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De Gaulle - Paul-Marie de La Gorce
La description du sujet




Remarque :

Pour que le Glossaire trouve un sigle, il doit être écrit en majuscules

Pour qu'il trouve un mot, il doit ètre orthographié et accentué correctement

§:c (

 

le Glossaire de Francis a trouvé :


Autour - Allemagne nazie
-

Lors de l'offensive des Ardennes en décembre 1944, deux missions de commandos furent planifiées et reçurent les noms de code "opération Autour" (Stösser) et "opération Griffon" (Greif).
L'opération Autour, confiée au lieutenant-colonel von der Heydte, était destinée à faire sauter des parachutistes sur les Hautes-Fagnes avec l'objectif de prendre le contrôle des ponts et carrefours sur les routes des Ardennes.


Brossolette (Pierre) - Résistance (France)
-

Compagnon de la Libération - Biographie


Cagoule
-

Sobriquet du CSAR (Comité Secret d'Action Révolutionnaire) (voir ce terme), mouvement clandestin créé en 1934 après l'échec du putsch du 6 février 1934, par les déçus de l'Action Française.


Combat - Résistance (France)
-

L'un des premiers mouvements de résistance en Zone Sud. Fondé par Henri Frenay. Le mouvement "Combat" est issu de la fusion du MLM (Mouvement de Libération Nationale)d'Henry Frenay et Bertie Albrecht avec le Mouvement des Démocrates Chrétiens "Libertés".


Dewavrin (André) - France libre
-

Sous le pseudonyme de "Passy" ou "colonel Passy", André Dewavrin, dès le début de la guerre, met sur pied le SR (Service de Renseignements) de Forces Françaises Libres. Le SR deviendra rapidement le BCRAM (Bureau Central de Renseignements et d'Action Militaire) puis le BCRA (Bureau Central d'Action Militaire). En juin 1943, le colonel Passy prend la direction technique de la DGSS (Direction Générale des Services Spéciaux), résultat de la fusion du BCRA avec les Services Spéciaux du général Giraud. En février 1944, le colonel Passy rejoint le général Koenig et devient son chef d'Etat-major.
Compagnon de la Libération - Biographie


France Libre - France libre
-

Mouvement politique et militaire, créé en juin 1940 par le Général Charles de Gaulle. Déniant toute légitimité au Maréchal Pétain, elle s'opposera militairement à ses forces pour obtenir le ralliement partiel de "l'Empire". En 41 et 42 elle fut la seule force militaire française présente sur les champs de bataille aux cotés des Britanniques . Ensuite son autorité fut acceptée par les mouvements de résistance intérieurs puis, par les autres forces françaises présentes à l'extérieur du territoire. En 1944 la France Libre rétablira la république tout en participant à la victoire contre les nazis.


Gaulle (Charles de) - CDG - France libre
-

A hissé le grade de Connétable bien au dessus de celui de Maréchal, fut il de France.
Le site officiel


Hessel (Stephane) - Résistance (France)
-

Chef de la section R (Renseignements) du BCRA (Bureau Central de Renseignements et d'Action).


Moulin (Jean) - Résistance (France)
-

(Bézier 1899 - en déportation 1943)
Préfet à Chartres, il fut mis en disponibilité en juin 1940 par le gouvernement de Vichy.
À Marseille, il rencontra Henri Frenay et rejoignit Londres. Parachuté en zone sud en 1942, il fut chargé par le général de Gaulle de rassembler la Résistance française et constitua l'Armée secrète. Délégué général au Comité national français de Londres, il créa une administration de la Résistance et organisa les services communs à tous les mouvements et réseaux. Fondateur et premier président du Conseil national de la Résistance, qu'il réunit pour la première fois le 27 mai 1943 à Paris, il fut livré par trahison à Caluire, le 21 juin 1943. Torturé, il mourut au cours de son transfert en Allemagne le 8 juillet 1943.
[Source : Dictionnaire des personnages in La France en guerre, du Front populaire à la victoire 1943 - 1945 (Histoire de France illustrée), (s. dir. Ph. Masson), Paris : Larousse-Sélection du Reader's Digest, 1988]
Compagnon de la Libération


Passy (Colonel) - France libre
-

Pseudonyme d'André Dewavrin. Dès le début de la guerre, le colonel Passy met sur pied le SR (Service de Renseignements) de Forces Françaises Libres. Le SR deviendra rapidement le BCRAM (Bureau Central de Renseignements et d'Action Militaire) puis le BCRA (Bureau Central d'Action Militaire). En juin 1943, le colonel Passy prend la direction technique de la DGSS (Direction Générale des Services Spéciaux), résultat de la fusion du BCRA avec les Services Spéciaux du général Giraud. En février 1944, le colonel Passy rejoint le général Koenig et devient son chef d'Etat-major.
Compagnon de la Libération - Biographie


Résistance
-

Henri Michel dans un de ses livres, - Les idées politiques et sociales de la Résistance, PUF, 1954, p.3 - fait une description très vivante, parlant de la Résistance française.

"Le mot Résistance est apparu pour la première fois dans le discours que le général de Gaulle a prononcé à la radio britannique, le 22 juin 1940; il sera repris ensuite par un des premiers journaux clandestins de la France occupée, puis servira de nom à plusieurs mouvements. Il finit par designer tous ceux qui refusaient d'accepter l'armistice et de croire la défaite définitive, et qui luttaient, chacun dans sa sphère et selon ses moyens, pour être délivrés de l'occupation allemande."
(publié par Laurent Boussaton)


Vallon (Louis) - Résistance (France)
-

Chef de la section NM (Non Militaire) du BCRA (Bureau Central de Renseignements et d'Action).

Dans ce texte :

De gaulle, son entourage et l'extrème droite de Laurent Laloup le lundi 22 janvier 2007 à 22h26

Bonsoir,

Un extrait du livre de de la Gorce:
C'est passage qui m'a particulièremnt interessé, j'espère qu'il en sera de même pour vous :


« De Gaulle pouvait-il être soupçonné de visées dictatoriales et de sympathies pour l'extrême droite, si l'on en jugeait par son entourage? On pouvait savoir, en tout cas, quand on était à Londres, qu'il n'avait pas attendu les chefs de file de la droite – bien que certains fussent déjà résolus à combattre l'ennemi Vichy, comme Louis Marin, par exemple, - mais des hommes politiques marqués davantage à gauche ou déjà engagés dans la lutte contre les États fascistes : Herriot et Jeanneney, Mandel et Reynaud. Personne n'était venu. Mais les premiers ralliés de la France libre témoignaient, pour le moins, de la plus grande diversité d'opinions. Certains, naturellement , n'avaient jamais eu à prendre position, comme la plupart des jeunes officiers et fonctionnaires, plutôt conservateurs ou modérés mais complètement absorbés alors par leur engagement sans retour dans le combat contre l'ennemi et Vichy. Le capitaine Dewavrin, futur « colonel Passy », qui devait être l'objet des attaques les plus impitoyables de la part des antigaullistes de Londres, n'avait jamais eu d'engagement politique et devait affirmer, plus tard, qu'il avait « pris parti pour la république espagnole et contre Munich » : jamais on n'a pu fournir le moindre argument justifiant les rumeurs qui le rattachaient à la Cagoule non plus qu'à toute autre organisation clandestine d'extrême droite, et ceux qui le connaissaient ne pouvaient tout simplement pas y croire. Parmi les agents qu'il envoya en France, il en est deux qui en avaient fait partie : le capitaine Fourcaud et le lieutenant Duclos – celui-ci le reconnaissant d'ailleurs plus franchement que celui-là. Mais c'est un fait qu'ils ne se virent confier aucune mission politique mais seulement des tâches de renseignements militaire, Fourcaud, toutefois, recherchant volontiers, lors de sa première mission en France, des contactes avec les milieux politiques d'avant-guerre, mais justement, comme on le verra, plutôt à gauche qu'à droite. Passy comptait parmi ses plus proches collaborateurs, le socialiste Pierre-Bloch, le socialiste Louis vallon, Stéphane Hessel, que ses sympathies situaient plutôt à gauche. Ses principaux interlocuteurs, durant toute l'histoire de la France libre , furent le socialiste André Philip, le socialiste Pierre Brossolette, l'ancien chef de cabinet de Pierre Cot, Jean moulin et tous l'apprécièrent, Brossolette devenant même son ami. On comptait, certes, auprès du chef de la France libre des hommes politiquement inclassables, comme l'ont toujours été d'innombrable Français : Claude Serreulles, lecteur, avant la guerre, de l'hebdomadaire « La Flèche », journal très lu dans la gauche intellectuelle, le diplomate François Coulet, délibérément non conformiste, le gentilhomme campagnard et fervent chasseur Hettier de Boislambert, sûrement très éloigné de la gauche, mais personnalité plus originale que conservatrice. A côté d'eux, René Cassin était l'archétype d'un homme de gauche. Maurice Déjean avait été chef de cabinet de Daladier. Pierre-Olivier Lapie était un député d'un groupe très proche du parti socialiste et ikl fut aussitôt désigné comme directeur des affaires politiques de la France libre. Georges Boris avait dirigé le cabinet de Léon Blum. Maurice Schumann était réputé pour être l'un des journalistes les plus antifascistes de l'avant-guerre . L'amiral Muselier, que l'on qualifiait, à tort, de « marin rouge » était, en tout cas, détesté des milieux les plus traditionalistes et conservateurs de la marine. Jules Hackin était syndicalistes et Henri Hauck de sensibilité socialiste. Jacques Soustelle avait été secrétaire général de la ligue des intellectuels antifascistes. Le général Petit, que de Gaulle a nommé chef de son état-major particulier, sera, comme sénateur, apparenté au groupe communiste.

Force est de conclure que de Gaulle avait autour de lui, dans son entourage, parmi ses compagnons et surtout parmi ceux auxquels il confia les tâches les plus importantes et les plus significatives, des hommes de sensibilité variées mais dont l'indiscutable majorité se situait à gauche. Rien, à cet égard, ne justifiait l'hostilité presque obsessionnelle du milieu antigaulliste de Londres . On doit en déduire que, les hommes les plus influents et les plus actifs s'inspiraient, par instinct plutôt que par expérience, de préjugés très fort qui , chez eux, renvoyaient à une certaine tradition politique, à certains ressorts psychologiques. De Gaulle était un général, un militaire qui, conformément à la loi et à l'usage, n'aurait pas dû « faire de politique » et n'avait, en aucun cas, aucun titre à exprimer le choix politique fondamental de la résistance à l'ennemi et à Vichy. Il portait un nom à particule : cela suffisait , dans ce milieu, pour le rendre suspect, et le situer dans les cercles habituellement peu favorables à la République. Si, de plus, on, avait entendu dire que ce général, apparemment d'origine noble et certainement catholique, pratiquait la religion, c'était assez pour le juger. Tout ce qui aurait pu contribuer à la connaître, tout ce ce qui révélait son état d'esprit, ses choix, l'origine de son engagement de 1940, ses penchants intellectuels, fut écarté, ignoré ou occulté.
Rien, à partir de là, ne pouvait changer le comportement du milieu antigaulliste de Londres. Mais rien, non plus, ne put empêcher qu'il eût quelques influence au moment où, en Angleterre, on, s'irritait de la rigoureuse indépendance et de l'intransigeance calculée dont de Gaulle faisait preuve et, plus encore, quand la politique américaine, déployant toute sa puissance, chercha à l'évincer ou à le tenir à l'écart, »


Cordialement
Laurent

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