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Indigènes / Rachid Bouchareb

En réponse à -6 -5 -4 -3 -2
-1Il l'est devenu, mais... de René CLAUDE

Indigènes: impressions de arcole le samedi 30 septembre 2006 à 18h18

Bon, ben ça y est, j'lai vu. Dans une salle aux trois quarts vide, mais avec, juste devant moi, toute une équipe de CPF, qui ont applaudi à la fin.

L'histoire, c'est l'histoire de quatre combattants, frères d'armes, band of brothers, venus des colonies pour sauver le pays, comme ils chantent au début.

Premier accroc, le barbu qui parcourt les rues de la casbah, en appelant les volontaires à s'engager. Il me semble que, tout comme en Métropole, quand on a besoin d'hommes pour la guerre, on fait une mobilisation, avec fascicule, appel, et gendarmes en cas d'insoumission. Si on compare avec "Le grand carnaval" Alexandre Arcady, (par ailleurs aussi je m'en foutiste sur le détail), a au moins montré un recrutement plus authentique.

Aprés ça, rien à reprendre, hélas, aux bêtisiers déjà énumérés, concernant la tenue. Sauf que le casque de Jamel, finalement, n'est ni américain, ni anglais, mais allemand de 1960. C'est le filet qui m'avait enduit en erreur. Pour les casques français, c'est moins pire que prévu, il y en a quelques uns quand même, trés minoritaires. La proportion exacte devrait être inversée: quelques casques ricains pour une majorité de français. Le sergent Martinez, valeureux pied noir, a une gueule de breton ou de chtimi, avec des moustaches trés gauloises. Drôle de Martinez.

Naceri joue à contre emploi, un mec pondéré, sensible, chaleureux!


Au bêtisier encore, une Jeep 1970, venue tout droit du Viet Nam(?) des camions modernes de l'armée marocaine; à croire qu'il n'existe plus de GMC dans les clubs de collectionneurs. On reste dans l'improvisation et l'à peu prés. Le film est une co-production franco-maroco-algéro-belge (rien que des pays arabes, dirait un médisant!)

L'engin de débarquement qui vogue vers la bataille est tout neuf, moderne, et son pont est dégarni de tout matériel. Il doit faire une régate!

Avant de débarquer, on avertit les indigènes: le viol est puni de mort. Du coup, les troupes africaines observeront une chasteté toute monacale. Seules d'infectes productions italiennes "La Ciociara", ou "La Peau", montreront autre chose.
Ce sont des ménestrels, adeptes de l'amour courtois, qui débarqueront en Europe, qu'on se le dise.



Une belle histoire d'amour entre l'un des héros et une belle marseillaise est bloquée par la censure militaire qui intercepte le courrier des amoureux. Salauds de frangaouis!
A la prise de position allemande, on hisse un drapeau tricolore, luisant, brillant de tout son acrylique. Sacrés tirailleurs, ils avaient déjà inventé le tissus synthétique en 1943!
L'armement est disparate, dans le plus pur style katiba FLN. Mitraillette Thompson, pistolet P.38 pour Jamel, fusil M.1 Garant.
On refile même un fusil de "tireur d'élite" avec lunette de visée au quatrième mousquetaire. Fusil allemand "parce que ce sont les meilleurs". A l'examen, l'arme supérieure est un Mauser G.98 de la guerre 14-18, longue canne à pêche, dont la cartouche est moins performante que celle du Garant. Mais bon, il fallait bien faire une courbette aux Allemands.

Jamel, comme Yves Montand dans "Paris brûle-t-il", arrache la goupille d'une grenade avec ses dents. Bel exploit... impossible à réaliser avec une grenade M.1 américaine, à moins d'y laisser ses quenottes!

Les soldats allemands, d'ailleurs, on les voit trés peu. Séquences de combat uniquement; pas de rencontre avec des blessés ou des prisonniers. Le seul Boche qui combat au corps à corps, avec Jamel, on ne le voit que de dos, et prestement flingué par ses potes. Tiré de si prés, un coup de fusil aurait dû bel et bien traverser les deux protagonistes. Surtout si c'est une cartouche de M.1. Petit détail balistique à joindre au bêtisier.

Jamel est un peu énervant, à la longue, avec sa main droite dans la poche, et ses combats au pistolet allemand, utilisé de la main gauche. Heureusement, il se fait embaucher comme ordonnance par le sergent Martinez, qui arrête sa Jeep, et le fait monter. Et là... miracle, stupéfaction, regardez de tous vos yeux: cette Jeep là, elle est BONNE! C'est une vraie! Dommage, ça ne va pas durer, on ne la reverra pas!

Aprés ça, entre les combats, petite musiquette anti-française, permanente, insidieuse. Des quotas pour l'attribution de grades aux indigènes, des tomates qu'on leur refuse aux repas. Les officiers français sont hautains, puants de prétention, hélas trés vraisemblables. Quelques cheveux trop longs sous les képis.
Et un grand chef, étoilé, arborant un béret basque noir, évoquation du maréchal Juin, dont c'était le couvre chef, en Italie.

Grotesque et significative, la scène où les officiers offrent le spectacle d'un ballet classique à leur troupe. Les hommes quittent la salle, un par un. "C'est quoi, cette merde?" Choc des cultures.

Scène finale, les quatre héros tiennent tête à toute l'armée allemande, massacrent des boches par paquets de douze. Même Jamel et son pistolet P.38 est dévastateur comme une mitrailleuse. (Où trouve-t-il, à propos, les munitions pour cette arme allemande?). Les cartouches sont inépuisables, les valeureux héros, malgré leurs cartouchières vides, mitraillent sans relâche. C'est le miracle de la multiplication des cartouches! Mais les Allemands, quoique massacrés par monceaux, utilisent perfidement un panzerfaust, bazooka antichar. Les maisons volent en éclats, les héros tombent, comme à Alamo, en héros invaincus. Sauf le quatrième, qui court pourtant des dizaines de mètres en terrain découvert, sans jamais être atteint. Normal; on a besoin de lui pour finir le film. Il en réchappe, le valeureux, et voit enfin arriver les renforts. Ni Français, ni Ricains, non encore des tiraillous et des goumiers. Façon de bien enfoncer le clou. L'Alsace n'a été libérée que par eux. Et ce pauvre Leclerc qui croyait avoir mené sa 2e DB du Tchad à Strasbourg.
Le héros survivant n'est nullement récompensé. Amer, il se joint au reste de la troupe, sur ordre du sergent. La guerre continue. Il n'y aura pas de Liberté Egalité Fraternité pour les indigènes.
Message bien reçu. Naaldin França.

Séquence finale, un peu piquée au "Soldat Ryan", le héros, devenu vieux, revient dans le cimetière militaire où reposent ses potes. Séquence émotion... et dernière connerie.
Les trois tombes mentionnent que le soldat tombé glorieusement appartenait au même 7e RTA; eh oui, même le goumier Naceri!
Ils auraient pu lui attribuer une unité marocaine.

*** / ***

lue 1979 fois et validée par LDG
 
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1 merci! de d.zambon 30 sept. 2006 18h34
1 Mobilisation des volontaires ? de Jacques Ghémard 30 sept. 2006 18h54
2 Une vérité? de arcole 30 sept. 2006 19h25
3 "discrimination positive" à Cannes aussi! de d.zambon 30 sept. 2006 19h34
3 Une palme un peu opportuniste. C'est pas la première... ni la dernière ! de René CLAUDE 30 sept. 2006 19h42
1 Officiers français de Serge Desbois 01 octo. 2006 08h09
2 généralisation? de d.zambon 01 octo. 2006 09h37
2 trés vraisemblables, hélas de arcole 01 octo. 2006 11h16
3 Moi j'ai connu les deux styles de Jacques Ghémard 01 octo. 2006 12h16
4 Idem de Thiriel 03 octo. 2006 12h10
5 salut au chef! de arcole 03 octo. 2006 12h28
6 Motifs de Thiriel 03 octo. 2006 14h38
7 un autre motif? de arcole 03 octo. 2006 15h13

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