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5 ans à la tête de la DST / Jean Rochet

En réponse à
-1rien de trés secret! de Léon BEL

Impasse et nouvelle piste de Etienne Lorenceau le lundi 22 décembre 2014 à 18h15

Bien que les accusations de collaborations subsistent, la possibilité que Maurice Picard ait été un agent de l'Abwehr arrêté par la Gestapo s'amenuisent en effet il a été arrêté par la Gestapo du 11 rue des Saussayes dirigées par le principal adjoint, le S.S. Sturmbannfurer (commandant) Boelmelburg, assistant d'Helmut Knochen installé au 72 avenue Foch. Cette adresse, près de l'Elysée, était devenu le quartier général exécutif de la Gestapo à Paris.
S'il a originellement trahi auprès de la Gestapo, c'est bien cette même Gestapo qui l'a arrêté.
Mon hypothèse de recherche fondée sur la rivalité (réelle) entre l'Abwehr et les SS n'est donc pas retenable.

Par ailleurs Edmond Michelet, ancien déporté à Dachau (où il n'est pas contesté que Maurice Picard fut temporairement déporté), le Dr Boutbien, président de la Fédération des anciens déportés (également déporté au en juillet 1943 à Natzweiller-Struthof et transféré en 1944 à Dachau), le colonel Pierre Fourcaut chef du réseau Brutus envoyé de Londres arrêté à Marseille le 28 Aout 41 et évadé le 10 Aout 1942, puis arrêté à nouveau -grièvement blessé- le 19 mai 1944 à Albertville et évadé à nouveau de la prison de Chambéry le 6 août 1944 avant de retourner à Londres) vinrent témoigner en faveur de Maurice Picard lors de son procès.

Nouvelles pistes à décharge à explorer face aux témoignages à charge de Marc Rucart et autres résistants lors du procès de Raymond Richard dont on peut retrouver le dossier d'instruction grâce à un article de l'Express du 19/11/1998

"Les liaisons dangereuses de Bénouville"

Raymond Richard arborait la francisque, c'était un agent allemand, mais le mouvement Combat le considérait comme l'un des siens dès le premier semestre de l'année 1943! Ce salaud, cet antihéros qui a fait tomber des centaines de résistants ne fait pas l'objet d'une seule ligne dans les livres d'histoire. Il a pourtant pénétré la Résistance comme aucun autre, en tenant les discours que certains résistants attendaient, tout particulièrement dans le registre de l'anticommunisme. Il est l'une des clefs du mystère Hardy, dont le rôle à Caluire fut fatal à Jean Moulin.
Raymond Richard était proche du Dr Ménétrel, principal conseiller de Pétain, et de Joseph Darnand, patron de la Milice. Depuis juillet 1940, il était aussi l'agent de l'Abwehr E 7122, "traité" par Alexander von Kreutz, un proche collaborateur d'Oscar Reile, patron de l'hôtel Lutetia. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, il travaillait pour le SD de la Gestapo de l'avenue Foch. Ancien camelot du roi, Raymond Richard s'occupait déjà du service de renseignement de l'Action française. Après l'éclatement de la Cagoule, dont il a été un membre actif, il adhère en 1938 à un mouvement similaire nommé "Ordre national et prestige" et continue de traquer les communistes et leurs alliés en entrant au SR de ce mouvement. Pendant cette période "nationale", il fait la connaissance d'Alexander von Kreutz et se lie à Jehan de Castellane, autre cagoulard, ami de Pierre de Bénouville... Le 1er octobre 1941, Raymond Richard entre au Service de police anticommuniste (Spac) du ministère de l'Intérieur et recrute une quinzaine d'inspecteurs auxiliaires appartenant aux mouvements collaborationnistes MSR et PPF. Il recommence à traquer les communistes, les francs-maçons et les patriotes. Parallèlement, il travaille pour l'Abwehr, pour le SD et pour le Dr Ménétrel. En janvier 1943, il est vidé du Spac et développe dès lors à grande échelle son travail de renseignement pour le Dr Ménétrel, montant un service qui prend le nom de "L'Equipe" ou appelé communément "SR Ménétrel". Le dossier d'instruction de Raymond Richard devant la cour de justice de la Seine (1) permet de connaître les instructions qu'il donne et le travail qu'il effectue à partir de mars-avril 1943: "J'ai l'idée, explique-t-il, de pratiquer le contact direct pour déceler le travail communiste au sein des organisations de la Résistance." Il crée à cette fin une brigade spécialisée dans l'étude du noyautage de la Résistance par les communistes.
Tous deux parlaient la langue cagoularde
Ala fin de 1942, Raymond Richard avait évidemment remarqué que Jehan de Castellane était devenu, avec Georges Soulès, l'un des patrons du très collaborationniste MSR d'Eugène Deloncle. Castellane et Soulès entretiennent des liens étroits d'un côté avec Pierre Laval et le Dr Ménétrel, de l'autre avec Pierre de Bénouville et la Résistance. Richard demande à Castellane de venir le voir à son bureau. Il lui raconte qu'il a été chassé du Spac parce que "trop patriote", puis lui confie petit à petit qu'il "travaillait pour le cabinet du Maréchal et que, dans le cadre de la propagande et de l'information, il faisait partie d'un petit groupe appelé ??L'Equipe'', chargé de diffuser les mots d'ordre du Maréchal... (2)". Les deux hommes se revoient plusieurs fois. Convaincu que Castellane était "mûr" - il ne faut pas oublier qu'ils parlaient tous les deux la langue cagoularde - Richard lui fait part de son désir d'entrer en contact avec la Résistance. Castellane met Richard en contact avec René Hardy et Pierre de Bénouville. Richard fournit quelques "échantillons" de renseignements jugés "incomplets". Il offre alors d'effectuer un travail plus sérieux, mais déclare à Castellane que, "pour ce faire, il lui faudrait des moyens financiers afin d'appointer ses agents. Ceux-ci, en effet, travaillaient pour lui bénévolement ou presque". Faux, puisque Richard touchait de l'argent de Ménétrel et de l'Abwehr. Castellane transmet la proposition de Raymond Richard à René Hardy, qui accepte de discuter. "Je n'assistai pas à l'entretien Bardot (Hardy) -Richard, par prudence, précise Jehan de Castellane. Mais, peu après, je revis Richard, qui se déclara très heureux et satisfait de ce contact." Richard avait sans doute obtenu satisfaction financièrement, car il insista, après cet entretien, pour dédommager Castellane. Lydie Bastien, maîtresse de René Hardy, vient souvent à Paris, où elle voit chaque fois Jehan de Castellane et Raymond Richard. Elle est "Béatrice" pour le premier, "Mme Pelletier" pour le second. Elle fait également la liaison entre l'un et l'autre, amenant de la part de Castellane des renseignements à Richard, notamment sur la Milice, pour qu'il les achemine au cabinet du Maréchal. L'intimité entre Richard, Castellane, Lydie Bastien, René Hardy et Pierre de Bénouville est telle que ces deux derniers considèrent les deux premiers comme des agents de Combat; de son côté, Richard voit en Castellane et en Lydie Bastien - et, par son biais, René Hardy - des agents de son organisation, le SR Ménétrel.
Les ambiguïtés ne s'arrêtent pas là. Georges Soulès, qui avait établi, lui aussi, des relations étroites avec Pierre de Bénouville, au point de disposer d'une boîte postale pour communiquer avec lui, insistera plus tard sur les "rapports avec Pierre Laval, le cabinet du Maréchal, le général de Bénouville et le réseau de Jean Gemahling [qui] s'étaient définitivement noués...". Et il développe les raisons idéologiques et politiques expliquant ces passerelles jetées entre une partie de la Résistance et Vichy: "Alors que le fossé semblait se creuser de plus en plus entre les vichyssois et les gaullistes, de bons esprits commençaient un peu partout à penser qu'avant de se chercher des alliés à Londres ou à Berlin il ne serait pas inutile de prêcher aussi la ??collaboration franco-française'', c'est-à-dire de rapprocher les militants disposés à reconnaître que la division des jeux entre Vichy et Londres avait été conforme à la nature des choses et à préparer ainsi, quelle que fût l'issue de la guerre, les conditions d'une réunification paisible." De nombreuses rencontres informelles sur ce thème de la "réconciliation franco-française" eurent lieu durant le premier semestre de 1943 avec des "résistants dont plusieurs, plus tard, devinrent célèbres".
Une note d'Antoinette Sachs, qui fut la compagne et la collaboratrice de Jean Moulin - pendant une trentaine d'années, après la guerre, elle a cherché à percer le mystère de Caluire - puisée manifestement à bonne source, affirme que le "montage de l'affaire de Caluire" était une "dernière chance" donnée à Hardy par l'Abwehr, "faute de quoi il serait sérieusement saqué"
(1) CARAN. Z6/530 et 531 (dossier 4760).
(2) Témoignage de Jehan de Castellane devant la DST, le 9 février 1945."

*** / ***

lue 7246 fois et validée par LDG
 
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1 Roland Nosek de Etienne Lorenceau 22 déc. 2014 23h19
2 Interrogation de Nosek de Etienne Lorenceau 29 déc. 2014 15h40

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