2-8 juillet « rien à signaler... » - Jusqu'au bout sur nos Messerschmitt - forum "Livres de guerre"
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Jusqu'au bout sur nos Messerschmitt / Adolph Galland

En réponse à -2
-1Sans vouloir vous contredire... de Grozibou

"2-8 juillet « rien à signaler... » de Laurent Laloup le vendredi 18 avril 2008 à 20h10

Bonsoir,

Le célèbre héros des FAFL, René Mouchotte, parti d'Oran (M-e-K était sa base navale), a laissé dans ses "Carnets" des pages blanches au 3 juillet 1940 et pour les jours suivants. Il n'a jamais eu la force d'écrire sur cette agression. Je suis convaincu que, s'il n'était pas parti avant, il serait resté en AFN, avec Fayolle, Guérin et les autres.

Cette opinion est contredite par le travail de Claude d'ABZAC-EPEZY, (L'armée de l'air des années noires)


""II est frappant de constater que presque tous les aviateurs ayant accepté de rester, pour un temps plus ou moins long, dans les formations aériennes de Vichy et qui ont eu l'occasion de s'exprimer lors d'interviews ou en écrivant des souvenirs, parlent de Mers el-Kébir. C'est un élément récurrent de la psychologie collective et de la mémoire militaire de cette période. Or les commentaires sur cet événement frappent par leur remarquable cohérence : Mers el-Kébir est un argument systématiquement invoqué pour justifier le choix de renoncer, parfois momentanément, aux sirènes de la poursuite du combat aux côtés des Anglais. Comme le résume un aviateur, "l'inexpiable holocauste de Mers el-Kébir, précisé 48 heures plus tard par les avions bombardiers de la RAF sur les débris de la flotte, avait jeté le trouble dans bien des con­sciences, surtout chez les ardents patriotes qui refusaient la défaite et songeaient à la reprise de la lutte1", Stehlin reprend le même thème dans ses mémoires :
"Le drame de Mers el-Kébir, dont nous avons appris le dénouement sans en connaître les causes, a changé ce qui aurait pu et dû être le cours des événements : un départ massif des avions français de Tunisie, d'Algérie et du Maroc vers les deux terrains britanniques à notre portée : Gibraltar et Malte dès que l'une ou l'autre formation aurait donné l'exemple pouvant servir également d'encouragement au ralliement de nos territoires en Afrique à la France libre qui se constituait à Londres*" Ou plus laconiqu­ment par un autre aviateur : "La destruction de la flotte à Mers el-Kébir fut la fin des illusions de ceux qui espéraient une reprise du combat aux côtés des Anglais et l'arrêt du désir de partir pour tous ceux qui voulaient tenter une aventure individuelle*."

Cependant, ces témoignages a posteriori ne correspondent pas toujours aux impressions immédiates telles qu'elles sont relatées dans les journaux de marche par exemple. On n'y retrouve pas la même unanimité. Assez rares sont les rédacteurs qui laissent échapper des sentiments de haine envers les Anglais. La plupart du temps, seule transparaît une certaine excitation face à la reprise des combats aériens, parfois même on peut lire : "2-8 juillet « rien à signaler... »." Souvent, un sentiment d'amertume se laisse sentir. Ceci est surtout vrai pour les pilotes du GC 1/5 qui doivent se séparer de leurs camarades tchèques qui partent rour l'Angleterre continuer la lutte1. D'autres expriment leur tristesse face à cette "bataille sans gloire". On est donc loin du sursaut de haine et d'indignation qui aurait mis fin brutalement à tous les projets de rejoindre de Gaulle. En fait, il semble bien que ce qui apparaît dans les souvenirs comme un tournant moral brutal ne soit en fait qu'un assez lent retournement de fidélité, favorisé par la propagande de Vichy.Les militaires français, surtout ceux d'Afrique du Nord, dont beaucoup n'ont pas accepté la défaite, éprouvent une certaine défiance envers le gouvernement qui a négocié unilatéralement avec les Allemands. Ceci est très net parmi le personnel navigant qui semable bien s'être rendu en Afrique du Nord uniquement dans la rerspective de continuer la guerre. Stehlin affirme dans ses mémoires avoir reçu l'ordre de se replier pour poursuivre les combats ;ontre l'Italie. Il cite un ordre particulier daté du 17 juin 1940, dans lequel Vuîllemin décide "d'entreprendre une opération offensive brutale et puissante contre l'Italie du Sud, les îles et la Libye, cette opération sera précédée d'une concentration rapide de toutes les forces de bombardement disponibles en Afrique du Sord où elles seront maintenues jusqu'à obtention du résultat recherché" . Ce témoignage est corroboré par un certain nombre d'allusions dans les journaux de marche. Dans l'ensemble, il existe bien chez les aviateurs un sentiment favorable aux Anglais et une volonté de poursuivre la lutte qui justifie toutes les précautions prises pour éviter qu'ils rejoignent les territoires britannique"


Mais je n'apprend rien à Grozibou qui a , je n'en doute pas, certainement lu ce livre incontournable.

Cordialement
Laurent

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