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Site personnel de F. Delpla, Historien 1939-45 - François Delpla
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Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis n'a rien trouvé dans :

Certes le ridicule ne tue pas... prudence tout de même ! de françois delpla le dimanche 23 septembre 2007 à 05h02

Un autre témoignage...
... est de nature à corroborer la citation du journal de Halder. Je l'ai retrouvé en confrontant l'ouvrage de Karl Klee et celui de John Lukacs, Le duel Churchill-Hitler, Robert Laffont, 1992, p. 148. Au passage, merci à mon "correspondant" allemand pour m'avoir signalé les déclarations hitlériennes reproduites dans l'ouvrage de Klee. ;-)

Le général Georg Von Sodenstern, chef d'état-major de Von Runstedt, a relaté de telles déclarations en 1954 à deux historiens, dont Karl Klee, les datant du 2 juin 1940. Comme de tels propos se retrouvent également dans la traduction russe du journal de Halder, je pense qu'il n'y a plus lieu, dorénavant, de douter de son authenticité.

Il faut toutefois reconnaître que Lukacs doute de la véracité de ces déclarations, mais prétend à tort que seul Sodenstern s'en trouve être la source, alors que le propos est confirmé par le Journal de Halder.



Elle est bien bonne celle-là !

On m'oppose une citation d’une ligne, extraite du journal de Halder. C'est une bribe isolée (mais il est sacrilège de traiter ainsi une preuve décisive brandie par Nicolas, et il le fera savoir dans les termes les plus courroucés) et, par rapport à la discussion, chronologiquement lointaine, mais de toute manière elle n’est pas décisive, car elle peut s’interpréter autrement.

Un jour je me décide à chercher dans le livre, que je n’avais pas sous la main au début de la discussion, moins d’ailleurs pour vérifier l’authenticité de la citation que pour tenter d'en préciser le sens par son contexte… et je constate que la phrase n’existe pas.

C’est alors que la violence verbale, qui avait déjà atteint une intensité certaine, redouble ! Je suis coupable :

-de ne pas avoir vérifié plus tôt (superbe : c'est à celui auquel on assène une citation de la vérifier !) ;

-mais aussi, tenez-vous bien, d'ajouter foi au journal de Halder ! Car une édition d'icelui qu omet la preuve sacrée ne peut être que fautive.

Alors que sans doute les deux ouvrages de seconde main qui sont censés avoir utilisé cette source seraient irréprochables… et qu’ils datent respectivement de 1958 (soit avant la publication de la source) et 1968 (je note en passant qu'ils ont pu se recopier l'un l'autre; hypothèse exclue par Nicolas, en vertu du rideau métallique qui séparait les auteurs, et qui vient en renfort de son argumentation : pensez donc, un consensus qui transcende la guerre froide !). Or pendant près de quarante ans personne n’a plus, que l’on sache, fait cette citation… sans doute parce que le journal de Halder dont elle était censée extraite, publié en allemand en 1962, en anglais en 1988, est devenu l’instrument de travail des spécialistes, qui ne le citent plus de seconde main.

L’imprécateur ne s’arrête pas en si bon chemin. Le message ci-dessus offre un modèle de raisonnement en boucle :

*) Karl Klee et Walter Ansel, interviewant en 1954 le général Sodenstern, ont recueilli l’information suivant laquelle Hitler avait prononcé ces mots à cette date : ce témoignage est censé établir non pas que le propos ait été tenu, mais... qu’il figure dans le journal de Halder !

*) Un historien qui nous est cher à tous deux, John Lukacs, met en doute que le propos ait été tenu ou, s’il l’a été, qu’il ait signifié autre chose qu’une justification conjoncturelle de l’arrêt devant Dunkerque… ce qui est à peu de chose près le raisonnement de la personne contre laquelle l’imprécateur se déchaîne (j'interpréte les choses un peu différemment de Lukacs, mais plus tard, ne compliquons pas).

*) Mais Lukacs a tort… puisque le propos se retrouve dans le journal de Halder !

C’est exactement l’erreur historique qu’on appelle « recouper le même par le même ».

D'autre part, il importe de remarquer que la phrase de Hitler, même en supposant que ni sa date ni sa teneur ne soient déformées par la mémoire de Sodenstern, n'a pas du tout la même portée suivant qu'elle a été prononcée en passant devant un petit nombre de généraux subalternes, ou à titre de directive devant les chefs de l'armée de terre que sont Halder et Brauchitsch. Sa présence ou non dans le journal de Halder n'est donc pas une question annexe.

C'est d'ailleurs bien pour cela, je suppose, que Nicolas affonte bravement le risque du ridicule en s'obstinant à vouloir qu'elle y soit.


Qu'il se rassure en ce qui me concerne. Je me contenterai qu'il reconnaisse les faits et n'inscrirai pas ce faux pas dans un chapelet d'erreurs pour le lui égrener pendant quinze ans à n'importe quel propos !

*** / ***

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