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Du débarquement africain au meurtre de Darlan - Albert Kammerer
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Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

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le Glossaire de Francis a trouvé :


Auphan (Amiral) - France
-

(1894-1982) L'amiral Auphan est nommé secrétaire d'Etat à la Marine le 18 avril 1942. II démissionnera le 17 novembre 1942. II avait été membre des cabinets militaires de Georges Leygues et de François Piétri, commandant de la "Jeanne-d'Arc" en 1936, sous-chef d'état-major de la Marine en 1939, directeur de la Marine marchande en juillet 1940, chef d'état-major général des forces navales en 1941. En août 1944, à Paris, il tentera de transmettre les pouvoirs de Pétain à de Gaulle. Condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité en 1946, il comparaîtra en juillet 1955 devant la Haute Cour qui prononcera une peine dont il sera immédiatement relevé. Ardent défenseur de la mémoire du maréchal, l'amiral Auphan est l'auteur de nombreux ouvrages sur Vichy, notamment d'une "Histoire élémentaire de Vichy"


AFN - Afrique Française du Nord
-

Territoire de l'Empire français.

Dans ce texte :

Tunisie : 8 novembre 1942 de Francis Deleu le jeudi 28 novembre 2013 à 21h00

Bonsoir,

Pour y voir clair (ou l'inverse ?) examinons dans le détail, heure par heure, l'attitude et les atermoiements des principaux protagonistes en Tunisie.

- Au petit matin du 8 novembre, quelques heures après le débarquement alliés en AFN.
Le consul général américain Doolittle remet à l'amiral Estéva, résident général de France, le message suivant du président Roosevelt :

"Je pense souvent, mon cher amiral, aux efforts que vous déployez depuis les jours tragiques de juin 1940 pour endiguer l'infiltration nazie en Afrique du Nord et pour conserver à la France et à la population tunisienne quelques vestiges de prospérité.
Maintenant que les visées insatiables de l'Allemagne et de l'Italie, dans leur folle poussée de domination et d'oppression mondiales, tendent vers la prise de la Tunisie, les Etats-Unis ont décidé d'y mettre fin en envoyant en Afrique du Nord de puissantes forces américaines. Ces forces sont dotées d'une quantité énorme de moyens les plus puissants de la guerre moderne et elles ont l'ordre de coopérer avec les fonctionnaires français, ainsi qu'avec la population tunisienne, anxieuse de détruire aussi vite que possible l'ennemi commun.
Je sais que je puis compter sur vous pour comprendre l'amitié de l'Amérique pour la France et sa détermination de libérer l'empire français de la domination de ses oppresseurs.

Votre ami,
FRANKLIN DELANO ROOSEVELT.
"
Estéva, même s'il approuve la démarche américaine, reste cependant viscéralement attaché à son devoir d'obéissance. Il répond à Doolittle : "Je n'ai d'ordre à recevoir que du gouvernement français".
Et comme Doolittle insiste et informe qu'au même moment Vichy reçoit un message identique. Estéva répond que cela ne changera rien à sa décision : "Je n'ai pas l'intention de manquer à mes devoirs envers le maréchal et son gouvernement, qui sont mes seuls chefs."

- 4 h.20
Esteva rend compte à Vichy de l'entretien avec le consul américain. Il ajoute que l'amiral Derrien, préfet maritime de Bizerte a reçu ordre de repousser toutes attaques venant de la mer et que le général Barré, commandant des troupes de Tunisie, s'opposera à tout débarquement sur les côtes tunisiennes.

- 5 h.40
Vichy accuse réception du message et répond : "Le maréchal et le gouvernement vous approuvent et comptent sur vous."

- 7 h.20
Pétain répond à Roosevelt : "Nous sommes attaqués, nous nous défendrons. C'est l'ordre que je donne."
Simultanément, l'amiral Auphan adresse le message suivant à toutes les amirautés (dont Bizerte) :
A tous, ordre du jour,

Profitant de notre demi-désarmement et d'intelligences hypocritement concertées avec quelques égarés, les Anglo-Saxons viennent d'attaquer cette nuit l'Afrique du Nord.
En réponse au message américain qui l'informait à posteriori de cette agression, le maréchal de France, chef de l'Etat, a répondu le seul langage de l'intérêt et de l'honneur français en concluant: "Nous sommes attaqués, nous nous défendrons. C'est l'ordre que je donne."
A suivre : les préparatifs militaires.

Bien cordialement,
Francis.

*** / ***

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