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La république trahie - Paul Marcus
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Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Combat - Résistance (France)
-

L'un des premiers mouvements de résistance en Zone Sud. Fondé par Henri Frenay. Le mouvement "Combat" est issu de la fusion du MLM (Mouvement de Libération Nationale)d'Henry Frenay et Bertie Albrecht avec le Mouvement des Démocrates Chrétiens "Libertés".


Gaulliste - France libre
-

Appellation péjorative des Français Libres
Jamais les Français Libres ne se dénommaient ainsi en parlant d'eux. Cette expression est une "invention de la propagande Allemande" écrit le général de Gaulle "qui tend à nous confondre avec ces anciens partis politiques qui portaient le nom de leurs chefs, "doriotistes ou "paul-fauristes" d'avant guerre." (dans "La 1ère DFL" du général Yves Gras)
JGh


Parti Communiste - PC

DST - Direction de la Surveillance du Territoire - France
-

Son histoire, son organisation, ses missions... sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur :
DST


RG - Renseignements généraux

Dans ce texte :

Ou est la vérité ? de Laurent Boussaton le samedi 04 juillet 2009 à 00h18

bonjour

Il aurait été monté une cabale contre Mitterrand parce que ce dernier aurait mis fin aux actions d'un service de police parallèle de lutte anti-communiste et commandé par un ancien des RG, le commissaire Dides, et viré quelques personnes.

Ce service fut créé par le préfet de police de Paris de l'époque Jean Baylot qui fut lui aussi remplacé peu après la découverte de l'affaire. Hors Baylot comme Dides étaient viscéralement anti-communistes, c'est très important pour la suite. Paul Marcus dresse des portraits fort éloquent des deux hommes: "Curieux personnage que ce Jean Baylot, diplômé de l'école des Bois, ancien militant syndicaliste des PTT, courageux pendant les deux guerres mondiales, trouvant des vertus dans le fascisme, pourfendeur par la même du communisme, membre d'une loge maçonnique donc tolérant dans l'esprit, ce qu'il n'était visiblement pas, enfin très hermétique à l'humour ou à l'ironie..."(p136-137) "Sa carrière avançait bien, mais Dides était tenaillé par la politique, et en cette année cinquante, la république était aux prises avec les communistes et la CGT d'un coté, et les gaullistes de l'autre. Le général avait donné, avec le discours de Bayeux, le coups d'envoi d'un combat sans merci contre cette république. Cette situation semblait parfaitement convenir à Jean Dides, puisqu'il était à la fois anticommuniste, gaulliste, hostile enfin à cette république dont il était l'un des fonctionnaires et qu'il se devait de servir. Il s'inscrivit au parti du général, le Rassemblement du peuple français, et sa présence fut visible et active au sein du service d'ordre de ce parti."(p139)
Hors Dides s'est aussi entouré de drôles de zèbres tel Alfred Delarue, un ancien des brigades spéciales de sinistres mémoires. il fut condamné à 20 ans de travaux forcés pour intelligence avec l'ennemi, évadé et pourtant réintégré dans la police. Ou André Baranès dont Edgar Faure, qui avait le sens des bon mots, disait de lui qu'il était "un agent double, triple ou quadruple, si souvent retourné qu'il aurait pu aussi bien revenir à sa position initiale." Sa couverture celle de pigiste, infiltré au parti communiste et au journal Libération. Hors Baranès était aussi en rapport avec le secrétariat général permanent de la défense nationale par l'intermédiaire d'un chef de service Roger Labrusse. Celui ci n'avait pas accès aux documents classés "secret-défense" et donc aux comptes-rendus des séances du comité de défense nationale. Se fut le propre chef de cabinet Jean-Louis Turpin du secrétaire général permanent de la défense nationale Jean Mons qui les lui procura, malgré des mesures de sécurité dites inviolables. Baranès en possession des documents les falsifiait puis les remettait à Dides qui les prenait pour argent comptant, comme ses supérieurs d'ailleurs. Dides se chargeait alors de les distribuer; à Christian Fouchet qui prévint immédiatement Mendès. Il se fit pincer en sortant de chez Fouchet par la DST en charge de l'enquête...
Voila pour les faits.
Maintenant que peut on reprocher à Mitterrand, il le dit lui même lors du débat au conseil de la république du 18 novembre 1954. Il a décidé seul et sur son ordre personnel donné au directeur de la sûreté nationale qui la répercuté à la DST, l'arrestation de Dides et ainsi pouvoir mettre fin aux fuites et ça a été efficace...Ensuite se fut le jeu politique classique qui cherche à déstabiliser ses adversaires en laissant filtrer des rumeurs fausses la plupart du temps, par exemple. Pour Paul Marcus c'était Mendès France qui était visé, pour Christophe Barbier c'était Mitterrand.

Ou comment une simple affaire de fuites de documents se transforma en tentative de déstabilisation politique...

cordialement

laurent

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