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Mémento des principaux mouvements politiques collaborationnistes
sous Vichy.
- PPF : Parti Populaire
Français (Jacques Doriot) - organe de presse: "Le Cri du Peuple de
Paris"
- MSR : Mouvement Social Révolutionnaire (Eugène
Deloncle)
- CSAR : Comité Secret d'Action
Révolutionnaire - appelé par dérision "La Cagoule". - organe de presse:
"La Vie nationale".
- RNP : Rassemblement National
Populaire (Marcel Déat) - organe de presse: "L'Oeuvre".
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La Parti franciste (Marcel Bucard) - organe de presse:
"Le Francisme".
- PFNC : Parti Français National
Collectiviste (Pierre Clementi) - organe de presse: "Le Pays
Libre".
- La Ligue française (Pierre Constantini) -
organe de presse: "L'Appel".
- Le Front franc
(Jean Boissel) - organe de presse: "Le Réveil du Peuple".
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Le Feu (Maurice Delaunnay) - organe de presse: "La
Tempête".
- Le Groupe Collaboration (Alphonse de
Châteaubriant) - organe de presse: "La Gerbe".
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- | Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).
En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")
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GA - Groupe d'armées - France 1940 |
GQG - Grand Quartier Général - Divers |
OKW - Oberkommando der Wehrmacht - Allemagne nazie |
- | Haut commandement de l'armée allemande.
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Dans ce texte : Un fait nouveau très intéressant... de françois delpla le mercredi 05 juin 2013 à 11h38
..., cher Emmanuel, c'est qu'en 2013 et au bout de 21 ans de mien remue-méninges, on puisse encore citer ceci sans broncher :
Le Führer convoque d'urgence ses conseillers militaires à son G.Q.G. de Charleville. Un Conseil de guerre a lieu auquel prennent part, outre Hitler lui-même, le général Keitel, chef de l'O.K.W., le général Jodl, chef des opérations, le général von Brauchitsch, Commandant en chef des forces terrestres, le général von Rundstedt, commandant le Groupe d'armées A, et plusieurs autres officiers généraux appartenant au Grand État-Major.
Le général von Brauchitsch propose une attaque de grand style des forces blindées dans la région Vimy - Saint-Orner - Gravelines. Son intention est de presser brutalement sur la poche de Dunkerque, d'isoler de la côte les troupes du G.A. 1 qui font retraite vers la mer, et de parachever leur investissement. « La plus grande bataille d'encerclement de l'Histoire, déclare Keitel, doit se terminer par l'anéantissement de toutes les troupes anglaises, françaises et belges qui combattent encore dans les Flandres. »
Mais Hitler repousse ce projet, qui représente à ses yeux une perte de temps inutile. Pour lui, le sort des forces alliées qui combattent dans les Flandres est déjà scellé. Qu'importe si quelques contingents s'échappent ? Ils n'en devront pas moins abandonner en totalité leurs armes et leur matériel. Ce qui compte, c'est de préparer sans délai le déclenchement des opérations k long de la ligne allant de la Somme à la ligne Maginot, pour ne pas laisser au Haut Commandement français le temps de reprendre haleine. Il ne doit avoir aucun hiatus entre la bataille des Flandres et la bataille de France.
C'est du roman intégral, en même temps qu'une leçon d'historiographie très intéressante.
Benoist-Méchin, un ultra de la collaboration qui a sauvé sa tête de justesse à la Libération, se refait une virginité par un gros ouvrage pétainiste et antigaulliste jouant la carte d'une érudition rigoureuse. Il ne peut théoriquement pas se permettre la moindre indulgence envers Hitler et, apparemment, ne s'en permet aucune. Or voilà qu'ici il le campe en presque-démocrate, juste un peu tyrannique sur les bords. Il décide seul et contre la majorité, mais en ayant consulté et réuni les principaux décideurs... et cela passe, et grâce à toi je suis peut-être aujourd'hui le premier à stigmatiser cette prose !
La réalité, qui a encore beaucoup de mal à faire son chemin malgré la publication intégrale du journal de Goebbels qui fourmille d'exemples, c'est que Hitler cloisonne, et n'organise plus jamais de réunions de concertation après quelques conseils des ministres de 1933 où il devait encore ménager les conservateurs.
Ainsi, à Charleville, il n'y a pas Keitel, et surtout pas Brauchitsch, tenu soigneusement à l'écart de la genèse du Haltbefehl, autrement dit court-circuité et mis devant le fait accompli. Et outre la composition de l'assemblée, le sujet de la discussion mélange plusieurs moments et plusieurs réunions, au cours desquelles Hitler a plus monologué, divagué et dicté que consulté. *** / *** |