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Nous ne savions pas / Peter Longerich

En réponse à
-1Edifiant ! de 

Léon Poliakov déjà de Francis Deleu le jeudi 30 octobre 2008 à 12h22

Bonjour,

En 1951, l'un des premiers historiens de la Shoah, Léon Poliakov, écrivait :
Si quelques dizaines d'Allemands, quelques centaines au plus, étaient témoins de la dernière agonie des Juifs dans les chambres à gaz, ils étaient des centaines de milliers ceux qui assistaient à leur long calvaire. Les formations S.S. stationnées dans les camps; les ouvriers allemands, les cadres, les dirigeants des nombreux chantiers et usines où étaient utilisés les esclaves juifs qu'ils côtoyaient quotidiennement; les cheminots qui, à travers l'Allemagne entière, acheminaient les innombrables transports de déportés qu'ils voyaient revenir à vide, si ce n'est chargés de linge et de vêtements usagés distribués aux besogneux par tous les bureaux de bienfaisance du pays - voilà une énumération bien incomplète des témoins qu'à la vérité on peut désigner comme témoins oculaires. Quant aux autres Allemands, la presse et la radio du Reich se chargeaient de les renseigner de plus en plus ouvertement. Le temps des imprécations de Hitler, conçues en termes prophétiques et vagues, est passé. Les termes se précisent davantage et sont utilisés au mode du passé: " La population juive de Pologne a été neutralisée et il en est de même en ce moment en Hongrie. Par cette action, cinq millions de Juifs ont été éliminés dans ces deux pays seulement", écrit un journal de Dantzig en mai 1944 et, le lendemain, l'Angriff de Goebbels s'exclame sous la plume du Dr Ley : « Juda est forcé de périr pour sauver l'humanité. » Le sort des Juifs sert d'exemple et de repoussoir: « Celui qui imite le Juif mérite la même fin: l'extermination, la mort », menaçait le Sturmer. La politique d'extermination devenant ainsi universellement connue, assez d'informations filtraient par mille chenaux, pour que son lieu et son mode d'exécution devinssent eux aussi de notoriété publique. Un témoin nous assure que dans les trains passant à proximité d'Auschwitz (où se croisaient ... quatre lignes de chemins de fer) « les voyageurs se levaient et se penchaient par la portière pour pouvoir apercevoir le plus de choses possibles ». Les crématoires, curiosité touristique? Un autre témoin qui n'est nul autre que Rudolf Diels, le premier directeur de la Gestapo prussienne en 1933-1934, devenu plus tard préfet de police de Cologne et, pendant la guerre, administrateur des industries « Hermann Goering Werke », nous fait savoir que l'expression de « passer par la cheminée » était à sa connaissance devenue proverbiale en Allemagne vers la fin de la guerre. Seuls ceux qui ne voulaient pas savoir pouvaient continuer à feindre l'ignorance. Au cours d'une séance dramatique de l'un des procès de Nuremberg, un témoin très qualifié - il s'agissait du général S.S. Bach-Zalewsky, qui fut au cours de la guerre « chef de la lutte antipartisane » des armées du Reich - eut à coeur de mettre les choses au point. « C'est pour moi une question de principe. Emprisonné depuis des années, je constate que l'on demande encore: qui le savait ? Personne ne veut rien avoir vu. Je tiens - sans tenir compte si c'est nuisible ou utile pour moi - à établir la vérité... Je suis peut-être le général allemand qui, pendant la guerre, a le plus voyagé en Europe, étant donné ma tâche, la lutte totale contre les partisans. J'ai parlé avec des centaines de généraux et des milliers d'officiers de toutes les catégories. .. Celui qui voyageait savait dès le premier jour que les Juifs étaient exterminés, d'une manière qui au début n'était pas systématique; plus tard, lorsque débuta la campagne de Russie, cela fut explicitement prescrit, dans le but d'exterminer le judaïsme... »
Le Bréviaire de la haine (1951) Calmann-Levy, 1951

Bien cordialement,
Francis.

*** / ***

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