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Freebelgians / Prosper Vandenbroucke

En réponse à -5 -4 -3 -2
-1A chi la vittoria ? Aux Belges ! (4) de Francis Deleu

Hommage à Ammota, porteur de la Force Publique congolaise de Francis Deleu le jeudi 23 décembre 2004 à 22h07

Bonsoir,

Nous avons décrit, sur un ton volontairement badin, l'épopée des Belges en Afrique. Le moment est venu de rendre hommage aux Congolais et à toutes les troupes "indigènes", les grands oubliés de la Seconde Guerre Mondiale.
Nous avons choisi des extraits d'un texte de Philippe Broussemiche du XIe Bataillon de la Force Publique.(*) Ce texte, malgré ses accents colonialistes, résume bien l'état d'esprit de l'époque, le paternalisme colonial mais aussi - c'est la raison de mon choix - le calvaire des porteurs.

*** Il y a eu au moment de la capitulation belge tout un éventail de réactions: certains étaient démoralisés, certains avaient envie de continuer, d'autres étaient certainement indécis... Il y a eu une effervescence incontestable. Au début, les gens n'étaient pas trop enfiévrés parce qu'ils se disaient "La France continue". J'ai même entendu des outrances au point de vue déclaration d'amour spontanées pour la France. Ils ont évidemment déchantés le 18 juin et à ce moment-là les craintes pour l'avenir se sont manifestées de façon plus dramatique.
Parmi les gens qui comme moi étaient entrés volontairement dans la Force Publique, il y avait une volonté de se battre, c'était aussi celle de nombreux civils, mais sans trop savoir quoi. (...)
Quand nous avons quitté le Congo avec le corps expéditionnaire, il y avait une proportion de vingt Européens pour un millier de Noirs. C'était une guerre où les Blancs entraînaient les Noirs, mais sans que les Noirs sachent à ce moment là qu'ils en bénéficieraient si on gagnait. Il faut le dire: au fond, nous pensions pour eux. Au moment où nous passions la frontière, je notais dans mes carnets que j'admirais tous ces gens qui étaient dans les camions qui les transportaient, j'admirais leur obéissance aveugle, ils allaient, ils nous suivaient, c'est tout.
Il y avait les porteurs. Ils ne portaient pas les armes, portées par les détenteurs normaux, les soldats ou les mitrailleurs. Les porteurs avaient le havresac, ce qui n'est déjà pas mal, et une caisse de munitions sur la tête, et en plus un petit sac de vivres de réserve qui consistaient en arachides grillées. C'était très rudimentaire, et les déplacements à pied, c'était un exploit pour les porteurs. Cela a été un chemin de croix pour moi, mes soldats et avant tout les porteurs. Je me revois à Asosa, regroupant mes gens et leurs demandant où est leur havresac. Nous avons renvoyé des hommes sur la route et ils revenaient avec leur havresac. A la question: "Et ton porteur?", ils répondaient : "Ah, il est mort". Voilà...
La mentalité des porteurs était spéciale : ils étaient là en spectateur, ils ne se sentaient pas concernés. J'avais un porteur qui transportait des vivres de réserve. Nous étions sous le feu, repérés, et lui il restait debout avec sa petite mallette sur la tête. Je me retourne et dit "Amotta, couche-toi, tu ne vois pas qu'on nous tire dessus?" Et lui me regarde et me dit "Mais, moi, je ne suis pas un soldat!". (...)
Ils sont morts, il faut bien le reconnaître, d'épuisement parce que nous sommes montés de la plaine à Asosa, alors que nos alliés britanniques venaient de Kurmuc par des routes asphaltées. Ils sont morts d'épuisement, de blessures aux pieds sur les rochers, de dysenterie surtout....
(....)

Terminons ce récit par une petite note aigre-douce:

A ce moment là venait d'avoir lieu Bir-Hakeim, et à la radio nous entendions nos chers amis français faire cocorico à propos de Bir-Hakeim sur toutes les ondes. Mais à nous, on venait demander ce que nous faisions à Gambela, voilà la comparaison..."

Bien cordialement,
Francis.

in "Jours de guerre" tome 7 (Crédit Communal, 1992)

*** / ***

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