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Croisade en Europe / Dwight D. Eisenhower

 

La libération de Paris et la suite ... de Jacques Ghémard le samedi 18 février 2006 à 16h36

Bonjour,

Je reproduis ici à peu pres 3 pages du livre fort instructives.

Il faut remplacer Forces Françaises Libres par "résistance intérieure" ou FFI. Bizare confusion des noms.

Un problème particulier se posa, qui devint fort critique vers la fin d'août : "Que décider au sujet de Paris?" Pendant toutes les opérations préliminaires, nous avions eu beaucoup de mal à éviter le bombardement direct de cette capitale. Même dans le destruction des communications françaises, nous avions, dans la région parisienne, préféré attaquer les noeuds de communications plutôt que les têtes de lignes à l'intérieur même de la ville. Dans le même esprit, nous voulions éviter de faire de Paris un champ de bataille, et nous projetions des opérations destinées à couper et encercler la banlieue pour forcer la garnison à capituler. Naturellement, nous n'étions pas au courant de la situation exacte de la population de Paris. A ce moment-là, nous économisions au maximum chaque goutte d'essence, chaque gramme de munitions pour les combats à venir, afin de pousser nos lignes le plus loin possible, et j'espérais pouvoir différer la prise de la capitale, à moins de recevoir la preuve certaine que la population souffrait de la disette.

Les Forces Françaises Libres, à l'intérieur de la ville, me forcèrent la main. Pendant toute la campagne de France, les hommes des Forces Françaises Libres ont joué un rôle particulièrement important. Ils ont été extrêmement actifs en Bretagne, et en tous points du front, ils nous ont aidé de mille façons. Sans eux, la libération de la France et la défaite de l'ennemi en Europe occidentale auraient été bien plus longues et nous auraient coûté davantage de pertes. Ainsi, lorsque les Forces Françaises Libres commencèrent leur insurrection dans Paris, il fut nécessaire de se porter rapidement à leur secours. Les renseignements nous portaient à croire qu'il n'y aurait pas de combats sérieux, et l'on pensait que l'entrée d'une ou de deux divisions alliées suffirait à la libération de Paris.

Pour cet honneur, le général Bradley choisit la 2e division blindée du général Leclerc. Les vétérans de cette unité étaient partis du lac Tchad trois ans auparavant, avaient accompli une marche qu'on aurait pu croire impossible à travers le Sahara, et avaient rejoint la huitième armée pour participer à la dernière partie de la campagne d'Afrique. Et maintenant, le 25 août, son chef recevait la reddition du général allemand commandant la garnison de Paris. C'était bien le point culminant d'une odyssée qui, partie d'Afrique centrale, devait se terminer à Berchtesgaden en Allemagne.

Cependant, avant que les Allemands ne soient complètement annihilés à Paris et la ville remise en ordre, il fallut faire entrer la 4e division américaine. Heureusement, le combat ne devait causer aucun dommage important à la ville. A notre point de vue, le plus clair de toutes ces heureuses circonstances fut que les ponts sur la Seine restaient intacts.

Immédiatement après la prise de Paris, je fis savoir au général de Gaulle que j'espérais qu'il ferait son entrée au plus tôt dans la capitale; en effet, je voulais que l'homme qui symbolisait la résistance française, entrât dans Paris avant que ;e n'aie à traverser cette ville.

Le samedi qui suivi la prise de la ville, j'allai visiter le quartier général du général Bradley, et j'y appris que de Gaulle avait déjà installé son quartier général dans l'un des bâtiments officiels de Paris. Je décidai immédiatement de continuer ma route pour lui faire une visite officielle. Afin que le front allié fût représenté, j'informai Montgomery de mon intention et lui demandai de m'accompagner. Il ne put le faire, car la situation se modifiait rapidement sur son front, et je dus me contenter de faire cette visite avec mon adjoint britannique, le colonel Gault.

Au cours de notre déplacement, Bradley et moi, nous fîmes un léger crochet autour d'une zone dans laquelle on se battait encore et. nous entrâmes à Paris tranquillement et secrètement, du moins le croyions-nous, le dimanche 27 août, avant midi. Nous allâmes tout de suite voir de Gaulle qui était déjà entouré des gardes républicains traditionnels, dans leurs resplendissants uniformes. Nous allâmes également voir le général Gerow à l'état-major du Ve corps américain, et nous nous arrêtâmes pour voir le général Koenig qui commandait les Forces Françaises de l'Intérieur et dépendait du SHAEF: La nouvelle de notre passage se répandit promptement dans la ville, et lorsque nous passâmes près de l'Arc de Triomphe de l'Étoile, nous fûmes entourés par une foule enthousiaste. Les acclamations de la population libérée nous embarrassaient un peu, et nous nous frayâmes un chemin aussi vite que possible vers l'une des portes de Paris pour retourner au quartier général de Bradley, près de Chartres.

Pendant que j'étais encore à Paris, le général de Gaulle me fit part de ses soucis et de ses problèmes. Il demandait de la nourriture et des approvisionnements. II voulait surtout des milliers d'uniformes à distribuer aux Forces Françaises Libres pour pouvoir les distinguer des éléments de désordre qui à la faveur de la confusion temporaire, pouvaient se mettre à attaquer des habitants sans défense. Il voulait aussi du matériel militaire supplémentaire pour commencer à organiser. de nouvelles divisions françaises.

La désorganisation de la cité posait un autre problème : le rapide établissement de sa propre autorité et le maintien de l'ordre. Il demandait le prêt, à titre temporaire, de deux divisions américaines afin de faire un étalage de force, comme il disait, pour asseoir fermement sa position. En un éclair, je me revis deux ans auparavant, en Afrique, avec les V roblèmes politiques de ce temps-là. Nous avions accepté l'organisation gouvernementale existante et, à aucun moment de notre séjour, les autorités françaises n'avaient demandé aux armées alliées d'établir ou d'asseoir leur position administrative locale. Il semblait qu'il y eût quelque chose d'ironique dans le fait que le "symbole" de la libération dût demander aux forces alliées d'établir et de maintenir sa position au coeur de la capitale libérée.

Pourtant, je comprenais les problèmes de de Gaulle, et bien que je n'eusse pas d'unités disponibles à faire cantonner provisoirement dans Paris, je lui promis que deux de nos divisions montant en ligne passeraient par les principales artères de la ville. Je proposai même de profiter du passage de ces deux divisions pour organiser un défilé, et je l'invitai à passer ces unités en revue. Je pensais que cet étalage de force et la présence de de Gaulle à cette revue obtiendraient l'effet qu'il désirait. Je refusai d'assister personnellement à cette manifestation, mais je lui dis que le général Bradley reviendrait à Paris et se tiendrait sur la même estrade que lui pour symboliser l'unité alliée.

Ce défilé coïncidant exactement avec le plan des opérations du secteur fut peut-être le premier exemple fourni par l'Histoire de troupes organisant une parade dans la capitale d'un grand pays et participant le même jour à une bataille rangée.


Un texte de De Gaulle est reproduit en fin d'ouvrage dans lequel il dit, grosso modo, que des mémoires sont des mémoires et qu'il n'a pas demandé ces 2 divisions ...

Pourtant si on peut comprendre cette réponse de De Gaulle, on peut se demander pourquoi Eisenhower aurait dit cela sans que ce soit vrai ???

Je crois plutôt que de Gaulle demandait le maintient sur place des 2 divisions entrées dans Paris, et donc de la 2e DB.

Amicalement
Jacques

*** / ***

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