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LE FRONT OUBLIÉ DES ALPES-MARITIMES

15 août 1944 - 2 mai 1945

Pierre-Emmanuel KLINGBEIL

Présentation du site : www.nicerendezvous.com/

"Au lendemain de la commémoration du 60e anniversaire de la victoire sur le nazisme, nous devons rester fidèles au souvenir de nos pères qui surent faire le choix de la résistance, des armes et de l’honneur, souvent au sacrifice de leur vie. Nous leur devons aussi de ne rien laisser dans l’ombre et de rappeler certains événements, sinon oubliés, quelque peu passés aux oubliettes de l’étude historique. Après le débarquement allié du 15 août 1944 au Dramont, dans le Var, la majeure partie du département des Alpes Maritimes fut libérée le 6 septembre, mais la haute vallée de la Roya et le massif de l'Authion restèrent occupés par les Allemands qui remirent en état les fortifications. Aujourd’hui milieu naturel protégé, au cœur du Parc National du Mercantour, l'Authion, avec sa masse imposante, évoque la paix et la sérénité. Un circuit très agréable permet d'en faire la visite lorsque venant du littoral on s’engage dans le haut pays de Nice. Pourtant il y a soixante ans, le 10 avril 1945 quelques semaines avant la capitulation allemande, débuta l'opération "Canard"au cours de laquelle après de terribles combats, le 12 avril, les Français enlevèrent l'Authion aux Allemands enfermés dans les ouvrages fortifiés de La Forca, Mille- Fourches, Plan- Caval, La Béole. Au prix fort, 274 tués et 644 mutilés ou blessés. Le mausolée, érigé à l'Escarène, accueille les corps de 86 Légionnaires étrangers non réclamés par leurs familles. Pourquoi ce fait de guerre ? Quelle fut l’importance de ce front oublié ? Pierre-Emmanuel KLINGBEIL, Docteur en histoire, s’interroge sur l’historiographie de « l’histoire militaire » dans le cadre du front oublié des Alpes-Maritimes à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Paru aux éditions Serre.
S’il existe un front qui resta, selon A. Martel, dans les « marges de l’épopée », il semblerait bien que le front des Alpes, du mois d’août 1944 au mois d’avril 1945 fût l’un d’eux. Il est vrai que durant ces neuf mois, les campagnes des Vosges, d’Alsace et des Alpes ne furent pas au centre des préoccupations immédiates des Français, plus portés vers les dures réalités de la vie quotidienne. Le 25 janvier 1945, au cours d’une conférence de presse du général de Gaulle, un journaliste lui posa la question suivante : « Il y a en France ce que l’on appelle le front oublié ? » Auquel celui-ci répondit : « Le front de l’Atlantique ? Il n’est pas oublié ! Nous y pensons beaucoup ! Il y a là un front qui est tenu contre 75 000 Allemands presque exclusivement par des forces françaises, Non, ils ne sont pas oubliés ! » En réalité, le questionnement du général de Gaulle était légitime. En effet, le même jour, dans le plus grand secret, de Gaulle décidait de mener une action offensive au printemps 1945 sur un front décidément bien oublié des contemporains, le front des Alpes. Cette période a donc suscité de nombreuses interrogations qui n’ont pas trouvé toutes les réponses voulues. Un des intérêts de cette étude est de réunir pour la première fois dans un cadre géographique limité et non encore étudié, une analyse globale, politique, géostratégique et militaire d’un front présenté comme « secondaire. » Le front des Alpes était divisé en trois secteurs au début de la période : un secteur Nord de la frontière suisse au Galibier, un secteur Centre du sud de ce point jusqu’au col de Larche, le dernier secteur englobant le département des Alpes-Maritimes correspondant au secteur Sud, du col de Larche à la Méditerranée en longeant la frontière franco-italienne. Ce secteur correspondait aux limites de l’ancien Comté de Nice, annexé par la France en 1860 et qui devint alors un nouveau département français portant le nom des Alpes-Maritimes. Dans ce dernier secteur, et avant même sa création, se dégagea au niveau de la réflexion stratégique des différents commandements amenés à opérer sur ce front, et ceci dès le XVIIe siècle, une uniformité de la pensée stratégique pour partager cette région en trois secteurs. Trois ensembles dont, certes, le nom fut modifié au cours des différentes périodes et qui subirent de très légères variations, mais restèrent finalement uniformes en raison des contraintes du relief. Le premier ensemble, appelé secteur Nord, partait du sud du col de Larche à la région de l’Authion. Plus au sud, le secteur Centre, appelé aussi, en 1940, secteur de Sospel, partait du sud de l’Authion pour rejoindre le village de Castillon. Un dernier ensemble, le secteur Sud, partait de Castillon pour rejoindre la Méditerranée à Menton à la frontière franco-italienne, appelée zone littorale ou côtière, dite aussi secteur des Corniches en 1940. En tenant compte de ces données, dont la plupart sont intemporelles, on constate que dans la réflexion stratégique, le front des Alpes-Maritimes au cours de la période allant du débarquement de Provence le 15 août 1944, au 2 mai 1945, date de la capitulation de l’armée allemande en Italie, peut s’analyser en trois périodes qui suivent le rythme des saisons dans le cadre d’une guerre en montagne. Première période, du 15 août au 28 octobre 1944, traite du problème de la perception de l’enjeu géostratégique dans les Alpes-Maritimes après le débarquement de Provence, en particulier de ses conséquences à la Libération. La seconde, du 29 octobre 1944 au 28 février 1945, s’intéresse aux problèmes engendrés par les particularités de la guerre en hiver, notamment de ses contraintes dans le cadre d’un combat en montagne. La dernière, allant du 1er mars au 2 mai 1945, traite des problèmes de l’offensive française dans les Alpes-Maritimes et notamment de ses conséquences militaires et diplomatiques. Le département des Alpes-Maritimes, par son aspect géographique limité et non étudié, se présente ainsi comme un terrain idéal à une analyse d’un front secondaire de la Seconde Guerre mondiale dans tous ses aspects, géostratégique, géopolitique et opérationnel. Seule la combinaison de ces différents domaines d’études permet d’apporter les dernières clés de l’analyse. Pierre-Emmanuel KLINGBEIL, Docteur en histoire. Dans le prolongement de précédentes recherches sur les armées antiques et plus particulièrement sur l’armée carthaginoise, l’auteur s’interroge sur l’historiographie de « l’histoire militaire » dans le cadre du front oublié des Alpes-Maritimes à la fin de la Seconde Guerre mondiale. LE FRONT OUBLIÉ DES ALPES-MARITIMES 15 août 1944 - 2 mai 1945 42,00 € KLINGBEIL Pierre-Emmanuel Collection : Histoire Sujet : 2e guerre mondiale ISBN 2-86410-422-9 Parution : 07-04-2005 Un volume broché de 536 pages, au format 16 x 24 cm. Illustrations noir et blanc. Couverture pelliculée en couleurs. Bibliographie.
"

Bonne lecture
Laurent

 

La page de l'éditeur

 

Editeur : Edition Serre
Date edition : 07-04-2005
ISBN ou ref : 9782864104223
Support : livre
Genre : étude historique
Période concernée : de 1939 à 1945
Région concernée : Ouest Europe

Proposé par Laurent Laloup le dimanche 17 mai 2009 à 11h43

Dernière contribution le jeudi 17 juin 2010 à 09h11

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