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LE GUET-APENS DE CALUIRE / Paul Dreyfus

En réponse à -3 -2
-1COLONEL GROUSSARD de Alain Fonferrier

L'arrestation de Laval le 13 décembre 1940 de Serge Desbois le samedi 25 juin 2005 à 10h09

Le Colonel Groussard et les Gp (Groupes de Protection)
Lu sur livresdeguerre.net :
Les étranges combinaisons du colonel Groussard... de René CLAUDE le dimanche 03 novembre 2002 à 14h56 :
En lisant le livre de David Schoenbrun,"Soldats du Silence" (Plon), un ancien des services américains qui travailla à Alger en liaison avec des réseaux en France occupée après le débarquement de 1942, j'ai appris que le colonel Groussard avait été directement mêlé à l'arrestation de Pierre Laval en décembre 1940.

Cet épisode de l’arrestation de Laval et de tous ses commémoratifs est excellemment décrit dans le livre de Du Moulin de Labarthète, chef du cabinet civil de Pétain, paru en 1946. L’auteur cite présent sur les lieux, le cagoulard Méténier, l’un des chefs des GP (Groupes de Protection ) qui intervint en ce jour du 13 décembre 1940 pour arrêter Laval

Mais cette organisation était supervisée par le colonel Groussard comme le souligne Jean Moulin dans son 1er rapport pour le général De Gaulle qu’il rédigea à Lisbonne alors qu’il se mettait en route pour Londres pour la première fois en octobre 1941 pour se lancer à la conquête du chef de la France libre :


Les GP furent dissous en ce même mois de décembre 1940, d’où le qualificatif d’éphémères de Jean Moulin.

Cette intervention du 13 décembre 1940 fut musclée :

Je ( Du Moulin de Labarthète) rentre à l'Hôtel du Parc. Je monte dans ma chambre. Un coup de téléphone m'y appelle. C'est Laval, qui me prie de le rejoindre. Il est seul, dans son bureau. «Qu'est-ce qui se passe ? On vient d'arrêter mon chauffeur. Heinzen l'a vu partir entre deux flics. On a conduit ma voiture à la police, avec tous mes documents. On vient d'enfermer l'un de mes secrétaires dans sa chambre. Tout cela sent la provocation. Est-ce qu'ils vont me f... en tôle ? » Je souris. « Vous pensez bien, Monsieur le Président, que le Maréchal...
-Mais qu'est-ce qu'il f..., celui-là ?
- Il dort.
-Ah, il dort! Eh bien, allez le réveiller. Vous lui direz qu'on veut m'arrêter, qu'on passe par-dessus sa tête, qu'on piétine ses ordres. Allez! ».

Je remonte un étage. Je sais bien que le Maréchal ne dort pas. Mais je n'aurais jamais pu croire qu'il fût aussi calme. Un coup discret à sa porte. Il m'ouvre, lui-même. Il est en robe de chambre. Il a ce mot magnifique: « Alors, il est mécontent ?
-On le serait à moins, Monsieur le Maréchal.
-Tant pis, il n'a que ce qu'il mérite. Dites-lui que je dors, et tâchez de gagner du temps. Tout devait être terminé à onze heures. »

Je redescends. Ménétrel est, lui aussi, dans le bureau de Laval que l'émotion gagne de minute en minute. « Je vous dis qu'ils vont me faire la peau. Et je n'ai rien pour me défendre (il sort un canif de sa poche). Quels salauds ! »

Cet homme est agité, mais il n'est pas lâche. Il n'a pas les cris d'une bête traquée. Il tient tête à l'orage. Mais il reste superstitieux. « Un vendredi 13, tout de même ... »
Nous essayons, Ménétrel et moi, de lui raconter des histoires.
Mais la porte s'ouvre. C'est le commissaire Mondanel. « Monsieur le Président, j'ai reçu l'ordre de vous conduire à Châteldon. »
Laval se lève. « Vous l'avez, cet ordre ?
-Oui, Monsieur le Président.
-C'est bien, je vous crois. Je n'ai pas besoin de lire votre papier. Mais laissez-moi cinq minutes. »

Nous sortons. Que va-t-il faire ? Brûler quelques documents, s'isoler, laisser un dernier mot à ses amis ? Nous ne le saurons jamais. Mais, cinq minutes plus tard, nous le voyons descendre l'escalier de l'Hôtel, derrière Mondanel.
Nous le suivons, un moment. Un bruit d'auto qui démarre. La fin d'un rêve ? Le début d'un drame ?

Nous remontons. Et voici que l'escalier, tout à coup, s'emplit d'une étrange rumeur. Une vingtaine de motocyclistes, casqués de cuir, jambières, brassards, montent les marches, à toute allure. Ils se lancent, en trombe, dans le couloir du deuxième étage: le couloir de la Vice-Présidence, et pénètrent dans toutes les chambres.
Je suis arrêté, l'un des premiers. Un grand gaillard roux me met la main au collet. Je n'y comprends rien. «Vous faites erreur, mon garçon, je suis de l'étage du dessus.
- Ça n'est pas écrit sur ta g... Allons, suis-moi! »

Nous descendons trois marches, quand Méténier paraît,. Méténier, l'ancien cagoulard, l'un des chefs des groupes de protection (G.P.). Deux yeux d'archange dans un masque d'adjudant. Méténier, que je ne connaissais pas, encore, il y a huit jours, et qui est venu me trouver, le 5 décembre, pour se mettre aux ordres du Maréchal. Il voulait assurer la sécurité du transfert du Chef de l'État à Versailles.

Je l'ai, bien entendu, éconduit. Mais Méténier a sangloté, lorsque je lui ai parlé de Pétain. Un brave type, un peu fou. Des mains d'étrangleur: un coeur de grisette. Un «drôle de dur »...

Il m'aperçoit, se rue sur le gaillard roux, me libère. J'en profite pour faire libérer immédiatement le jeune Landron, maître des requêtes au Conseil d'État et chef du cabinet administratif de Laval, auquel il n'y a, vraiment, rien à reprocher.

Mme Landron, qui attend un enfant dans quelques jours, a vu pénétrer dans sa chambre un spadassin, revolver au poing. Elle est terrorisée. Ma femme la recueille, immédiatement, à l'étage du dessus.

Brinon sort, lui-même, de sa chambre, la figure décomposée. On lui fera grâce. Il n'aura pas d'occupant pour la nuit. Mais toutes les chambres sont maintenant munies d'un « motocycliste » et l'on ne songe pas sans stupeur, une stupeur parfois amusée, à l'ahurissement de ces couples, dont la nuit se passera sous l'œil d'un veilleur armé...

*** / ***

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