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La description du livre

Mon père m'a dit... / Elliott Roosevelt

En réponse à -3 -2
-1Elliott Jours 5 a 10 de Etienne Lorenceau

Un allié sur : Jour 11 de Etienne Lorenceau le lundi 17 janvier 2005 à 19h31

Vendredi 22 Janvier
(p 108)
Il y avait toujours a négocier l’affaire tordue et piégeuse pour arranger le contact entre de Gaulle et Giraud mais les fondations avaient été posées ; pour le meilleur et pour le pire les décisions militaires avaient – en gros – été prises et il ne restait que la formulation du communiqué annonçant au monde la conférence de Casablanca, et ce qu’elle signifiait.
…/… (p 109-116)
Pas de cocktail avant le dîner ce soir, et pas de vin au dinar. Pas de porc. Le Sultan, fils de la vraie foi, était notre invite.
Il arriva avec son fils, le prince héritier, son Grand Vizir, et son Chef du Protocole, tous magnifiquement apprêtés avec de blanches robes de soie flottantes et charges de cadeaux : deux bracelets d’or et une haute tiare d’or pour Mère. Un coup d’œil a la tiare et Père me jeta un coup d’œil de cote sans changer d’expression et me fit un clin d’œil.. La même pensée traversa nos deux esprits : l’image de Mère présidant une fonction officielle a la maison blanche avec cet imposant objet perche sur sa permanente.
Avec e Sultan a la droite de Père et Churchill a sa gauche, le dîner commença. Le P.M. l’initia avec le cœur le plus haut – de Gaulle nous dit il était arrive a midi et avait déjà déjeuné avec Giraud et étaient rendu a Mirador, Mais au fur et a mesure que le repas avançait l’humeur de Churchill s’assombrit de plus en plus. Quel était le problème ? Père et le Sultan avaient une discussion animée sur la richesse des ressources naturelles du Maroc français et les riches perspectives pour son développement. Ils passaient un très bon moment, leur français – qui était pas le langage ou Churchill se sentait le plus a l’aise- couvrant aisément la question du relèvement des conditions de vie des Marocains et – était le point – comment cela comprenait nécessairement qu’une part importante de la richesse du pays soit conservée dans ses frontières
Le Sultan exprima un vif désir d’obtenir le plus grand soutien pour une éducation et une situation sanitaire moderne pour son pays.
Père souligna que pour l’obtenir le Sultan ne devrait pas permettre à des intérêts extérieurs d’obtenir des concessions qui assèchent les richesses du pays.
Churchill essayait de changer le sujet.
Le Sultan, rattrapant le fil de la conversation, souleva la question de ce que le conseil de Père entraînait pour ce qui concernait le futur gouvernement français
Père maintenant sa fourchette en équilibre remarqua chaleureusement que l’après-guerre naturellement serait très différent de l’avant guerre spécialement en ce qui concernait la question coloniale [il était pas question de renoncer aux concessions pétrolières américaines en Arabie Saoudite].
Churchill toussa et plongea dans la conversation le long de lignes différentes.
Poliment le Sultan demanda ce que Père entendait par « très différente » ?
Père, laissant tomber une remarque sur les relations passées entre les financiers français et Britanniques combines en syndicat se perpétuant eux même pour drainer les richesses des colonies et vint souligner les richesses pétrolières potentielles du Maroc français
Le Sultan bondit la dessus avec avidité ; il se déclara décidément en faveur du développement de ces possibilités en en conservant les fruits, puis secoua la tête en regrettant l’absence de scientifiques et d’ingénieurs parmi ses compatriotes, techniciens qui pourraient sans aide développer ces champs pétroliers.[il n’y a à ce jour pas de réserves pétrolières au Maroc qui s’approvisionne notamment auprès de l’Aramco (Arabian American Oil Company, concession américaine d’origine coloniale en Arabie Saoudite)]
Churchill mal à l’aise se trémoussait sur son siège.
Père suggéra doucereusement que des ingénieurs et des scientifiques marocains pourraient être formés et entraînés dans le contexte d’une sorte de programme mutuel éducation avec, par exemple, des Universités prestigieuses aux Etats-Unis.
Le Sultan approuva de la tête Si l’étiquette l’avait permis, il aurait pris des notes, les noms et les adresses des universités à l’instant même
Père continua à développer son point de vue en jouant avec son verre d’eau. Il mentionna qu’il serait facile pour le Sultan d’engager des sociétés – Américaines bien sur – pour mener à bien le programme de développement qu’il avait en tête, sur la base d’une rémunération ou d’un pourcentage pré-convenu. Un tel arrangement, insista-t-il, aurait l’avantage de mettre en mesure le gouvernement souverain du Maroc français de retenir le contrôle sur une part essentielle de ses ressources, d’en retirer la majeure partie des fruits en découlant, et bien sur d’en prendre a terme le contrôle total.
Churchill se mouchait essayant de ne pas entendre.
Ce fut un dîner très agréable, tout le monde – à une exception près – passant un très bon moment. Alors que nous nous levions de table, le Sultan assura Père de ce que, rapidement après la fin de la guerre il demanderait son aide aux Etats-Unis pour le développement de son pays. Son visage était illumine : « un nouveau future pour mon pays ! »
Ecarlate, mordant son cigare, le Premier Ministre Britannique suivit le Sultan sortant de la salle a manger.
L’arrivée de de Gaulle ce jour la nettoya cependant l’atmosphère comme un éclair de chaleur. Le Sultan clairement voulait rester et discuter plus en détail et avec une profonde emphase les points que Père avait levés pendant le dîner Mais le travail de Père en ce qui le concernait lui était terminé pour la soirée. Un signe au capitaine McCrea indiqua alors de rester pour prendre des notes, un autre a Robert Murphy et Harry Hopkins ; et un a moi nous signifiant de nous tenir prêts pour jouer le rôle de Ganymede, - et tous les autres partirent. [La comparaison est osée car Ganymede est le jeune homme dont Zeus tomba amoureux et dont il fit son amant].
La scène était dressée pour Charles de Gaulle.
Il fit son entrée dix minutes après le départ des autres. Il arriva avec des nuages noirs tournoyant autour de sa haute tête, et avec très peu de civilités. Pour trente bonnes minutes, lui et Père discutèrent, Père déployant son charme, de Gaulle ne s’engageant pas.
Ce qui suit fut typique :
Père : « Je suis sur que nous parviendrons a aider votre grand pays à rétablir sa destinée »
De Gaulle : un grognement inarticulé
Père « et je vous assure que ce sera un honneur pour mon pays de participer a cette entreprise »
De Gaulle dans une sorte de grognement « Je vous remercie de le dire »
Pour décrire la fin avec humour, le français se déploya de toute sa hauteur de la chaise sur laquelle il avait été replie et il marcha de façon formelle vers la porte sans un regard en arrière.
Quelques moments plus tard, Churchill fit son entrée avec MacMillan. Pour une autre heure, ils comparèrent leur notes sur les conversations que chacun avait eu avec de Gaulle. Père ne semblait pas perturbe par la bouderie puissante avec laquelle de Gaulle l’avait traite. Je pense qu’il y trouva simplement la confirmation de ses préjugés sur l’homme. Murphy parla, puis Churchill puis Harry puis Père puis à nouveau Churchill. Je me demandais : Que va-t-il se passer maintenant pour les hommes et les femmes en France ? Qu’adviendra t il des hommes et des femmes de la résistance ? De quel cote se trouvent ils ? De quel cote se trouvent ils ? De Gaulle ? Giraud ? D’aucun ? Des deux ? Quel est le test ? Qui a raison ?
Et la voix de Père, calme : « Le passe est le passe et c’est fait. Nous avons presque résolu cette question maintenant. Ces deux : rang égal, égales responsabilités pour établir l’Assemblée Provisoire. Lorsque cela sera fait la démocratie française renaîtra. Lorsque l’Assemblée Provisoire commencera à agir la démocratie française fera ses premiers pas. A ce stade la démocratie française sera a même de décider elle-même ce qui doit advenir de Giraud ou de de Gaulle. Ce ne sera plus notre affaire. »
Et après que Churchill et les autres furent partis, Père, dans sa chambre à coucher, parla de la France et de son avenir.
« Nous avons parle ces derniers jours » dit il « de livrer le gouvernement civil de la France a un gouvernement joint Giraud-de Gaulle pour l’administrer au moment de sa libération. Un contrôle intérimaire destiné à durer seulement jusqu'à ce que des élections puissent être a nouveau organisées. Cela semble une solution simple ... mais combien de Gaulle va la combattre !?
Il est totalement convaincu qu’il devrait être le seul juge arbitre de qui doit ou me doit pas faire partie du gouvernement provisoire. »
« Il a également dit quelque chose au sujet des colonies n’est ce pas ? » dis je « Je revenais juste de l’office lorsque j’ai entendu … »
« C’est exact, il a été très clair sur le fait qu’il attend des allies qu’ils restituent immédiatement après la libération toutes les colonies sous contrôle français Tu sais, mis a part le fait que les allies devront conserver un contrôle militaire sur les colonies françaises ici en Afrique du Nord pendant des mois, peut être des années, je ne suis pas convaincu dans mon for intérieur que nous aurions raison de rendre tout simplement ses colonies a la France, jamais, sans avoir obtenu cas par cas et par avance une sorte de nantissement, une forme d’engagement sur ce qui est planifie pour chaque administration. »
« Mais écoute Pap, je ne comprends pas. Je sais que les colonies sont importantes mais, après tout, elles appartiennent à la France. Comment est ce que Nous nous pourrions ne pas les rendre à la France ? »
Il me regarda « Comment est ce qu’elles appartiennent à la France ? Pourquoi est ce que le Maroc, habite par les Marocains, appartient a la France ? [comment le Texas, la Floride, la Louisiane, la Caroline habite par les Texans etc.… qui voulaient faire sécession appartiennent aux USA ?Le problème de la colonisation se trouvait peut être ailleurs ?] Ou prends l’IndoChine ? Les Japonais contrôlent cette colonie maintenant ? Pourquoi a-t-il été si facile aux Japonais de l’occuper ? Les natifs IndoChinois ont été si ouvertement sous-estimés qu’ils se sont dit tout doit être mieux que de vivre sous la botte coloniale de la France. Est-ce qu’un pays devrait appartenir a la France ? Par quel logique, par quelle coutume et par quelle règle historique ? «
« Oui mais… »
« Je parle d’une autre guerre, Elliott, » cria Père d’une voix dont le ton était soudainement monte. « Je parle de ce qu’il adviendra de notre monde si après cette guerre ci nous permettons à des millions de gens de glisser a nouveau dans un demi esclavage ! »
« Et de plus , » suggérai je, « nous devrions avoir notre mot a dire. C’est nous qui libérons la France. »
« Ne crois pas une seconde, Elliott, que les Américains mourraient dans le Pacifique aujourd’hui, si était l’âpreté des Français, des Britanniques et des Hollandais. Allons nous leur permettre de le faire de nouveau ? Ton fils aura a peu près le bon age a quinze ou vingt ans d’aujourd’hui.
Les Nations Unies – lorsqu’elles seront organisées – pourraient prendre le contrôle de ces colonies n’est ce pas ? Sous un mandat ou un contrat pour un certain nombre d’années. »
« Une phrase Elliott. Ensuite je te mets à la porte. Je suis fatigue. La phrase est celle-ci : quand nous aurons gagne la guerre Je travaillerai avec toute ma puissance et mes forces a m’assurer que les Etats-Unis ne sont pas remis dans la situation de devoir accepter aucun plan qui renforce les ambitions impérialistes de la France, ou qui aide ou accepte l’Empire Britannique ou ses ambitions impériales. »…

*** / ***

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1 Un maigre résultat Jours 12 et 13 de Etienne Lorenceau 17 janv. 2005 19h33
2 Merci pour cette traduction !!! de Ph Guliana 21 juil. 2007 20h15

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