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Edition du 25 novembre 2013 à 16h02

Freefrench / Jacques Ghémard

En réponse à -3 -2
-1Remy's book de Bernard O'Connor

Remy's book : Évelyne Clopet de Francis Deleu le lundi 25 novembre 2013 à 15h53

Bonjour,

A toutes fins utiles, dans l'hypothèse où vous l'ignoriez, un site relate l'opération Sussex : et propose également un album photographique avec notamment les photos des agents "Sussex" :

Dans les livres de Remy, Mémoires d'un agent secret de la France Libre, il est question d'Évelyne Clopet au tome 5, chapitre 4, pages 70.

A l'index des noms, Évelyne Clopet est désignée :
Volontaires au plan SUSSEX, exécutée avec ses camarades Biscaïno, Noël, Crocq et Fosset.
L'extrait du livre:
Magnifiquement accomplie, au milieu des pires dangers, la mission Pathfinders a pour beaucoup contribué, en assurant l'installation des équipes Sussex et Proust, à la réussite du débarquement des forces alliées sur les côtes normandes. Plus d'un message envoyé par nos volontaires a modifié les dispositions premières du Haut Commandement.

Six d'entre eux, Évelyne Clopet, Roger Fosset, André Noël, Aristide Crocq, Marcel Biscaïno, et celui qu'on appelait "Laurent", étaient partis d'Angleterre le lundi 3 juillet 1944. Leu parachutage fut mouvementé et Fosset faillit se noyer dans un lac. Évelyne manquait à l'appel. Les feux de signalisation s'étaient éteints trop tôt, laissant croire à une alerte et incitant le pilote du bombardier à faire demi-tour. La jeune fille insista pour repartir. Parachutée isolément quatre jours plus tard, elle réussit à rejoindre son "observateur" le 14 juillet. Les trois équipes se retrouvent le 25 et s'installent dans une ferme abandonnée. La retraite allemande est si rapide que les premiers ordres de mission ont été annulés. Il s'agit maintenant de révéler les mouvements de l'ennemi en évitant de se laisser encercler. Grâce à des résistants, on se procure une camionnette allemande, à bord de laquelle on fait route vers Vendôme. Le 9 août, des soldats en fuite arrêtent le véhicule à Lavardin, espérant avoir trouvé un moyen de transport. Etonnés à la vue de ces civils qui occupent une auto de la Wehrmacht, ils les font brutalement descendre sur la route. Une valise s'ouvre, un poste émetteur apparaît. Dans les autres bagages, des armes sont découvertes.

Ordre est donné à nos camarades de reprendre place dans la camionnette dont un soldat fait sauter la vitre intérieure. Crocq et Biscaïno parviennent à déchirer les papiers dont ils sont porteurs. En entrant dans Vendôme, à l'approche de la nuit, Laurent réussit à prendre la fuite. Ses cinq compagnons sont remis aux mains de la Feldgendarmerie. Un témoin verra Evelyne étendue sur le sol, évanouie, le front mis en sang par des coups de crosse, les cuisses lacérées par la morsure d'un fouet. L'interrogatoire se prolonge jusqu'à 1 h 30 du matin sans que les bourreaux réussissent à tirer un seul mot des lèvres de ceux qu'ils martyrisent. Sur leur ordre, un tombereau est amené. Ils chassent son conducteur et y font monter les cinq jeunes gens. Des habitants de Vendôme entendent grincer ses roues, perçoivent un appel angoissé, lancé par une voix féminine...

De bonne heure, le lendemain matin, un ouvrier qui se rendait à son travail est intrigué à la vue des corps étendus dans une carrière. "En voilà qui se sont mis ici pour dormir", se dit-il en s'approchant.

Evelyne a le visage tourné vers le ciel. Un sourire indéfinissable s'est fixe sur ses traits. Le vent gonfle doucement son manteau et sa robe. Fosset tient ses mains crispées sur son ventre. Sa tête est rejetée en arrière et sa bouche reste à jamais ouverte sur un dernier cri. Noël est couché sur le côté, les yeux démesurément ouverts, la poitrine couverte de sang. On devine que les rafales de mitraillette ont cloué au sol les deux autres alors qu'ils tentaient de s'enfuit. Le front de Biscaïno est troué d'une balle, sa mâchoire est fracassée. En tombant, Crocq s'est déchiré le visage sur des pierres coupantes. La campagne est inondée de lumière, l'air est doux et léger ...
A suivre dans une prochaine contribution : Jeannette Guyot.

Bien cordialement,
Francis.

*** / ***

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