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La description du livre

Présumé Jean Moulin / Jacques Baynac

 

J'étais la femme de Jean Moulin de Serge Desbois le mardi 29 juin 2010 à 15h29

Jean Moulin, alors chef du cabinet du préfet de Chambéry puis sous-préfet à Albertville, 26 ans, fréquentait une jeune fille de 17 ans dans les années 1925/26 Marguerite Cerruty. Elle voulait devenir cantatrice. Elle appartenait à une famille de bourgeois très classique dont le père décédé, était Trésorier payeur-Général.

La famille était riche, plusieurs appartement à Paris, rue Littré et Villa Poirier, une propriété de famille à Betton-Bettonnet à 30 km de Chambéry, un appartement en plein centre de Chambéry dans une demeure du XVIII ème siècle et des terres.

Bien que légataire universelle de son père au dépend de sa mère, elle devait recevoir ses biens à sa majorité (21 ans) administrés par sa mère.

Cette situation s’accordait mal avec les parents de Jean Moulin de vielle souche radicale, assez modestes, dont le père était vice-président du Conseil Général de l’Hérault, président de la ligue des Droits de l’Homme. De plus la sœur de Jean Moulin de 7 ans son aînée et qui était une demoiselle ayant passé la trentaine, un peu jalouse, protégeait son petit frère contre une femme qui n’était pas du même monde.

Ne nous immisçons pas dans une histoire très personnelle entre Marguerite et Jean.
Disons très simplement que le divorce prononcé sur « un coup de tête » des 2 époux, a dû être précipité par Jean Moulin du fait de sa position et a été entériné le 19 juin 1928 après 2 ans de vie commune, aux torts de la femme pour abandon du domicile conjugale. Elle était chez sa mère. Elle relevait d’un grave accident survenu dans l’auto de Jean.

Pendant 12 années, les anciens époux se sont revus quelques fois et se sont montrés très proches l’un de l’autre. Les sentiments amoureux étaient toujours présents. Ils pensaient qu’ils avaient eu tort de divorcer encore que Jean disait que leur aventure le guérissait du mariage

La suite intéresse l’Histoire

En décembre 1940, il se retrouve par hasard à « La Coupole » à Montparnasse, même effusions comme des amoureux. Mais il y a chez Moulin un aspect mystérieux : il s’écarte pour causer très brièvement à un homme que Marguerite n’a pas besoin de connaître.

Déjà avant le 11 novembre 1942, il se sentait surveillé par Vichy qui craignait que lui, Préfet, passe en Angleterre. Après avoir été limogé, Vichy se proposait de l’engager à nouveau à Chartes comme « Affecté Spécial ». Refus bien sûr..

Marguerite l’a rencontré quelques fois à Paris et une fois à Lyon avant le troisième trimestre 1942. Il prend de plus en plus de précaution pour rencontrer Marguerite. « Fais semblant de ne pas me reconnaître, dit-il ; attends que ce soit moi qui t’aborde »

À Lyon, il l’emmène déjeuner dans une Brasserie à travers des traboules. « Nerveusement il paraît usé, dit Marguerite, il y a de nombreux fils d’argent dans sa chevelure, des rides marquent le front et les joues, le buste est courbé, il y a des cernes sous les yeux, et surtout un tic est apparu : il se racle la gorges constamment. »

Lui qui était autrefois un préfet distingué, contenu et réservé, au langage châtié est devenu pour Marguerite un peu vulgaire. Marguerite entend qu’il emploie le mot « bidonner ».
Au cours des quelques repas avec Marguerite, il lui arrive de s’emporter contre Vichy, contre les Allemands, pour la défense des communistes (communication à suivre). Il retrouve son parler du Midi qu’il a toujours cherché à dissimuler.

Il lui demande la clé d’une chambre de bonnes inhabitée au dernier étage de l’immeuble où elle habite souvent, rue Littré.

Et puis le 3 octobre 1942 …

Dans l’appartement de la rue Littré : Politzei allemande !
Une vieille dame et sa fille ( des locataires) et Marguerite sont pétrifiées.

Elle ne fait pas de politique et n’a jamais pris parti pour la Résistance. Elle est traînée de Fresnes à l’avenue Foch et retour plusieurs fois, passe par plusieurs officiers allemands qui l’interrogent : « Vous pouvez parler, nous savons tout ». Coup classique !.

Qu’est-ce qu’ils peuvent bien savoir puisqu’elle n’a rien « fait de mal ». Est-ce que c’est un vieux pistolet caché dans l’appartement et oublié ? Est-ce c’est le poste de TSF bricolé par un voisin pour capter Londres et qui pourrait passer pour un poste émetteur ? Est-ce que c’est 2 lingots d’or appartenant à la vielle dame et cachés dans la cheminée ? Est-ce que c’est la chambre de bonne où aurait couché Jean ? Est-ce que…Est-ce que…

À Fresnes après le 8 novembre 1942, lorsque les Alliés ont débarqué en Afrique du Nord, il y a eu un tintamarre chez tous les prisonniers de Fresnes. Chaque prisonnier pour exprimer sa joie, cognait sur les tuyaux et les gamelles. La chef des gardiennes criait « cravache, cravache », seul mot qu’elle savait dire.

Elle passe les fêtes enfermées, c’est long.

Après plusieurs semaines (car Marguerite a passé 5 mois à Fresnes) elle apprend ce qui lui est reproché :

Pensant qu’on puisse lui reprocher d’avoir loger 2 dames juives, l’officier allemand hurle : « Je me fous de vos histoires de juives. Parlez-moi plutôt de ce monsieur avec lequel vous consommiez, il n’y pas si longtemps dans l’arrière salle d’un café de la rive gauche… »
« Où se trouve la clé de la chambre de bonne, correspondant à votre appartement ?»


Stupeur !

Marguerite a été relâchée en mars 1943 faute de preuve, disent les Allemands mais c’est pour ensuite la suivre, la suivre pendant 2 mois. Après le 21 juin, ce n’était plus le peine.

Si les agents de la Police allemande ne connaissaient pas le nom de Moulin, ils pistaient un Résistant peut-être le chef, parcourant les 2 zones de la France. Ainsi s’élaborait le fichier à partir duquel tous les chefs de la Résistance allaient tomber en juin 1943. Les « imprudences » des uns et des autres étaient secondaires.

*** / ***

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