943-1944, à réduire sa participation aux rafles. Les sauvetages sont en fait le résultat d’une multitude d’actions individuelles courageuses, qui ne doivent rien à une planification élaborée par le clan Pétain-Laval.

L’historiographie a longtemps été lacunaire sur cette thématique, comme le rappelle pertinemment Michael Marrus (« Vichy et les Juifs : quinze ans après », in La France sous Vichy. Autour de Robert O. Paxton p. 49-62). Il a en effet fallu du temps pour franchir la muraille des passions, et tirer parti des archives françaises, allemandes, et même américaines, à l’instar de Serge Klarsfeld ou Robert Paxton, Asher Cohen ou Renée Poznanski. Jusque là, les thuriféraires du régime de Vichy avaient réussi à exploiter les zones d’ombre de la recherche, s’efforçant de réhabiliter l’Etat français en se lançant dans une pointilleuse comptabilité censée démontrer que le « bouclier » de Pétain aurait finalement été efficace…

A ce titre, les thuriféraires vichystes soulignent un fait exact, à savoir que les trois quarts des Juifs de France ont échappé à la déportation. De ce postulat, ils affirment, sans évidemment le démontrer, que le responsable d’un tel « taux » de sauvetage n’est autre que Vichy, affirmation dont les historiens ont fait litière. Mais ces avocats d’une cause perdue ont tenté de récupérer à leur profit l’une des premières études consacrées à la « Solution finale » à l’échelle européenne, pour en dénaturer le sens, et surtout sans tenir compte des prises de position ultérieures de son auteur. Je veux parler du Bréviaire de la Haine de Léon Poliakov.

Léon Poliakov, qui avait pu échapper aux déportations en 1942 grâce à des compatriotes qui avaient eu le courage de le cacher, avait entrepris, après la guerre, de retracer l'histoire de l'antisémitisme à travers les âges. Son livre Le Bréviaire de la Haine. Le IIIème Reich et les Juifs , paru chez Calmann-Lévy en 1951, avait tenté de dresser un premier état des lieux de l'extermination des Juifs pendant la Deuxième Guerre Mondiale, à une période où tous les témoins ne s'étaient pas exprimés, où toutes les archives n'avaient pas été compulsées, ce qui explique les lacunes de son travail, lacunes qu'il ne contestait d'ailleurs pas.

Poliakov, sur le régime de Vichy, avait notamment écrit que « du sort relativement plus clément des Juifs de France, Vichy fut le facteur prépondérant » (p. 268 de mon édition, c'est à dire Le Livre de Poche, 1974). Cette seule et unique phrase a longtemps été utilisée par les thuriféraires du Maréchal Pétain pour tenter de réhabiliter ce dernier, le plus souvent en arguant de la judéité de Poliakov - révélant par là un antisémitisme insidieux.

Cette récupération d'une phrase isolée d'un livre de plusieurs centaines de pages ne témoignait pas d'une grande rigueur - et pour cause, car la propagande ne s'embarrasse pas de rigueur - et se révélait problématique à plusieurs titres. Car même si Le Bréviaire de la Haine représentait l'état de l'historiographie en 1951, Poliakov n'était pas aussi favorable à Vichy que la petite phrase recyclée par les pétainistes le laissait entendre (I), outre que Poliakov a eu l’occasion de préciser par la suite son opinion sur le rôle de l’Etat français dans la « Solution finale » (II).

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