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Batailles & Blindés / Collectif

En réponse à -5 -4 -3 -2
-1A propos de blindés au cinéma de René CLAUDE

« Les 10 meilleurs chars du monde » de Serge Desbois le dimanche 23 octobre 2005 à 07h58

« Les 10 meilleurs chars du monde »

Titre ambitieux, trop ambitieux même, d’un film qui est passé sur la chaîne « Discovery » channel 43, jeudi 20, palmarès établi par des tankistes et anciens tankistes des USA, de l’Allemagne, de l’Angleterre et de la Suède.

Leurs cogitations portent sur les chars sortis après 1940. Sans doute que ceux de 40, les panzer IV et autres Somua et B1bis ne méritaient pas à leurs yeux de figurer dans ce palmarès.

Le 1er au classement selon eux est le Léopard 2 allemand produit à partir des années 70.

Il cumule au mieux l’ensemble des qualités requises d’un blindé moderne : taille raisonnable pour une agilité satisfaisante mais alliée à une grande puissance de feu.
Il apparaît sur l’écran sur un terrain enneigé, se mesurant à la course avec une voiture volvo. Redoutable canon de 120mm. Agréable à piloter avec un volant comme dans une auto. Moteur continuant à tourner sous l’eau. Sa conception modulaire permet de remplacer un élément du blindé en conservant l’ensemble.

Mais il n’est pas exempt de reproche :
-pas de chargement automatique des obus, donc 4 hommes d’équipage au lieu de 3, plus grand espace nécessaire, ce qui alourdit l’engin.
-Et moi j’ajoute : l’électronique de bord est tellement sophistiquée (par exemple, carte sur l’écran de l’ordinateur qu’il est possible de déplacer avec un doigt glissant sur l’écran) que nous pouvons nous demander combien de temps un tel équipement peut résister aux vibrations et autres agressions, par exemple au cours des tirs répétés du canon ? *

2ème : le char Abrams (USA) 1980

Rapide malgré ses 68 tonnes, il peut se déplacer à 110 km/ h
Il résiste à toute rocket anti-char qui peut percer un blindage de 80 mm.

Mais son point faible est son moteur, une turbine qui nécessite, rien qu’au démarrage 30 litres de carburant. Son réservoir de 1.900 litres d’essence en fait une super-bombe incendiaire en puissance. Sa tuyère arrière d’échappement est un formidable chalumeau qui va attirer tout projectile ennemi guidé par infrarouge.

3ème : Le T 34 soviétique (1941)

Le plus avancé de son temps. La simplicité et la rusticité de sa conception le rendent manœuvrable par des soldats peu instruits.
Innovations importantes : le plan incliné à l’avant où les projectiles peuvent ricocher au lieu de pénétrer, surtout, son canon très long de 76mm qui tire des obus à grande vitesse initiale et va être une surprise pour les Allemands, enfin son moteur en alu très allégé.
Sa production de masse écrasa celles de l’Allemagne, 2800 en 1941 selon le commentateur du film.

4ème le Merkava israélien.

Conçu pour combattre dans le désert mais aussi dans les villes du Moyen-Orient, ses mérites sont vantés dans ce film par une jolie soldate, chef de char et instructrice en matière de blindés, qui trouve à son engin toutes les qualités ; elle en est manifestement amoureuse. Par exemple, selon elle, le moteur à l’avant est une protection supplémentaire au blindage, pour augmenter la sécurité de l’équipage. Bizarre argument !
Sa large plage arrière permet de transporter une section complète d’infanterie.
Pas de critique. Quant on aime…

5ème le Centurion britannique 1950.

Char considéré par le commentateur comme un engin au rabais pour les pauvres. Sa maintenance d’une grande simplicité ne nécessite que 2 clés, dit-il.
Un système de visée très astucieux pour l’époque : une mitrailleuse est jumelée et solidaire du canon. Il suffit de tirer 2 ou 3 balles traçantes et de lancer l’obus lorsqu’une traçante a atteint la cible.

Inconvénients majeurs : une boite de vitesse non synchro difficile à maîtriser et une consommation de carburant géante, 14 litres par km.

6ème Le char suédois S

Une curiosité. Conçu pendant la guerre froide pour combattre l’armée soviétique dans les forêts scandinaves, il ne possède pas de tourelle qui serait inopérante au milieu des arbres. Il faut donc viser en déplaçant la caisse de l’engin. Pour pointer en élévation, ce char a un système de suspension qui lui permet de se redresser en avant ou en arrière sur ses chenilles ; astucieux et étonnant système.

Pour viser en azimut, son agilité est surprenante, il peut tourner de 180° en une seconde, démonstration filmée à l’appui.
Réservé aux forêts nordiques, personne ne l’a acheté.

7ème Le T 72 soviétique.

Construit par les Soviétiques en prévision de la 3 ème guerre mondiale, il a une caisse basse et de faible hauteur qui lui permet de mieux se dissimuler. Il est maniable, agréable à piloter et très rapide.
Son canon très long de 125 mm est redoutable. Le chargement est automatique.

Mais la cabine est très étroite et impose des servants de petites tailles.
Le chargeur automatique n’est pas protégé. Il a happé souvent l’avant-bras du tireur. Ses munitions ne sont pas non plus protégées et peuvent exploser facilement. Les équipages le redoutaient dit le commentateur.

8ème Le Panter 1.

Sorti en 1943, il a bénéficié de l’acquis du T 34 soviétique que les Allemands ont amélioré : plan incliné de l’avant d’un blindage de 80 mm sur lequel les obus ricochaient.
Le canon long de calibre 75 mm pénétrait tous les blindages de l’époque à 2000m.
Moteur très léger par rapport à ses performances.

Pourtant beaucoup furent détruits dans la plaine russe, à la Bataille de Koursk.
Leur durée de vie était courte.*

9ème le Sheridan

Conçu pour la guerre du Vietnam. D’un poids de 17 tonnes, en aluminium, il pouvait être transporté par avion et largué par glissement hors de l’avion lors d’un rase-mottes de celui-ci comme il nous l’est montré dans le film.
Il flottait sur l’eau, se déplaçait à 75 km / H et possédait une grande puissance de feu. Il tirait des missiles guidés par infra rouge mais avait aussi un canon de 152 mm.
Il était très exposé par son blindage alu, par la survenue de pannes (court-circuits) et par la possibilité d’explosion de sa soute de 28 obus.

Il pouvait tout faire correctement mais rien parfaitement.

10ème Le Sherman

Char de 33 tonnes, résistant, facile à conduire par tous, armé d’un canon de 75mm satisfaisant pour le début 1942.

Mais fin 1942, il était déjà dépassé par les chars allemands. Il ne se déplaçait qu’à 35 km / h au grand maximum. Son blindage était insuffisant.
Son réservoir de 650 litres très vulnérable, l’avait fait surnommer par les tankistes allemands « la cuisinière anglaise).

Ainsi d’après les commentaires de ce film, aucun blindé ne trouve vraiment grâce auprès des tankistes anciens ou plus jeunes. Si nous y ajoutons les critiques à l’encontre des chars de 40, rappelées ici sur LDG naguère, nous voyons que le char idéal n’existe pas et vraisemblablement n’existera jamais puisque dans le combat entre le projectile et la cuirasse, c’est le projectile qui l’emporte toujours.

Il n’existe que des bons chars aptes à certains types de combat mais pas de char universel bon à tout type de guerre.


* La durée de vie des armements allemands, y compris les avions de combat, sortis pendant la guerre était très courte. Il faut rappeler que la plupart des pièces des armes, des moteurs était fabriqué par des déportés qui tous, hormis les STO, soufraient de la famine. Un de mes amis, déporté dans un sous-camp d’Auschwitz, au fond d’une mine de sel près de Cracovie, me disait qu’il pesait 45 kg. Soufrant de vertiges comme la plupart des déportés sous-alimentés, il était obligé de se cramponner à son étau pour usiner des pièces métalliques. Il n’était pas question de saboter mais le travail était imparfait et l’on comprend pourquoi les pistons et cylindres alaisés imparfaitement ne pouvaient qu’avoir une vie très courte.

Un jour, un de mes amis allemands m’a dit : « Oui nous Allemands, nous sommes de grands organisateurs, nous prévoyons tout quand nous organisons ou fabriquons quelque chose, sauf le grand trou noir dans lequel nous tombons à pied joint comme l’ont fait Hitler et ses disciples ».

Si beaucoup d’armes allemandes n’avaient pas été fabriquées par des hommes en état de déchéance physiologique, il est vraisemblable que la libération de l’Europe aurait été encore plus difficile. Par exemple la maîtrise du ciel aurait peut-être été retardée.
Un des tankistes y a fait une vague allusion dans ce film.

*** / ***

lue 6682 fois et validée par LDG
 
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1 Les non dits du Merkava de arcole 26 octo. 2005 10h27
2 Restons calmes de Serge Desbois 27 octo. 2005 09h53
3 Tigre contre Sherman de arcole 27 octo. 2005 10h26
4 Wittmann de Prosper Vandenbroucke 27 octo. 2005 20h12
5 oups! de arcole 27 octo. 2005 20h20
6 Mais de rien............ de Prosper Vandenbroucke 27 octo. 2005 20h29

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