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Le IIIe Reich / François-Georges Dreyfus

En réponse à -2
-1Les grands messes nazies de Francis Deleu

Une grand messe nazie vue par Brasillach de Francis Deleu le dimanche 11 décembre 2005 à 22h22

Bonsoir,

En novembre 1937, l'écrivain français, Robert Brasillach (*) est l'invité du Congrès de Nuremberg. Son récit :

*** ...un stade immense a été construit, dans cette architecture quasi mycénienne , qu'affectionne le IIIe Reich. Sur les gradins, il peut tenir cent mille personnes assises, l'arène deux ou trois cent mille. Les étendards à croix gammée, sous le soleil éclatant, claquent et brillent. Et voici venir les bataillons du travail, les hommes de l'Artbeitskorps, par rangs de dix-huit, musique et drapeaux en tête, la pelle sur l'épaule. Ils sortent du stade, ils y rentrent, les chefs du service du travailles suivent, le torse nu, puis les jeunes filles. On présente les pelles, et la messe du travail com­mence.
- Êtes-vous prêts à féconder la terre allemande ?
- Nous sommes prêts.
Ils chantent, le tambour roule, on évoque les morts, l'âme du parti et de la nation est confondue, et enfin le maître achève de brasser cette foule énorme et faire un seul être, et il parle. Quand le stade se vide avec lenteur de ses officiants et de ses spectateurs, nous avons commencé de comprendre ce qu'est l' Allemagne nouvelle.

On doit le comprendre mieux encore, pourtant, le lendemain, à cette cérémonie inouïe qui porte le nom banal d'appel des chefs politiques (
politischen Leiter). C'est la nuit. Le stade immense est à peine éclairé de quelques projecteurs qui laissent deviner les bataillons massifs et immobiles des SA, vêtus de brun. Entre leurs rangs des espaces sont ménagés. L'un d'eux, plus large que les autres, forme une sorte d'avenue, qui mène de l'entrée du stade à la tribune où passera le Führer. Il est très exactement huit heures quand celui-ci entre, et suivi de son état-major, gagne sa place, sous la rafale des acclamations de la foule (...) A l'instant précis où il franchissait le stade, mille projecteurs, tout autour de l'enceinte, se sont allumés, braqués verticalement sur le ciel. Ce sont mille piliers bleus qui l'entourent désormais, comme une cage mystérieuse. On les verra briller toute la nuit de la campagne, ils désignent le lieu sacré du mystère national, et les ordonnateurs ont donné à cette stupéfiante féerie le nom de Licht-dom, la cathédrale de lumière.
Voici l'homme debout maintenant sur sa tribune. Alors déferlent les drapeaux. Pas un chant, pas un roulement de tambour. C'est le silence le plus extraordinaire qui règne quand apparaissent à l'orée du stade, devant chacun des espaces qui séparent les groupes bruns, les premiers rangs de porte-étendards. La seule lumière est celle de la cathédrale irréelle et bleue, au-delà de laquelle on voit tournoyer des papillons, avions peut-être, ou simples poussières. Mais sur les drapeaux, le regard d'un projecteur s'est posé, qui souligne leur masse rouge, et qui les suit tandis qu'ils avancent. Avancent-ils d'ailleurs ? On a envie de dire plutôt qu'ils coulent comme une coulée de lave pourpre, irrésistiblement, dans un énorme et lent glis­sement, pour remplir ces interstices préparés d'avance dans le granit brun. Leur avance majestueuse dure près de vingt minutes, et c'est lorsqu'ils sont près de nous seulement que nous entendons le bruit sourd des pas. Seul le silence a régné jusqu'à cette minute où ils vont s'immobiliser au pied du chancelier debout. Un silence surnaturel et minéral, comme celui d'un spectacle pour astronomes, dans une autre planète. Sous la voûte rayée de bleu jusqu'aux nuages, les larges coulées rouges sont maintenant apaisées. Je ne crois pas avoir vu de ma vie spectacle plus prodigieux.
Pour finir, avant et après le discours de Hitler, qui fait dans cette foule muette des remous de bras tendus et de cris, on chante : le
Deutschland über alles, le Horst Wessel où plane l' esprit des camarades tués par le Front rouge et par la réaction, et le chant des soldats de la guerre... Puis d'autres chants encore, créés pour le Congrès et qui se marient aisément à cette nuit fraîche, à la gravité de l'heure, à ces belles voix sombres et multiples, à tout l'enchantement musical sans lequel l' Allemagne ne peut rien concevoir, ni religion, ni patrie, ni guerre, ni politique, ni sacrifice... ***

(Robert Brasillach "Notre avant-guerre")

Bien cordialement,
Francis.

(*) Rappelons, si nécessaire, que Robert Brasillach, attiré par le fascisme fut le rédacteur en chef de "Je suis partout", feuille collaborationniste et antisémite. Poursuivi en 1945 pour collaboration, il fut condamné à mort notamment en raison de ses articles dans "Je suis partout".

PS. Au catalogue de notre bibliothèque virtuelle, le remarquable ouvrage d'Alice Kaplan, "Intelligence avec l'ennemi" analyse les responsabilités de l'écrivain.

*** / ***

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