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Pétain - Trahison ou sacrifice ? - Michel Boisbouvier
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


génocide
-

Le terme "génocide" est trop souvent appliqué à tort et à travers. Pour éviter les risques de banalisation et parfois même de manipulation, nous proposons la définition rigoureuse que donne l'historien François Bédarida au concept de génocide.

"Ce qui fait la spécificité du génocide au XXème siècle, ce sont trois caractéristiques :
- tout d'abord, un programme calculé d'extermination systématique d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux ;
- ensuite, la puissance technique d'organisation, de rationalisation et de contrôle de l'Etat bureaucratique moderne ;
- enfin, la capacité de secret et / ou de camouflage dans l'exécution […]
En vérité, le propre du génocide est de franchir un seuil dans la notion d'humanité. Car c'est la négation même de la condition humaine : la transgression radicale."

-

Une action qui se définit par une distinction précise des populations visées, par l'intention de les détruire systématiquement, par la mise en oeuvre de moyens techniques adaptés et dépendants d'une organisation sociale efficace. [Jean-Clément Martin, Violence de guerre ( Les mots de la violence), Editions Complexes, 2002, p.40]


Yad Vashem
-

Institut pour le souvenir des martyrs et des héros de la Shoah. Créé en 1953, une des tâches de l'institut fut de reconnaître les non-Juifs qui, au péril de leur vie, ont sauvé des Juifs des pays occupés sous la botte nazie et leurs acolytes. Une commission de droit public fut créée dans le cadre du Yad Vashem pour décider, d'après les témoignages et les documents présents, si les candidats répondaient aux critères de reconnaissance.
La personne (physique ou morale) reconnue est honorée du titre de "Juste parmi les nations".


SS - Schutzstaffel - Allemagne nazie
-

"Echelon de protection" ou "Section de protection".
Créée en 1923, la SS est d'abord la garde prétorienne de Hitler. Sous l'impulsion de Heinrich Himmler qui en prend la tête le 6 juin 1929, elle devient la police du Reich. A partir de 1937, la SS est chargée de la gestion du système concentrationnaire.
Himmler portera le titre de "Reichsfürher-SS".

A partir de 1935, la SS se subdivise en différentes branches notamment:
- SS Verfügungstruppe (troupes mises à disposition), organisées militairement et qui deviennent, au début de la guerre, les Waffen SS.
- SS Totenkopf (tête de mort) chargées de la garde des camps de concentration.

Dans ce texte :

Foutaises négationnistes réfutées depuis belle lurette de Nicolas Bernard le mercredi 28 mars 2012 à 18h42

> J'ai lu attentivement la thèse de Nantes soutenue le 15
> juin 1985 par Henri Roques;je l'ai trouvée très
> convaincante;

Cette "thèse" est une vaste fumisterie négationniste, c'est à dire manipulant les pièces et les témoignages dans le but de nier la réalité du génocide juif. Elle a été taillée en pièces par les historiens, notamment le Professeur Pierre Bridonneau (qui enseignait à l'Université de Nantes).

Il suffit également de lire le remarquable exposé d'Eddy Marz paru sur un forum consacré à la Deuxième Guerre Mondiale :

- 1ère partie ;
- 2ème partie ;
- 3ème partie.

Voir également Florent Brayard, "Comment écrire l'histoire sans archive ? Un regard sur l'historiographie du camp d'extermination de Belzec", in Florent Brayard (dir.), Le Génocide des Juifs entre Procès et Histoire. 1943-2000, Complexe, 2000, p. 135-188, et, du même auteur, Comment l'idée vint à M. Rassinier. Naissance du révisionnisme, Fayard, 1996, qui montre bien que s'agissant de Gerstein, les premiers délires négationnistes viennent de l'escroc Paul Rassinier, dont Henri Roques n'a fait que s'inspirer.




> Gerstein apparait comme un mythomane doublé d'un
> mégalomane;

Alors il n'est pas seul, car - manque de bol pour les négationnistes - son témoignage a été confirmé sur l'essentiel (à savoir le gazage d'un convoi de déportés) par le S.S. Obersturmbannführer Dr. Wilhelm Pfannenstiel, qui l'accompagnait...




> en outre ,dans l'Atlas de la shoah,rédigé par Martin
> Gilbert on ne signale l'arrivée d'aucun convoi de déportés
> au camp de Belzec durant le séjour de Kurt Gerstein du 17
> au 20 août 1942.Il a donc imaginé ce qu'il raconte.

Foutaises. Dans ce même laps de temps, en effet, des convois débarquent à Belzec des milliers de Juifs raflés lors de la liquidation des ghettos de Lvov et de Jaslo (voir par exemple Dieter Pohl, "The Murder of Jews in the General Government", in Ulrich Herbert - dir. -, National Socialist Extermination Policies: Contemporary German Perspectives and Controversies, Berghahn Books, 1999, p. 83). C'est l'un de ces convois qui a été gazé en présence de Gerstein.

Par ailleurs, sur l'apparente bourde de Martin Gilbert, je reproduis ces quelques lignes d'Eddy Marz :

"Atlas de la Shoah, dont le titre original est Atlas of the Holocaust est d'abord paru en 1982, puis fut réédité en 1988. Bien entendu, le travail fut achevé avant la 1ère publication, et entamé 7 ans auparavant, c'est à dire aux environs de 1975. De toute façon, c'est plus un recueil de cartes (316) et une chronologie en ordre des évènements de l'Holocauste qu'une étude universitaire. Ce n'est certainement pas une chronique des transports jours par jours, mois par mois, endroit par endroit, comme le sont le Bulletin of the Jewish Historical Institute ou l'Encyclopédie des Communautés Juives/Pinkas Hakehillot, publié par Yad Vashem, en 1980 - des ouvrages 100% versés dans cette problématique spécifique - que Gilbert n'a manifestement pas pris en compte (mais là n'était pas le but de son ouvrage). Entretemps, tandis qu'il écrivait, les recherches se poursuivaient indépendamment, en Pologne, en Ukraine, en Biélorussie etc. La plupart des études sur l'Holocauste sont incomplètes ou faussées (même les plus pointues) - pour la simple raison qu'il est matériellement impossible d'inclure la 'totalité' de tous les aspects de ce drame en un seul ouvrage, et qu'il faut toujours se reporter à des sources de plus en plus pointues, particulièrement si l'on veut un détail précis sur un jour précis au coeur d'une opération secrète. Les négationnistes (à part les plus pointus au niveau de l'étude documentaire - comme Irving ou Mattogno) ne s'appuient que sur des ouvrages grand public, ou facilement trouvables. Pour étudier les sources profondes et originales, il faut des lettres d'introduction, se déplacer en Allemagne ou en Pologne... Bref.

"De plus, Martin Gilbert est revenu de ses déclarations précédentes, puisque dans son livre
The Holocaust: The Jewish Tragedy, paru en 1986 - donc 4 ans après Atlas de la Shoah, il affirme la véracité de l'épisode Gerstein (même s'il se trompe sur son grade)."


L'épisode auquel assiste Gerstein, le 17 ou le 19 août 1942, intervient dans le cadre de l'Opération Reinhard, l'extermination des Juifs de Pologne par les nazis, et qui se traduira par la mise à mort d'1.750.000 d'entre eux dans trois sites d'annihilation, à savoir Sobibor, Treblinka et Belzec. Sur ce dernier camp, voir également :

- le travail de Noémie Moullet synthétisant nos connaissances sur le camp

- les notes prises par le sous-officier allemand Wilhelm Cornides le 31 août et le 1er septembre 1942.

*** / ***

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