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Site personnel de F. Delpla, Historien 1939-45 - François Delpla
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Führer - Allemagne nazie
-

Chef suprême, guide et conducteur de la nation.
Le titre fut adopté officiellement par Hitler en août 1934. Le Führer incarne la nation et le peuple et concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Le Führerprinzip fonde le régime nazi: "Hitler ist das Gezetz" (Hitler est la loi).


R - Résistance (France)
-

Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).

En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")


Résistance
-

Henri Michel dans un de ses livres, - Les idées politiques et sociales de la Résistance, PUF, 1954, p.3 - fait une description très vivante, parlant de la Résistance française.

"Le mot Résistance est apparu pour la première fois dans le discours que le général de Gaulle a prononcé à la radio britannique, le 22 juin 1940; il sera repris ensuite par un des premiers journaux clandestins de la France occupée, puis servira de nom à plusieurs mouvements. Il finit par designer tous ceux qui refusaient d'accepter l'armistice et de croire la défaite définitive, et qui luttaient, chacun dans sa sphère et selon ses moyens, pour être délivrés de l'occupation allemande."
(publié par Laurent Boussaton)

Dans ce texte :

Inexactitudes manifestes... de Nicolas Bernard le mercredi 19 septembre 2007 à 09h47

Pour rappel, François Delpla estime que Hitler n'aurait jamais songé à envahir l'U.R.S.S. et à détruire les Juifs d'Europe si Churchill n'avait daigné lui tenir tête d'une part, et aurait d'autre part concrétisé cet esprit de résistance en massacrant des marins français à Mers el Kébir. Une thèse qui se rapproche de certaines théories émises par des historiens conservateurs britanniques dans les années 90, qui reprochaient à Churchill d'avoir été insuffisamment raisonnable et d'avoir prolongé un conflit qui ne pouvait que se radicaliser.

François Delpla n'invoquait pas d'autre preuve à l'appui de sa thèse que les journaux tenus par deux généraux allemands de l'état-major hitlérien, Jodl et Halder :

"d'après les journaux de Jodl et de Halder : avant le 3 juillet, il n'est question que de ménager la bonne entente avec l'URSS pour isoler la Grande-Bretagne et la contraindre à la paix; après, il n'est question que de liquider l'Etat soviétique".


Or, non seulement l'affirmation n'était en rien probante par elle-même (Halder planchait sur une offensive à l'Est depuis le mois de mai 1940, et il est douteux que Hitler n'en ait rien su, voire qu'il ne l'ait pas indirectement suggéré), mais était encore erronée sur le fond. Car le 2 juin 1940, Halder noterait dans son journal que Hitler allait s'en prendre à l'U.R.S.S. sitôt la paix avec la Grande-Bretagne signée.

Il s'agit là d'une citation extraite du journal de Halder. Une citation qui dément catégoriquement l'assertion de M. Delpla selon laquelle à aucun moment avant le 3 juillet 1940, donc antérieurement au raid de Mers el Kébir, les journaux de Halder et Jodl révèlent qu'"il n'est question que de ménager la bonne entente avec l'URSS". L'affirmation de M. Delpla, reproduite dans un ouvrage publié, est tout simplement fausse.

En réponse à cette révélation dévastatrice, François Delpla a d'abord cherché à remettre en cause l'authenticité même de la citation (message du 1er août 2007 posté sur ce fil) :
"Je ne suis pas en mesure de repondre sur la bribe du journal de Halder datee du 2 juin. Je compte y revenir quand j'aurai sous les yeux le texte complet."


Inutile de préciser que François Delpla n'a jamais reparlé de cette affaire, jusqu'à ce que je me décide à la lui rappeler à son bon souvenir, après lui avoir accordé six semaines de délai.

C'est alors qu'il a changé de fusil d'épaule. Sans doute avait-il vérifié l'authenticité de la citation (il possède le journal de Halder, qu'il avait mal lu, et donc mal utilisé). Bref, il n'avait d'autre choix que d'en minimiser la portée :
"... je maintiens tout ce que j'ai écrit sur un virage hitlérien après Mers el-Kébir et m'inscris évidemment en faux contre l'idée qu'un passage du journal de Halder, un mois plus tôt, pourrait le démentir. Il est à replacer dans ce contexte du début juin où Hitler acclimate doucement ses officiers à l'idée que l'Angleterre n'est pas l'ennemi principal. Il s'agit bien plutôt de les préparer à la paix avec elle qu'à un choc immédiat, ou prochain, contre l'URSS.


Mais là encore, François Delpla ne répond pas à l'essentiel. Il niait que le journal du général Halder mentionnât avant Mers El Kébir les intentions hostiles de Hitler vis-à-vis de la Russie communiste, ce qui était manifestement erroné : là résidait le grief majeur à l'encontre de sa théorie.

Cette dernière reposait en effet toute entière sur la prétendue absence de propos agressifs, de la part de Hitler à ses généraux, à destination de l'U.R.S.S. avant le 3 juillet 1940. Or, il n'en est rien, la citation du 2 juin 1940 le démontre parfaitement. Mais François Delpla s'efforce en retour de n'en tenir aucun compte. Usant de la traditionnelle expression "à replacer dans ce contexte", il en déduit, non qu'il a eu tort, mais que "Hitler acclimate doucement ses officiers à l'idée que l'Angleterre n'est pas l'ennemi principal. Il s'agit bien plutôt de les préparer à la paix avec elle qu'à un choc immédiat, ou prochain, contre l'URSS." Pourquoi, en ce cas, le Führer fait-il mention d'une guerre avec ladite U.R.S.S. ? Mystère.

Cette anecdote est surtout la preuve que François Delpla ne retient que ce qu'il veut retenir de certains témoignages. Si un personnage historique tient des propos qui corroborent la théorie de François Delpla, ce dernier les prend pour argent comptant. Si ce même personnage historique formule d'autres déclarations qui, cette fois, ne s'intègrent pas dans sa vision de l'Histoire, ces déclarations sont à leur tour écartées sans autre forme de procès, ou plutôt, puisqu'il faut rester pudique, "à replacer dans tel contexte".

Peut-être François Delpla ne s'est-il pas satisfait de sa petite explication. C'est pourquoi il changera une nouvelle fois de fusil d'épaule, et passera de la minimisation de la preuve à la négation de ses propres fariboles.

J'écrivais en effet :
"D'après François, les journaux des généraux Jodl et Halder ne faisaient nullement mention d'hostilités avec l'U.R.S.S. avant le 3 juillet 1940."


François Delpla répliquerait :
"Je n'ai jamais dit cela mais peut-être un lecteur de bonne foi pouvait-il le croire sincèrement."


Pourtant, François Delpla avait antérieurement écrit (c'est inscrit noir sur blanc dans ce fil) :
"C'est très clair d'après les journaux de Jodl et de Halder : avant le 3 juillet, il n'est question que de ménager la bonne entente avec l'URSS pour isoler la Grande-Bretagne et la contraindre à la paix; après, il n'est question que de liquider l'Etat soviétique."


J'avais, de surcroît, reproduit ce propos dans le message auquel il prétendait répondre. On notera également qu'il lui a fallu plus d'une demi-journée pour réaliser qu'il n'avait pas tenu les propos qui lui étaient reprochés...

Bref, cette attitude de déni de la vérité m'apparaît extrêmement révélatrice.

*** / ***

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