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Opération Lucy

Le réseau d'espionnage le plus secret de la Seconde Guerre mondiale

Anthony Read & David Fischer

Ce livre décrit le montage en Suisse des réseaux destinés à fournir le maximum d'informations d'Ultra (décodage de la machine enigma utilisée par les Allemands) aux Soviétiques.
Jamais entre Alliés normaux un tel dispositif eut été nécessaire, mais Staline n'était pas un Allié "normal", toute information provenant de Londres était suspecte, il a donc fallu faire en sorte que Staline croie que les informations qu'il recevait provenaient uniquement d'agents des services soviétiques. J'ai lu deux ou trois livres à ce sujet mais sans mention de Ultra.
L'impact de ces renseignements pour l'Union soviétique a été
gigantesque, parfois négatifs: Staline n'écoutait que le Centre et plus ses généraux, mais souvent positifs à l'exemple de la plus grande bataille de tous les temps: Koursk.
L'imbrication des SR suisses devrait montrer une fois pour toute de quel côté était l'armée suisse.

Prologue

L'ambassadeur d'Union soviétique refusait de croire ce qu'on lui disait. Assis dans le bureau du ministre des Affaires étrangères, ce 12 juin 1941, en face d'Anthony Eden et de Victor Cavendish-Bentinck, chef du Comité interarmées des services de renseignement, il ne pouvait qu'adopter le point de vue de Staline : ces retors d'Anglais essayaient de détourner le feu loin d'eux-mêmes en provoquant des difficultés entre la Russie et son étrange alliée, l'Allemagne nazie.
« Vous voyez, avait dit Staline au maréchal Zhukov à Moscou, comme ils essaient de nous alarmer en se servant des Allemands, mais aussi d'épouvanter les Allemands avec le spectre de l'Union soviétique, et de nous exciter ainsi l'un contre l'autre ? » Pour Staline, il était impensable que l'Allemagne essaye de faire la guerre sur deux fronts à la fois. Il était absolument convaincu que la Russie ne serait pas attaquée avant que l'Angleterre n'ait été vaincue; or, à Moscou, ce que disait Staline était forcément vrai.
Aussi ce fut en vain que Cavendish-Bentinck insista auprès de Ivan Maisky, pendant vingt minutes d'affilée, pour le convaincre que l'information était absolument sûre et venait de la source la plus haut placée : les Allemands étaient sur le point d'envahir l'Union soviétique; Hitler avait déjà donné des ordres pour déclencher l'opération Barbarossa. Il y avait, dit Cavendish-Bentinck, deux dates possibles pour l'invasion - mais, s'il devait parier, il miserait sur le 22 juin.
Maisky écouta avec courtoisie mais resta incrédule. Les Anglais, et autres sources diverses sans doute inspirées par eux, prédisaient une attaque allemande à cette date depuis le mois d'avril. Certes, il y avait eu des mouvements de troupes en Allemagne et en Pologne, mais ils avaient été expliqués de manière satisfaisante par Hitler ; l'Est de la Pologne offrait à ses armées un excellent terrain de manoeuvres, hors de portée de la RAF.
Lorsque Churchill fut informé de l'incrédulité de Staline, il donna des instructions pour que se poursuivent les efforts en vue de le convaincre de la vérité, sans dévoiler sa source ultra-secrète. Dans l'après-midi du 21 juin, Sir Stafford Cripps, l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Moscou, essayait encore de persuader les Russes qu'ils allaient être envahis le lendemain. Mais cela ne servit à rien. Churchill écrivit lui-même plus tard : « Rien de ce qu'aucun d'entre nous put faire ne parvint à ébranler les préjugés aveugles et les idées bien arrêtées que Staline avait dressés entre lui-même et la terrible vérité. » Le dictateur russe était allé jusqu'à ordonner que soient punis ceux qui prédisaient l'attaque allemande! Un certain agent, qui avait réussi à passer la frontière pour apporter la terrible nouvelle, fut purement et simplement fusillé.
Churchill savait qu'il devait trouver d'autres moyens de transmettre les informations que l'Angleterre continuait à obtenir sur la guerre à l'Est. Il fallait que la Russie sache, il fallait qu'elle soit aidée pour se défendre contre la menace nazie. Il convoqua Stewart Menzies, qui était devenu chef du Service secret britannique de renseignement en 1939. Menzies écouta le Premier ministre lui donner son point de vue : les renseignements provenant de la source la plus secrète de Grande-Bretagne devaient à tout prix être transmis à Moscou, par une méthode qui cacherait et protégerait la source mais convaincrait cependant de leur parfaite authenticité un Staline toujours incrédule.
Menzies étudia le problème avec soin. Plusieurs solutions étaient possibles, mais il décida que la meilleure se trouvait en Europe dans un pays neutre, la Suisse, et appela le chef adjoint du Service secret, Claude Dansey, qui avait toujours considéré la Suisse comme son domaine réservé. Et il se trouva que Dansey avait l'instrument parfait à offrir.

 

Editeur : Fayard
Date edition : 1980
ISBN ou ref : -
Support : livre
Genre : étude historique
Période concernée : de 1939 à 1945
Région concernée : Europe

Proposé par Christian Favre le samedi 23 janvier 2010 à 17h21

Dernière contribution le jeudi 15 janvier 2015 à 19h47

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