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Edition du 26 novembre 2013 à 07h49

Voici qui est SORGE l'espion du siècle / Hans Helmut Kirst

 

Une des analyses historique de Christian Favre le mardi 26 novembre 2013 à 07h47

C'est celle du chapitre V


Avec ce déplacement progressif des frontières disparaît aussi l'échelle des valeurs de la morale internationale. Un traité n'est plus que ruse de guerre, la parole donnée qu'accessoire de théâtre.
Un certain Klaus Fuchs prête serment, appose sa signataire au bas d'un engagement solennel à la discrétion - et espionne pour le compte des Soviets, avant même que l'encre ne soit sèche. Par comparaison, Sorge est vraiment un homme d'honneur : il n'a jamais caché, à qui voulait l'entendre, sa haine à l'égard des nazis.
Ton compagnon d'armes, ton voisin de rang pouvait fort bien, à la halte, signaler à l'ennemi le but de l'étape. Il a été, dans l'Histoire, des époques où, tout en parlant la même langue, deux individus pouvaient appartenir à des patries différentes.
Schulze-Boysen, le pivot de la « Rote Kapelle », avait son bureau au ministère de l'Aviation du Reich. Sa femme, ancien officier du Service du Travail, censurait les films auprès de Goebbels, au ministère de la Propagande. Et tous deux renseignaient Moscou.
Harnack, autre personnage important du groupe, était sous-directeur au ministère de l'Economie Nationale ; sa femme était lectrice à l'école des Sciences Politiques de Berlin. Grete Kuckhoff avait été chargée par le N.S.D.A.P. de traduire Mein Kampf en anglais. La comtesse Erika Brockdorf fréquentait assidûment le ministère du Travail. La danseuse Oda Schottmüller se complaisait dans la compagnie des soldats du front, et abritait chez elle un appareil émetteur. Quant au lieutenant Gehzrts, il dirigeait au ministère de l'Aviation les opérations secrètes.
Tous haïssaient l'Allemagne hitlérienne. La nuit, ils collaient aux murs des affiches imprimées sur des presses à main, transmettaient des renseignements, secouraient des réfugiés politiques, collaboraient de toutes leurs forces avec les Soviets. Les groupes totalitaires s'opposaient, déchiraient notre pauvre peuple.
Plus encore : le chef, cerveau génial de notre service de contre-espionnage, l'amiral Canaris, jouait lui-même un double jeu qui lui a coûté sa tête. Le chef de notre service secret, le général des S.S. Schellenberg, a pu prouver, plus tard, qu'il avait tout fait pour hâter la fin de la guerre.
Ici apparaît en pleine lumière l'erreur historique du national-socialisme : il a détruit la liberté individuelle ; il a fait de tout un peuple, un troupeau, une masse amorphe, orientée dans une direction unique. De cette longue colonne, quelques esprits hardis se sont séparés, pour divers motifs. Les suites ont été, pour tous, déshonorantes.
Mais un Richard Sorge n'a pas participé à cette ruée à l'abîme. Il l'avait prévue à temps.

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