le Glossaire de Francis a trouvé : Combat - Résistance (France) |
- | L'un des premiers mouvements de résistance en Zone Sud. Fondé par Henri Frenay. Le mouvement "Combat" est issu de la fusion du MLM (Mouvement de Libération Nationale)d'Henry Frenay et Bertie Albrecht avec le Mouvement des Démocrates Chrétiens "Libertés".
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- | Dans le cadre de l'organisation de la Résistance, la lettre R suivie de 1 à 6 indiquait une région de la zone Sud (zone non occupée jusqu'en 1942).
R1 : Région Rhône-Alpes (centre Lyon).
R2 : Région Provence-Côte d'Azur (centre Marseille).
R3 : Région Languedoc-Roussillon (centre Montpellier).
R4 : Région du Sud-Ouest (centre Toulouse).
R5 : Région de Limoges (centre Brives puis Limoges).
R6 : Région de l'Auvergne (centre Clermont-Ferrand).
En zone Nord occupée, les régions étaient définies par les simples lettres : P - A - B - C - D - M
(voir "zone")
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Dans ce texte : Quand l'Army engage les spécialistes d'Hollywwod... de René CLAUDE le dimanche 27 mars 2005 à 16h57
Bonjour,
A propos de l'impact du film de Spielberg, Il faut sauver le soldat Ryan, J.-M. Valantin note qu'au milieu des années 90, dans la période qui suit la première guerre du Golfe, l'Army semble alors engagée dans un processus de déni des réalités de la guerre et du combat, déni qui fait le jeu de l'Air Force dans son opération d'autopromotion. Or, en refusant ces réalités, l'Army refuse aussi l'héroïsme sacrificiel qui lui est propre, et qui a été mis en avant par "Glory"en 1990.
"Il faut sauver le combat au sol"
C'est le cinéma qui va aider l'Army à sortir de cette impasse, le film de Steven Spielberg, "Il faut sauver le soldat Ryan" (1998), avec Tom Hanks et Matt Damon, faisant office de révélation.(...) Ce film provoque un formidable choc collectif aux Etats-Unis ! Les premiers symptômes en sont une centaine de cas d'évanouissements et de crises nerveuses de vétérans dans les salles américaines à la projection du film. Le Pentagone doit ouvrir dans l'urgence un numéro d'appel et un service de soutien psychologique pour répondre à des milliers d'appels d'hommes dont la souffrance et la détresse, réveillées par le film, n'ont jamais pu être dites après leur retour aux Etats-Unis.(...) Ces phénomènes collectifs sont déclenchés par la mise en scène de séquences de combat. Le débarquement en Normandie est une scène stupéfiante, filmée caméra à l'épaule en suivant l'avancée des troupes américaines prises dans le "hachoir" des défenses allemandes. Les combats sont montrés avec une crudité inégalée depuis Sam Peckinpah, tout en provoquant une angoisse, un sentiment d'urgence et de claustrophobie étouffants.(...)
Ce niveau de réalisme unique provoque une prise de conscience au sein des états-majors : les militaires découvrent que les studios hollywoodiens ont mis au point des techniques de simulation supérieures aux leurs. Il s'ensuit la multiplication de contacts approfondis entre les studios, l'Army et la Navy au cours des années 1998 et 1999.
Les studios s'engagent alors à mettre au point des techniques d'entraînement et de simulation qui ont pour vocation d'être d'abord étudiées et utilisées par les militaires, avant d'être rendues aux studios qui peuvent les employer pour réaliser des films. Ces accords reposent sur des contrats s'élevant à plusieurs millions de dollars.
(p.117-120)
Jamais les liens entre le Pentagone et les Majors ne furent aussi étroits qu'à cette période très récente et jamais les artifices et la réalité du combat ne furent si intimement mêlées que dans ses programmes. Au point qu'en 2002, comme le rapporte l'auteur de l'essai, un officier du corps de marines déclara que les simulations mises au point par Hollywood permettaient aux soldats d'apprendre plus facilement à tuer en s'imaginant être dans un film..
Bien cordialement,
RC *** / *** |