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Pie XII et la Seconde Guerre mondiale / Pierre Blet s.j.

En réponse à -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2
-1Anticommunisme et antinazisme de Nicolas Bernard

Les méandres tortueux de la diplomatie vaticane de Francis Deleu le vendredi 08 juin 2007 à 16h30

Bonjour à tou(te)s

Porter un jugement équilibré sur l'attitude du Vatican est probablement une tâche insurmontable. Comme Nicolas le suggère indirectement, la diplomatie vaticane était secrète, tortueuse mais aussi, nous pouvons le regretter.... trop silencieuse.

Pour éclairer nos lecteurs qui n'auraient pas lu le livre du Père Blet, reproduisons-en un large extrait. Il y est question de Mgr Hudal mais là n'est pas l'essentiel ! L'important est de montrer que, d'une part, le Vatican et Pie XII n'étaient pas indifférents aux évènements extérieurs et que, d'autre part, l'action diplomatique s'exerçait discrètement en s'appuyant sur des concepts - religieux notamment - qui ne nous sont pas coutumiers.

L'extrait ci-dessous se rapporte à la rafle des Juifs de Rome en octobre 1943 :

****** À peine la nouvelle connue au Vatican, le cardinal Maglione convoqua l'ambassadeur d'Allemagne, et lui parla du mieux qu'il put au nom de l'humanité et de la charité chré­tienne. La première réaction de ce haut fonctionnaire du Reich, intérieurement hostile à la politique de son gouver­nement, fut une confession personnelle : "Je m'attends tou­jours à ce que vous me demandiez: pourquoi donc restez-vous à votre place ? Non, répondit Maglione : "Je vous dis simplement: Excellence, vous qui avez un coeur tendre et bon, essayez de sauver tant d'innocents. Il est douloureux pour le Saint-Père, douloureux au-delà de ce qu'on peut dire, qu'à Rome même, sous les yeux du Père commun, on fasse souffrir tant de personnes, uniquement parce qu'elles appar­tiennent à une certaine race." Alors l'ambassadeur posa la question pratique : "Que ferait le Saint-Siège si les choses devaient continuer" ? Maglione répondit : "Le Saint-Siège ne voudrait pas être placé devant la nécessité de dire son mot de désapprobation." Weizsäcker observa que jusqu'alors le Saint-Siège avait su guider sa barque en évitant les écueils ; fallait-il maintenant tout risquer, au moment d'arriver au port ? Car les directives venaient de très haut. Et il conclut : "Que Votre Éminence me laisse libre de ne pas faire état de cette conversation officielle." Le cardinal Maglione accepta. Il souligna que le Saint-Siège avait toujours pris soin de ne pas donner au peuple allemand l'impression d'avoir fait ou de vouloir faire la plus petite chose contre l'Allemagne durant une guerre terrible. Mais il ne fallait pas mettre le Saint-Siège dans la nécessité de protester; s'il s'y trouvait obligé, il s'abandonnerait pour les conséquences à la divine Providence. Et le cardinal conclut : "Votre Excellence m'a dit qu'elle chercherait à faire quelque chose pour les pauvres Juifs. Je l'en remercie. Je m'en remets pour le reste à son jugement. Si vous croyez plus opportun de ne pas faire men­tion de notre conversation, soit."
Malgré la confiance que l'on avait au Vatican dans l'inter­vention de l'ambassadeur, Pie XII voulut la doubler par des recours officieux. Le jour même de la razzia, un prélat d'ori­gine autrichienne et connu pour son attachement au Grand Reich, Mgr Aloys Hudal, recteur de l'église nationale alle­mande de Rome, recevait la visite du neveu de Pie XII, Carlo Pacelli. À la suite de cet entretien, Hudal écrivit au général Stahel, gouverneur militaire de Rome, et le pressa de sus­pendre l'action contre les Juifs. Si les arrestations devaient continuer, avertissait Hudal, le pape pourrait en venir à une protestation publique, en un moment où l'Allemagne avait tout intérêt à le ménager. Le général Stahel aurait immé­diatement transmis le message de Hudal aux instances compétentes et à Himmler lui-même, qui aurait donné l'ordre de suspendre les arrestations, "en considération du caractère particulier de Rome". ******

Pierre Blet, Père jésuite rompu aux subtilités de la casuistique, poursuit en proposant une seconde version :

Cependant, le ministre d'Angleterre, Osborne, attribue plutôt la suspension de la rafle à l'intervention de son col­lègue Weizsäcker: « Aussitôt qu'il fut informé des arresta­tions des Juifs de Rome, le cardinal secrétaire d'État convo­qua l'ambassadeur d'Allemagne et formula une sorte de protestation. L'ambassadeur intervint immédiatement avec le résultat qu'un bon nombre fut relâché. » Osborne précisait au Foreign Office que son information était strictement confi­dentielle, car n'importe quelle indiscrétion aboutirait pro­bablement à de nouvelles persécutions. En tout cas, la razzia se termina aussi brusquement qu'elle avait commencé. Le plan primitif était de se saisir de tous les Juifs romains, esti­més au nombre de 8000, mais l'action éclair du 16 octobre ne fut jamais recommencée.

Bien cordialement,
Francis.

*** / ***

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1 même contre les Alliés de arcole 08 juin 2007 17h01
2 Une bourde alliée de Nicolas Bernard 11 juin 2007 12h27
1 Mais ce sont des otages ! des monnaies d'échange ! de françois delpla 08 juin 2007 17h15
2 encore! de arcole 08 juin 2007 18h05
3 pas si vite ! de françois delpla 08 juin 2007 18h28
4 Vaste sujet! de arcole 08 juin 2007 18h48
2 Heydrich, Oberg, Laval, Bousquet de Nicolas Bernard 11 juin 2007 11h39
3 A propos du "code des otages" de Francis Deleu 11 juin 2007 17h12

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