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La description du livre

MARUTA 454 / Paul-Yanic Laquerre

 

Une interview de l'auteur de Daniel Laurent le samedi 17 décembre 2011 à 09h01

Daniel Laurent :
Vous consacrez votre temps en histoire exclusivement au front du Pacifique pendant la seconde guerre mondiale en ayant, semble-t-il, des comptes à régler avec le Japon. D’où vous est venue cette passion vengeresse ?

Paul-Yanic Laquerre :
Votre question est très pertinente et justifie l'essentiel de ma démarche. En fait, je dirais que je me consacre non pas au «front pacifique», mais au «front asiatique», précisément parce je constate qu'il y a en Occident une méconnaissance de ce front qui le limite à l'intervention américaine dans le Pacifique. Or, la guerre s'est surtout déroulée en Asie, notamment en Chine pendant 15 ans... 30 millions de morts ce n'est pas rien !

Pour ce qui du Japon, je ne fais malheureusement que rapporter ce qui s'est produit ... Toutefois, peut-être serais-je plus indulgent s'il n'y avait eu toutes ces magouilles pour protéger Hirohito et sa famille, et si la nation nippone ne s'était pas réfugiée derrière un paravent de négationnisme qui n'est pas à son honneur.

DL : La bande dessinée fait immanquablement penser à un ouvrage léger, voire comique. Pensez-vous qu’il s’agisse du meilleur vecteur pour parler d’un sujet aussi tragique que celui de votre livre ?

PYL : Absolument !! Là dessus, je suis catégorique et ce, pour deux motifs :

1) Cette vision de la bande dessinée (BD) est, vous me pardonnerez ici ma franchise, une vision étriquée d'un autre âge, celui de Tintin et de Spirou... Les lecteurs contemporains de BD savent pertinemment qu'elle s'adresse depuis une quarantaine d'années autant à un public adulte et qu'elle peut traiter de sujets extrêmement sérieux et douleureux. Le nombre de BD portant sur la SGM est d'ailleurs à lui seul révélateur... Je ne citerai ici que Maus de Spiegelman, qui traite du drame des Juifs pendant la SGM en les représentants comme des souris, et qui a connu un succès mondial. On parle ici de romans graphiques. Aujourd'hui, la BD, c'est le 9ème art... Je collectionne moi-même des planches originales peintes à l'acrylique ou l'aquarelle et je puis vous assurer qu'il y a dans ce médium de vrais artistes, comme Breccia, Mattotti ou Mckean, dont l'oeuvre n'a rien de comique !

2) Comme le cinéma, la BD constitue un extraordinaire moyen de vulgarisation pour les néophytes. Je me rappelle personnellement avoir été subjugué à 12 ans par la magnifique série de Franco Rossi sur l'Odyssée. Deux mois plus tard, j'avais lu toute l'oeuvre d'Homère !! En présentant cette histoire en BD, j'espère pouvoir sensibiliser des gens qui n'auraient pas eu le courage de se taper une étude historique, mais qui sauront malgré tout se qui s'est passé cette année là à Beiyinhe, en Mandchourie.

DL : Votre premier livre est, selon nos sources, un roman historique. Le second, dont nous parlons ici, est une bande dessinée. Avez-vous l’intention d’écrire un jour un vrai livre d’histoire ?

PYL: Ha ! Ha ! Encore cette vision élitiste ! Qu'est-ce qu'un «vrai livre» ? Mon premier souci est avant tout de transmettre des informations au plus large public possible. J'ai tout d'abord choisi des moyens d'expression qui m'accordaient une certaine liberté artistique, tout en me permettant une grande rigueur au niveau des faits et de l'authenticité.

De plus, ce «vrai livre d'histoire» auquel vous faites référence, j'ai un peu l'impression de l'écrire périodiquement pour le magazine 2ème Guerre Mondiale pour laquelle je suis un collaborateur régulier. Peut-être trouverai-je le temps de rédiger une monographie à un âge plus vénérable... mais j'aurais à court terme bien plus envie d'écrire un script de film !

DL : Les amateurs que nous sommes sont parfois étonnés de la capacité que vous montrez à trouver, depuis le Canada, une multitude de sources historiques, dont certaines inédites, qui concernent des opérations situées fort loin de chez vous. Auriez-vous un secret, une recette magique ?

PYL : Nous vivons une époque vraiment formidable, en ce sens que notre planète n'a plus de frontières. Notre conversation d'aujourd'hui en est d'ailleurs le meilleur exemple.

Accessibilité, c'est le mot qui résume tout. Grâce à internet, nous avons maintenant accès à des contacts et des sources qui apparaissaient inconcevables il y a seulement 10 ans. Maruta 454 par exemple, a été réalisé en collaboration avec des dessinateurs chinois et un éditeur que je n'ai jamais rencontrés ! Évidemment, il faut malheureusement pour cela souvent maîtriser d'autres langues que le français mais, dans nos sociétés industrialisées, chacun ne devrait-il pas être à l'aise dans au moins deux langues ?

J'en discutais justement il y a quelques temps avec un historien réputé, à qui j'avais inopinément fait découvrir un instrument de recherche sur internet, et celui-ci me confiait qu'avec les moyens de communication actuels, sa charge de travail était considérablement allégée en terme de démarchage et de recherche.

DL : Vous êtes, avant tout, juriste. Certains, et pas des moindres, avancent qu’il s’agit-la plutôt d’un handicap pour quiconque veut faire de l’Histoire. Qu’en pensez-vous ?

PYL : Euh... non. Je n'ai jamais ressenti cela et je ne partage pas du tout cette opinion. Je dirais au contraire que la formation juridique, par son approche scientifique, apporte rigueur et objectivité dans l'analyse des textes historiques.

DL : Malgré votre emploi du temps assez chargé, vous arrivez à participer régulièrement a des forums. Dans quel but ? Soigner votre image pour améliorer les tirages de vos ouvrages ?

PYL : En fait, ma participation à ce forum est antérieure à toutes mes réalisations dans le domaine de la SGM. Je dirais quelle en a constitué le catalyseur. Sans cette implication, qui s'est malheureusement étiolée au fil des ans, je n'aurais sans doute jamais écrit mes deux ouvrages et certainement pas mes articles pour 2ème Guerre Mondiale, puisque c'est Stéphane Delogu qui m'a référé à cette revue ! Je conserve donc encore cette habitude de fureter ça et là sur ce forum pour me tenir au fait des développements dans le petit monde des adeptes francophones de la SGM.

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