Pour profiter de
tous les avantages
de ces pages, vous
devez accepter
les cookies



Forum
des livres, revues, sites, DVD, Cd-rom, ... , sur la 2e Guerre Mondiale, de 1870 à 1970
 
 Le débat sur ce livre
 
 L'accueil
 Le menu
 Le forum
 Les livres
 Ajouter un livre, ...
 Rechercher
 Où trouver les livres ?
 Le Glossaire
 Les points
 Les pages LdG
 L'équipe
 Les objectifs
 La charte
 Droit de réponse
 L'aide
 
 
 

 


La description du livre


Et les autres livres cités


La description de ce livre


Edition du 01 mars 2015 à 10h55

La nuit finira / Henri Frenay

En réponse à
-1Des officiers supérieurs pro ou anti-républicains ? de René CLAUDE

Le devoir d'obéissance ! de Francis Deleu le vendredi 06 juin 2003 à 22h25

Bonsoir,

En guise de préambule, deux textes qui illustrent bien l'état d'esprit des officiers supérieurs français dans les années 40. Le premier texte est un extrait du discours prononcé par Churchill en séance secrète aux Communes le 10 décembre 1942.

*** Les Français attachent une plus grande importance au principe d'autorité qu'aux considérations morales, nationales ou internationales. A cet égard nombreux sont les Français qui, tout en admirant le général de Gaulle et en admirant son rôle, le considèrent comme un homme qui s'est révolté contre l'autorité de l'Etat français, lequel dans leur esprit est personnifié par le vieux défaitiste, l'illustre et vénérable maréchal, seul espoir de la France ***

Le second texte, a propos du débarquement en Afrique du Nord, est signé Kenneth Pendar, vice-consul américain en Algérie et adjoint de Murphy.

*** Le légalisme et la hiérarchie signifiaient tout pour les membres de l'armée et de la marine françaises. Mast, Béthouart et Giraud lui-même aux yeux des généraux et amiraux d'Afrique du Nord, n'étaient pas des patriotes combattant du bon côté, mais des professionnels qui avaient trahi les traditions militaires, ils étaient des "généraux en dissidence", presque des traîtres. ***

Le respect de la hiérarchie et de la discipline ainsi que leurs corollaires, le principe d'obéissance qui caractérisent l'armée française ne sont pas à eux seuls des raisons suffisantes pour expliquer les dérives de 1940. Il a fallu la conjonction de divers facteurs.
L'armée est, par tradition, partisane de l'ordre et d'un pouvoir fort. La déliquescence de la 3ème République, la succession de scandales, le Front Populaire et ses "désordres sociaux" sont d'autres facteurs. L'armée était naturellement plus sensibles aux mots d'ordre de l'Action Française et de la pensée de Maurras qu'aux revendications sociales des syndicats... avec, dans le lointain, le spectre du communisme. La catalyseur de toutes leurs rancoeurs fut d'une part, la débâcle attribuée au gouvernement, celui de Leon Blum en particulier et d'autre part, l'arrivée au pouvoir de Pétain, un des leurs, auréolé de la gloire acquise à Verdun. La première tâche du héros fut de restaurer l'ordre par la Révolution nationale en renversant le "désordre républicain".
L'armée retrouvait ses repères en la personne du maréchal Pétain. C'est par obéissance que les généraux déposèrent les armes en juin 1940. Mais il est certain que ces mêmes généraux auraient suivi Pétain, avec une conviction totale, si celui-ci, comme ils s'y attendaient d'ailleurs, avait rejoint l'Afrique du Nord.
Nous pourrions ajouter que dès juin 1940 se pose le problème de la confusion des pouvoirs: confusion entre le commandement militaire et le gouvernement civil. Rappelons à cet égard un principe démocratique: la conduite de la guerre appartient au pouvoir civil et non au pouvoir militaire. Pétain, en assumant les fonctions de chef de l'Etat, cessait-il d'être un chef militaire? Constatons que l'amiral Darlan, titulaire du gouvernement, a constamment exercé le pouvoir en sa qualité d'amiral de la Flotte. Il a confié de nombreux leviers de commande à des proches, de préférence à des officiers de marine mal préparés pour exercer le pouvoir politique. Ce fut particulièrement vrai dans l'Empire où hauts-commissaires, gouverneurs généraux, etc...ont a leur tour confondu pouvoir militaire et pouvoir civil.

Quant aux séditions lors de la guerre d'Algérie, je n'ai pas de réponse. Ou alors, celle-ci trop facile: après les défaites de 1940, l'Indochine, Suez, l'armée française croyait enfin tenir une victoire. Elle en fut frustrée par la décision d'accorder l'indépendance à l'Algérie.

Bien cordialement,
Francis.

*** / ***

lue 1187 fois et validée par LDG
 
décrypter

 

Vous pouvez répondre ici

Votre prénom et votre nom ou pseudonymeobligatoire !

Titre du message


sélection en gras, italique, souligné, paragraphe, "citation", lien

Adresse d'une image sur Internet Aide
Adresse d'une page Internet
Titre éventuel de cette page
InfoQuestionRéponseInfo. et quest.MerciPas de texteHumourInclassable

Cliquez sur une icône pour envoyer le message

 

Participer à l'ensemble du débat sur La nuit finira

Pour contacter les modérateurs : cliquez !

contribution.php bidouillé par Jacques Ghémard le 8 9 2010  Hébergé par PHP-Net PHP-Net  Temps entre début et fin du script : 0.01 s  5 requêtes