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Chronique de la Résistance - Alain Guérin
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Abetz (Otto) - Allemagne nazie
-

(1903-1958) Francophile, Abetz participa au début des années trente à diverses rencontres franco-allemandes. En janvier 1935, il fut chargé au sein de la Ribbentrop Dienstelle de la propagande en direction de la France: il lança le Comité France-Allemagne et mit en place un réseau de relations dans la presse française. Lors de la déclaration de guerre en 1939, il sera expulsé de France pour y revenir en août 1940 comme représentant de Ribbentrop à Paris, avec le rang d'ambassadeur.
En 1949, il sera condamné par le tribunal militaire de Paris à 20 ans de détention et remis en liberté en 1954.


Wehrmacht - Allemagne nazie
-

L'armée allemande sous le IIIe Reich. Littéralement Wehrmacht signifie "puissance (ou force) défensive". L'armée allemande prend ce nom en 1935 à la place de "Reichswehr" (voir ce terme).

Dans ce texte :

Abetz : une défense révélatrice de françois delpla le lundi 05 novembre 2007 à 12h50

***Déjà une question : pourquoi cet assassinat en catimini et en rase campagne alors que les Allemands souhaitaient donner une caractère solennel à l'exécution ?***

Cet extrait de la plaidoirie de l’avocat René Floriot au procès Abetz, en juillet 1949, donne, je pense la réponse :

Au surplus, Messieurs, qu’est-ce qu’un otage ?
C’est une personne connue, vivante, que l’on menace de fusiller si l’adversaire continue ses agissements.
On conçoit donc l’idée de prendre un otage vivant, et de le faire savoir à l’adversaire que s’il continue ses agissements, cet otage sera exécuté.
Mais on ne conçoit pas de prendre ce même homme et de l’assassiner dans le plus grand mystère, au coin d’un bois.
Résumons-nous :
Abetz a proposé au gouvernement allemand de livrer trois hommes au gouvernement français pour servir d’otages, or :
1) On n’en a livré qu’un au lieu de trois ;
2) Celui qui a été livré l’a été à l’insu d’Abetz ;
3) Cet homme qui a été livré, M. Georges Mandel, a été assassiné par des miliciens qui ont tenté de camoufler cet assassinat en accident ;
4) M. Georges Mandel n’a jamais servi d’otage, car vous reconnaîtrez avec moi que l’on ne se sert pas d’un cadavre comme otage.
M. Georges Mandel, vivant et désigné comme otage, pouvait arrêter les exécutions d’Alger.
M. Georges Mandel abattu, Alger sera inexorable.


Dans la dernière phrase, l’avocat se laisse emporter : que ce soit ou non sous l’effet des avertissements de Laval transmis le 4 juillet par l’intermédiaire de Lequerica, le colonel Magnien n’est pas exécuté et les exécutions de membres de la Phalange africaine se sont bel et bien interrompues. Or si on pense que ce message a eu un effet, le sort de Mandel, loin de l’atténuer, ne pouvait que l’amplifier : Floriot oublie soigneusement de rappeler ici le fait, que les débats pourtant ont fait ressortir, et que lui-même a invoqué un instant plus tôt pour des raisons arithmétiques (Abetz ne saurait être coupable d’un meurtre dès lors qu’il en avait réclamé trois !), que la même menace pesait sur Blum et Reynaud, sans parler de tous les internés d’Itter : leur valeur, en tant qu’otages, était augmentée, et non diminuée, par le meurtre de Mandel.

Mais évidemment Hitler se soucie comme d'une guigne du sort des collabos français en général et de Magnien, ex-supplétif de Rommel en Tunisie, en particulier. Son obsession, comme je l'ai dit dans un ou deux messages précédents, est d'empêcher Pétain et Laval de démissionner, ce qui, dans les combats de la Libération, libérerait de tout scrupule les innombrables Français légalistes et aggraverait partout les difficultés de la Wehrmacht et de ses valets locaux (lesquels risqueraient de tourner leur livrée ou du moins d'essayer). Le maintien en Allemagne et en vie de Blum et de Reynaud, prochaines victimes désignées, après le meurtre crapuleux et surtout pas solennel de Mandel, est une excellente épée de Damoclès : s'ils démissionnent ils provoquent leur mort quasi-immédiatement (et tout aussi peu solennellement) et s'ils restent en poste ils peuvent prolonger de quelques précieux jours (précieux pour l'Allemagne) leur éternelle impression de se rendre utiles à la France, de limiter les dégâts, de sauver des vies...

*** / ***

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