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La description du livre

Le sang des communistes / Jean-Marc Berlière & Franck Liaigre

En réponse à -5 -4 -3 -2
-1Prologue (suite) de René CLAUDE

Libre à vous... de René CLAUDE le dimanche 30 mai 2004 à 22h57

Bonsoir,

Ce ne sont pas mes considérations, mais deux extraits du prologue de l'étude Le sang des communistes que j'ai choisi de présenter sur Livres de Guerre, estimant que cet ouvrage original et fort ouvrait une voie réellement nouvelle dans l'étude des Bataillons de jeunesse, leurs actes et leur utilisation par le Parti.
Maintenant en ce qui concerne les otages de Châteaubriant, le prologue parle sans détour de l'utilisation par la mémoire officielle communiste des otages fusillés par les Allemands APRES les premiers attentats commis par les Bataillons mais que le Parti utilisa pour essayer de faire croire à une résistance communiste antérieure au 22 juin 1941. C'est une donnée assez grave pour justifier quelques éclaircissements sur les pratiques de réécriture de l'histoire, non ?
Comme je trouvais ces passages très pertinents, et pour éviter une redite trop lourde et des inexactitudes, j'ai préféré les déposer dans ce fil. (Une pratique courante sur Livres de Guerre : elle évite les malversations et les approximations du genre"ça voulait dire...")

Si mes premiers messages vous ont semblé confus, je vous prie de bien vouloir excuser leur auteur qui DECOUVRE grâce à cet essai original et indispensable la réalité de l'engagement et l'utilisation idéologique des jeunes militants qui formèrent ces Bataillons sacrifiés.
Si ces deux chercheurs ont choisi ce thème, c'est bien parce que à ce jour il existait une carence historienne sur un sujet qui a longtemps été occulté ou arrangé par le parti. Je ne l'invente pas.

Je dépose à nouveau un passage important :
Les suppliciés de Châteaubriant symbolisent les sacrifices consentis par les hautes sphères du parti : ces martyrs propiatoires proches de la direction nationale sont très tôt érigés en figures éponymes de la Résistance. Or ce choix-là, à la lumière de l'Histoire, est pour le moins étonnant. Que magnifie-t-on en effet ? Essentiellement leur précocité résistante, quand bien même la plupart des otages fusillés n'avaient pas "résisté" avant d'être arrêtés, n'avaient pas eu la possibilité de le faire du fait de LA LIGNE alors suivie par le parti. Il n'est pas étonnant dès lors que les otages les plus révérés soient ceux qui ont été appréhendés en 1940, à l'époque trouble et ambigüe où le PC renvoyait dos-à-dos les "deux impérialismes".
Qu'espère-t-on en retour ? Gommer les errances de 1940, faire croire, par le biais de la mort de ces martyrs, que le parti a résisté bien avant le 22 juin 1941. "La plupart des fusillés sont en prison ou au camp depuis un an, parfois plus... Et certains aujourd'hui ont l'audace de prétendre que les communistes ont commencé la Résistance en juin 1941. Ceux que nous pleurons seraient vivants s'il en était ainsi. Dire ou écrire ces infamies, c'est cracher sur les tombes des martyrs de Châteaubraint." (Albert Ouzoulias, "Les fils de la nuit")
Le syllogime confond par sa tranquille assurance : fusillés par les Allemands en octobre 1941, ces hommes arrêtés en 1940 étaient donc déjà à l'époque des résistants. CQFD...


Dans un précédent message, vous affirmez :
Les auteurs parlent des « Bataillons de la Jeunesse » comme d’une création indépendante, constituée par des jeunes n’ayant aucune formation militaire et qui par conséquent vont réaliser des attentats inopérants. Ils vont être arrêtés par les brigades spéciales, livrés aux Allemands et exécutés. Fin des Bataillons de la Jeunesse.

Je n'ai pas trouvé une telle thèse dans l'essai des deux historiens; au contraire, ils insistent plutôt sur le climat d'impréparation et la confusion qui régnait dans le Parti fin juin 41. Connaissant le centralisme bureaucratique du PCF - comme de toutes les organisations communistes -, il est impensable d'imaginer qu'une branche armée émanant de lui a pu acquérir une quelconque forme d'indépendance. D'autre part, les auteurs divisent leurs études en plusieurs étapes, suivant l'histoire des différentes "vagues" des Bataillons de Jeunesse, vagues qui agirent successivement mais aussi de manière simultannée.
Je considère que votre jugement est trop expéditif pour un essai aussi complet.

Maintenant libre à vous de poursuivre ou non ce débat à partir des affirmations résumées dans le prologue et des questions qu'elles suscitent chez le lecteur curieux que je suis.

Bien à vous,

RC

*** / ***

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